“ Er + 17 2” 7 ANNEE) # PATES Tr "IE TS "ve : TI FRe sep + ra 7 + + per ot! 2 We tr à 4 he + 2 mme er Damme établissement futur, iise procura -Jes trimestres de mettre ces épar- A , AE rce? | be CS « Lire eo Lu LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. |. Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils, | _ Æ J. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. VOL. 5. NO. 16 46 (UIRLANDE DE HOUBLON + TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 31 AOÛT 1905. —LA— DERSRSRSASANSIA EE EH ASSIS FX) EEE ÿ FE À 6} EPISODE CARS RIRE RIEIE RIRE RIRIRERRIÉSESREES A) —J'aila parfaite conviction que tu as su gouverner tou ménage avec intelligence, et que tu n'as é- pargné ni peines : ni soins pour le tenir e /bon ordre. Cependant je voudrais bien savoir comment tu as su t'y prendre avec des ressour- ces aussi faibles pour nourrir neuf enfants et faire face aux dépenses | d'un ménage si considérable. Je ne puis le concevoir. Raconte moi chère amie, raconte-moi ton secret dans les moindres détailes ”’ Thérèse répondit : ‘’Tout dé- pend de nos premières habitudes : l'amour de l’ordre et de l’économie contracté pendant la première jeu- messe se conserve ordinaire- ment jusqu'au déclin de la vie. Même avant notre mariage, mou mari et moi nous étions Très écon- ines, Hermann n'était alors que sous-maître, et dans l'intervalle des classes il donnait es leçons par ticulières eu ville : ses talents et son activité lui firent gagner beau- coup d'argent, et comme il n'était ni buveur ni joueur, qu'il n’aimait les dissipations d'aucune espèce, il se vit bientôt dans une certaine ai- sance, Songeant d'avance à son peu à peu, et quand l’occasion se présenta, des meubles, des livres, des tableaux etle piano. Tout ce que nous possédons de plus beau actuellement était à lui avant notre mariage. Maintenant il ne pour- rait acheter ni livres, ni tableaux, ni instrument de musique. Moi de môn côté, ‘étant encore fille, je fis aussi des épargnes. Au lieu de suivre les wiodes et de dissiper mon argent en dentelles, rubans, fichus et autres semblables frivolités, j'a- chetai yeu à peu du linge, des ma- telas, des ustensiles de cuisine, tou- tes choses qui nous ont été depuis très utiles. Au commencement de notre union, avant que notre famil- le devint si nombreuse, nous avions constamment trouvé moÿen de faire quelques éconnomies, et nou: avions soin tous les mois où tous gnes de côté. Ce denier de réser- ve nous aété par la suite d'un très grand secours. C'était agir prudemment d’a- voir tâché de garder toujours une poire pour :a soif ; mais je ne puis encore comprendre comment. avec si peu de ressources et tant de dé- penses, tu as pu atteindre ce but. J'ai bien entendu dire, en général, que le secret d’une bonne ménagée- re consiste À savoir augmenier les récettes et diminuer les dépenses. Mais, daus ta position particuliè- nt cela t’était-il possible ? re, comme ; explique-moti Voyons, chère amie, Wien comment tu as fait pour aug- ménter tes recetes. | /ZMon mari et moi, nous nous sommes constamment attachés à accroître 108 ressources et à les é- tendre par tous les moyens qu au- torise la probité. A la vérité, la partie de notre traitement qu’on nous donuait en argent, en bois et en blé, devait uaturellement rester gellequ'elle était, st n'ÉtAIE point gusceptible d'augmentation, Mais v" : les différents terrains que la commu- | plus, il copie de la musique, et il ne alloue à l’instituteur pouvaient {sait tracer ses notes avec une telle être améliorés ; mon mari s’y ap- |netteté, qu’on dirait qu’elles sont lpliqua et sut entirer un parti avan- | gravées: mon oncle le chantre lui tageux Ce jardin-ci était un ga- pre temps de gros cahiers de zon sec et aride, et la place située | musique à copier,et lui procure devant notre maison d'école était |aigsi un gain houorable. Quand on une espèce de marais un véritable a du talent et de la bonne volonté, cloaque. ‘on trouve toujours quelque cho:e ‘“I1 existe sur la colline là-haut | à faite. une source dont les eaux traversent! ‘‘ De mon côté, je tâchais Ce le village, et qui autrefois s’arrê- | cortribuer autant que je pouvais à taient devant notre maison, faute |l’aisance de notre ménage. D'abord d'écoulement : de là ce marais iu-{je tire un bon parti 4e mon parterre fect. Hermann pratiqua des rigoles|dont je cultive soigneusement ls qui font couler les eaux dans notre | fleurs. jardin, qu’elles arrosent aujourd'-| ‘‘ Aux noces il faut une couron- hui, et qui nous procurent une|ne de fleurs d'oranger à la mariée, riche verdnre et une végétation | les convives portent des bouquets à féconde. A force de travail, Il}leur boutonnière; aux enterrements transforma ce marais insalubre en|on place jolie prairie garnie de buissons, de fleurs et d'arbres fruitiers. Par ce moyen nous sommes en état de nou- rir deux vaches nous fournissent du lait et du beurreen abondance, tan- ‘acheter tort ce'a chez moi. J'avais dis cue le prédécesseur de mou | une nombreuse basse-cour de poulet: mari avait à peine de quoi. nourrir | et de dindons; j'y ajoutai un pigeou- | une seule vache. | nier, et tle voisinage de l'eau me ‘La partie du jardin ue nous! permet an printemps d'élever des avons cultivée en légumes nous ea | oies et des canards, que mes petites | fournit au delà de notre consom:- : filles gardent touten tricotant. Eu: mation ; quant au superflu, nous outre, les parents de mes écoliers l'envoyous au marché de la ville! m'apportaient tant d'ouvrage, que | voisine, où l’on s’arrache surtout | bien souvent je cousais,1brodais ou | nos asperges et nos choux-fleurs, |tricotais dès la pointe du jour et qui sont d'excellente qualité et | bien avant dans la nuit. À mesure] d'une beauté peu, commiune. Celque mes enfauts grandissaient, je qui nous rapporte le plus, ce sonc|leur donnais des occupations prô- les arbres fruitiers que mon mari a | portionnées à lenr âge. plantés et greffés il y akquinze ans.! ‘*‘ J'enseignais à mes filler le lin Pour une maison où il y a beau- | à coudre, à tricoter, à faire la cuisi- coup d'enfants, un jardin garni | ne, à soigner la lessive, et eufin tous d'arbres fruitiers est un véritable | les euvrges qui sont du ressort d'une! bienfait ; nos enfants y trouvent maitresse ie maison, tandis que les pour leur goûter une nourriture | garçons travaillaient au jardin, bê- saine et toute préparée ; il nous en lchaient, sarclaient, arrachaient les une couroune de rosse! biauches sur le cercueil des jeunes | filles, et des immortelles sur les tom- | deaux; les habitants du village et! des hameaux circonvoisins viennent | ; | ROVIM arque de commerce Un tonique excellent Refait le Systeme Fortifie les Muscles Donne une Vis Nouvelle En vente chez tous les marchands de édecines 2 FOR... Diarrhoea, Dysentery, Stomach Cramps and all Summer Complaints | | ! | Don't experiment with new and untried rer’cdies, but procure that whieh h#: stood the test of time, r. Fowic:'s has stood the test for 60 years, and has never failed to give satis- It is rapid, reliable and effectual in its action and does not leave the bowels faction. REFUSE ALL SUBSTITUTES, THEY'RE DANGEROUS. constipated. Mrs. Bronson Lusk, Aylmer, Que., writes: “1 have used Dr. Fowier's Extract of W'iid Strawberry for Diarrhæa for several years past and 1 find it is the only medicise which brings relief ir :0 short a üme.” reste une grande quantité, quel|mauvaises herbes, arro-aicnt les! uous vendons. Tenez, ma chère | fleurs et les Jlegumi-<, cte ; Île 0 | mainte année, à lui seul, plus de | ou bieu ilss’occupaient à écosser les dix écus. Notre pépinière aussi ! fèves, à choisir les plumes, à en sé- nous en a déjà rapporté quelque- | parer le divet, etc. Enfin tous con- uns. Les abeilles là-bas, qui trou-|tribuaient par leur travail, selon, vent une abondante nourriture | leurs forces, à subvenir aux besoins | dans ce jardin et sur les buissons | de la maison. | d’alentour, nous fourrnissent de la cire et du miel en si grande quan- tité, que nous entirons un bon « ‘{ Permettez-moi à ce sujet de vous citer encore un trait : l’année dernière, je remarquai sur les buis- Léonore, le pommier sous lequ2l:à la veiliée, ils faisaient des paniers | à | uous sommes assises, et qui porte | pour contenir les fleurs et les légume | x des fruits délicieux, nous a valu | destinés à être envoyés au marché, | profit. Mon mari, ayant remarqué un jour quelques plants de houblon çut l’idée de cultiver cette plante et de transformer en houblonnière la co!line attenante au jardin, qui au- tre-fois n’était vconverte que de ronces. Cet essai lui réussit par- faitement, et la récolte de houblon nous vaut aussi chaque année une jolie somme d'argent. ‘Ainsi notre jardin contribue grandement à l'entretien du mênage | Mais il faut de l'activité, de l'in- tclligence et des soins continuels; sans cela toute prospérité, devient impossible. Aussi mon mari se don- pe-t-il toutes les peine du monde pour augmenter ses ressourres. Il s2 rend deux fois par semaine au château, à une lieue d'ici, et donge des leçons de chant et de piaua: de gg e . . . . 1 qui croissaient contre la haie, con- sons qui environnent la montagne une quantité extraordinaire de ces baies rouge écarlate qu'on appelle églantines. J'en fis cueillir par mes enfants, qui m'en apportèrent | | village se moqguèrent de :aoi, ne |concevant pas à quoi je pr:i-ndais |1es employer. J'en fis sre<ttoyer l'intérieur: et ces baïes, déd :ignées | dans la contrée, me donnèrent | d'excellentes confitures. Alors lelles furent très surprises elles ‘l'auraient été bien davantage si elies avaient vu l'argent que j'en ai retiré. ,, Voilà comment, à la force de travail et d'industrie, nous sommes parnevus à doubler nos modiques appointements, ({ Te passe maintenant à 2 ps #n - Î «» eo - | plusieurs paniers: les femmes du, Je mets [a main à la plume & nour vous faire savoir que le 2 plus pur, le plus agré- 2 ricilieur pour la peau, à Savon Baby's Own Æucun autre savon l'égale. k L'EL RS. SCAP CO, + + (AONTREAL, ALOCRT TOI x ARE SPRUCINE ra ‘ A : LE REMEDE DU JOUR 1 } : 70 à nf # w Une Combinaison de Gomme d’Epi- nette, de Cerises Sauvages, de Marrube et de Goudron. Scientifiquement préparée sous forme d’un Sirop agréable au goût. Un des remèdes les plus efficaces qui aient jamais été présentés au public, pour le soulagement immédiat et la gué- rison des Rhumes, Toux Bronchite, En- rouement, Coqueluche, Croupe, Asthme et tous les maux de la Gorge et des Poumons. 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