Po + Der M SORTE MEN agnole ? à L { à 4 | : - à L'IMPARTIAL. es es = — = me rm sé dsl ; . a # $ MARTYRE uflolante, Plus de denx cent, } passé par dessus le “Vieux |et la ruine. eo LE D'UNE MERE ee mille livres de rentes ! Pius de et... consolante sans doute. Hd :reu.ere Partie quatre millions!...Et cela aux! nains d'une veuve jeune, jolie Vait répondu : avait vu, à diverses reprises, | vien son portrait dans l'album de! I plotographies Ge Féix Mar-! LA FHILOIOPHIE DE JULES ji HEAN. du ES ‘one purets exquise, avec israuds veux elanguis et pro- fouds, En méme temps que les les chiffres étincelants, pen'-être mienx fuit. ét repassait devent lui SEile d'aseirs. ss —Eh ! p 1: auoi cela { Me que ne cousentira | Velis ee. bi 11 Fe jamais à me douner les cent} "OX i LT pu le faire; mille francs qui nie sont uéces- On Hi eût vien opéré pour saires pour me r-mettre à flot. |"! POPTÉ compie. aus non, il se disait tou: en angréant Elle a son fils, cile n’est pas seule. —Un bambin de cinq aps, —C'est possible, mais enfin, elle n'a pas le droit de gaspiller ainsi le bien de sou enfant. —Tu es geuul. Tu appelles gaspillage, sauver le frère de son mari de ia faillite. —Enfin, je ne ini en veux pas de ne point m'avoir répondu. Elle est mère, envore un fois, ce L'est pas à elie de réparer mes écoles et mes s ttises, De ses dix doigts, Jules Dréan tambourwaïi sur la nappe avec impatience, —Je »: pourrai jamais rien faire de toi, dit il: c'est inutile de continuer à discuter...Tu as pourtant pronencé un mot qui aurait du t'urrêter net et te remettre dans le droit chemin. —Quel mot ?—-fit M. Martray | ahuri. —Celui-ci; tu as reconnu toi- même que Mine Aïine Martray avait deux cent mille livres de rentes....C'est net, c'est précis... Cela veut dire un capital de plus de quatre millions, —Oh ! certainement....Mais où veux-tu en venir ?...Ces quatre miilions sont à ma belle- sœur, et pasamoi , —Ah ! c'est énérvant à la fin !...Mais tu ne comprends done rien? Mais tu ne sais. donc pas. Jules Dr: an allait continuer lorsqu'il s'arrêta net. —Chut,— dit-il à mi-voix pour la seconde fois, —on vient. Irma, la cuisinière, apparut, l'air assez embarrussé. Elle te- pali une lettre à la main. —Monsieur,—di.-elle en cher- chant ses mots, — voici une lettre. Félix Martray tendit la main, et prit la lettre, L'enveloppe état souillée de petites taches de graisses, C'était limpide. Irma, la recevant des mains du facteur, l'avait jetée sur la tabie de ewisine, l’oubiiant là. La cuisiniere voulut s'excu- ser, —Sortez done ma fille—lui| dit Jean Daéan, en Ini désignant la porte du doigt —Je vous ai déjà dit que nous aviens à causer, Une fois seuls : —Eh bien ! Jis!—fit-il d'un ton calme...Je te d’une voix que l'émotion en- rouait, Jui ce qui suit : “Mon cher frère, “J’était absente, c'est ce qui explique mon vous en dois pas moins toutes mes excuses... Muis, je l'espère, il n'y à pas de temps de perdu. Je pars humédiatement pour La Fiache, où j'arriverai quel-| ques heures seulement après cette lettre. Ne m'envoyez point chercher. Je prendrai une voitare à Creil Nous allons voir promptement à agir au mieux de vos intérêts. “Votre sœur bien affectionnée, “Aline Martray.” —Ah'la brave créature — s’écrla Felix les larmes au yeux. Jul: Dréan eciata de rire. —Toujuurs dela sensiblérie, Se levant alors de table, les mains étendues : —Eh bien! quand je te le disais !...avais-je raison ? Féiix Martray, embarrassé, ne savait que répondre, 11 n’- écoutait pas, d’ailleurs, son cousin, Celni-ei poursuivait ! —Eh bien! ia voila! la carte maitresse !...l’atout vainqueur! Celui qui a fait gagner les batailles !...1] vient à toi! Il UNE VEUVE Ma!gré son :ssurince, malgré sen plomb :pparent, Jules Drésn avait ben un peu perdn lu tête. Le cmifire üe cette for- tune bonrdonnuit à son oreilis, semblable an bruissement d'une mouvhe insaisissable et {Vous êtes sourd ?… tranquille... C'est | Voulez vous obéir,.....ne plus [ton de prière, |o'ést j'ai ur bieue jc’est que j'ai uue peur ble iqu'il ne verse avec tontes ces |giries, ce singe-là. parie que c'est la lettre d: 1a belle-sœur. | Dans . ‘|renoncer à sa courbe et se tenait Félix Martray, d’une main | ER | tremblaute. brisa le cachet, et| | | que la chose était impossible, Mme Aline Martray devait être une femme de trente uns, si::04 plus. Et lui eñ comptait tout juste vingt-huit Dispreportiou |d’âge..Mon Dieu'cen ti pas june raison...On pourrait voir. | Après tous ilétuit ceut fois imieux de sa persoune que ce ipauvre Eélix. déjà alonrdi, lempâté et légèrement voûté. | C'est en se promenañt dans ile pare exigu de La KFlache, sorte de jardin angiais toufiu, que Jules Dréan se Hlivrait à réflléxions, Félix Martray l'avait laissé sen]. Le besu-frère de Mie Aline s'évertuait pur la maison, pour faire préparer l'apparte- ment de la voy:geuse. Le soleil déclinait rapide- ment à j'horizn lorsque ja |ces î { à une horribie calèche de lou- age, à caisse écaillée et bu. eunse. Elle était atteiée de deux rosses fumantes et vonvertes d'écume qui avaient dù endu- rer tout le long de Îa route ie supplice du fouet, seul moyen | de les maintenir à une allure lautre que le ra-couri, Enfin ia |calèche atteignait le bat de son arriver, Tandis que le conduc- teur essayait vain-ment de faire décrire à son piteux atte- age la courbe traditionnelle, afin d'atteindre le perron de l'habitation un homme quire! Itenait à côté de Jui sur le | siège, santa lesiement à terre ten lui disant d’un ten de com- |mandement ; —Stop!......Allons !pas tant | de manières, vous voyez bisn | qu'elles n’en peuvent plus, vos } | rosses......StOP HAE la donc! je vous jai dit d'arrêter, de vous temir du français... | bouger....ou je “ogne...….. | Par la portière ane voix de | femme se fit entendre; | —Pouscat !… Ce nom fut prononcé sur un … Mais — Bien, madame .… Aux ordres réitérés de Bou- scat, l’automédon avait fini par maintenant immobile, lui sa calèche et ses rosses, à une courte distance du perron- Présentons d'abord Bouscat, .| Jean Bouscat au lecteur. | silence, Je ne, LL : ilence. Je n 'afligé d'une pièce de quarante ‘ans, comme il le disait lui-même, Un matelot, un vrai matelot, l Ayant quitié le service de la mer pour eelui de Mme sa com- mandante, Mine Martray. Noir de peau, de cheveux, de barbe, inoir en tout, ieste, trapu, carré | d'épanles, d'une force redou- (table et d'une adresse terrible. | [Au milieu de la teinte d'un goudron untlorme qui recou- Ivrait son visage, briliaient des yeux noirs, vits, saillants, tou- |jours en mouvements, pareils a des yeux de singe. Une seule note piquait le regard au mi- lieu de cette brune et uniforme |sépia...….C'était une cicatrice, | 4ébrant le visage en travers, et partant du bas de l'oreilie à Ia tempe gauche. Un souvenir de sabre malgache. Au milieu de ce brun, la raie trauchait d'un rouge vil. | Al était vêtu d’une vareuse ‘bleue, d’un pantalon sembla- ble et coiffé d’un }jetit cha- peau ciré, s1 seule coiflure par tous les temps. | Il avait ouvert la portière, Let tout en disant : . Vous pourez madame. Il avait pris dans ses bras un petit garçon de cinq à Six descendre. autour du cou, en l'embrassant à pleines lêves, (Commenter va, avait fuit Jean Bou:ca:, d'puis que lon est enfermé duns cette sale |voyage...on finit toujours par)! roy E lise souvenait de rats la joit ® d: piusicars contorsio 88 uues ' 1 Passat se gurdaient enrieusement cette PHnage ptite scene du haut des mar- de cette femme, Oh ! commeil 6j dn Perron planté la, ( orille de La Elarhe tourna sur | ses gonds pour livrer passage | famille hautaine et rapace Quatre ans d’un bouh:ur sans!” de nuage, d'un bonheur divin, ser des larmes de sang. ainsi qu'elle le disait elle- de | Bouscat ‘ans, lequel lui jetait les bras Maursouin.” Tandis que Mme Alice Maur- tray, répondant à la bienvenue de son beau frère, terminait sa phrase, elle s'était retournée pour donner un ordre à Jean Bouscat Elle s'arrêta court, Ses yeux v.nauent de se heurter à ceux de Jules Dréan, depais longtemps fixés sur elle, Une légère rongeur lui poiu- fi aux joues, L vue de Jean Bouseat Dans cet inconnu à l'œil fixe, triguait le jeune docteur. aux lévres ininces, son cœur —(ju'est-ce que c'est que ce {droit aval mnstinctivement de- Mundrille 2... gronda-t-il, | VIRE UB 6hemi, L'enfant s'était mis à rire, ua rire perlé, charmant, et a- — it toi ? comment que ça va, x marsouin ? Et le visage tanné de Jean Bouseat avait anssitot exprimé * la pins pleine, an moyen ques. Félix Mariray et Jules Dréan 111- | —Mi chère sœur, vous m'ex- Mme Alice Martray secoua négativement sa jolie tête, --Ce n’est rien de tout cela, puisque je suis venue ici pour l'empêcher, Tant que je vivrai, le nom çe Martray, celni que Riou! portéra un jour, demeu- rera sans tache.........Mais lais- sez-moi vons demander ceci, mon cher frèr:, et ne prenez na question ni pour une indis- crétion, ni our un reproche … Comment se fait-il que vous soyez tmmhé tout d'un conp?.., —-Oh ! pas tout d'un eoup,— protesta-i-il,—voici plus de «ing années que je lutte, Mais. la dernière grève des verriers | Félix et condtiett Alors la pro- | menade d’un pas rassuré. _ —Eh bien ! cousin, reprit-ii à mi-voix, comment la seèue s'est-alle passée ? _ —-Iln'ya pas en de scène, répliqua Félix aveu vivacité. Cette ferame-là..., ! cette ferme la, vois-tu, Jules...c'est nu ange du ciel descendu sur la terre } ! —Matin! quel incendie, ré- pliqua le jeune dovuteur en ac- |compagnant ces paroles d'un petit rire aigrelet, ressemblant lort au grincement d'une lime, quel brasier ! Tous mes compli- ‘ments! ]1 ne te faut pas long- temps à toi } . Do . ep anglais m'a porté uu coup f--! Je te dis que c’est un ange. vous n'avons pas besoin de ça ici, Ca, comme 1l disait, semblait | dans le trouble de larri- cuserez...... an cremier moment tal La maison Thompson a suspendu ses paiements et ça {rés peu se soucier de ces deux | FE jui omis de vous présenter été fini.…...lci, depuis le com- messivnrs, et ne Jeur point accordé un regard, plus qu nn voup dé chapean. Après avoir déposé l'enfant 41 a terre, 1l s'était de nouveau avancé vers la calèécne et avait offcrt les deux mains à une jeuue femme toute en noir, grande, svelte, qui mettant pied à terre, avait jeté un re- gard autour d'elle, -—-Allons done,’ Félix ! avait murmuré Jules Dréan à jo- reille de son cousin, Felix, demeurait en effet im- inobile comme un terme au sommet du perron. Le coup de conde de son cousin le galva- hisa, 11 dévala ies marches, en courant. avait l'un de mes pius proches pa- pa «| rents et jami intime... M, Jules Dré- mencement de Ja débâcle, la vie a été pour moi uu véritable martyre...J'ai été en butte docteur en médecine, Bux reproches, anx insolences Jules Dréan av:'t baissé la des ouvriers, aux grossièretés tête, sans ajouter une parole, des domestiques.…...Ah! wa sans hasar ler un mot. se con- Sœur, j'ai horriblement souf- tentant de saluer profondé-|fert..….. nent, Mme Martray sentait bien —-Mauvaise entrée due, jeu, — que son beau-frère n'ajoutuit lgonda-t-il,--je lui ai déplu du aneune ombre à ce tableau. I] premier coup, à la veuve. était rigoureusement exact, Cependant Mme Martray a-! Dés demain, —répondit-elle, ait pénétré -dans In maison }—vous allez pouvoir faire mui- d'habitation, et prenait posses-|S0n nette, sans bruit..…....il faut sion de l'appartement qui lui éviter tout scandale, avait été préparé, | Sortant d'un Ma chère sœur,—Ini dit cuir de Russie qu'elle portait à Félix, —vous n'avez pas amené | la ceinture un rouleau de billets de femme de chambre, si vous | de banque : en même temps un Ma sœur…..ma chère | VON) 2%... , ur du : , o . Pre PER, , à . * ‘ à sœur ! que je suis heureux de La jeune femme l'aréta d'un f _ : no — Fe . renx ee ave aux plus pressants et aux vous vor, bredouiiia-t-il d'une [2 ste. F 1 voix essoutilé, que je vous re mercie d'être venne. Elle Jui avait tendu la main avec la cordialité la plus frau- che, —Je m'excuse d'arriver si tard, dit-elle d'une voix vi- brante, timbrée, ane voix à la fois chaude et forte, et elle u- oùûta : Mais nous allons répa- 5 le temps perdu Î plement Mme Martray. MA où delt de bal. 7 lix balbutia une excuse, pression, dans sa simpie robe de veuve, à manches étroites a ——Je me sers toujours seule, Premiers besoins... Maintenant, —dit-elle, Quant à Raoul, il a |quel est le chiffre quil vous Bouscat. faut, croyez-vous, pour liquider Félix crut pouyoir hasaider le passif de La Fiache, et en une pointe même temps vous permettre de —C'est décidément une:t0ntinuer, de reprendre vos bonne à tout faire que votre | affaires ?.., LS S Bouscat,—fit-il en riant, —Je pense,—cit-il en hési- —C'est l'honneur et le dévoue-|tant.-qu'avec cent quarante ou ment incarnés, ——répliqua sim- tent cinquante mille francs, —Jien. mon banquier est prévenu, à Ja première heure, déinain matin, je lui adresserai une dépêche et Jui ferai connai- tout en se disant à part iui: —Mätiu ! elle est rèche, la : st re tre le chittre du compte que col plat et uni. Oh ! elle n'eut belle-sœur. “ous vus ches tai A jante une. bull l'os déti.: be AuOr NT. ia nn é a: FE. votes pa de satin “où gubre. Ma chère us Pre po _—. as |" Malorée son apiomb. son au-[Félix Martray, les larmes aux scuipturales épaules, à la place! "T8" # Le ! | 1 dace, Jules Dréan se trouvalyeux, comment vous remer- de cetie uniforme robe noire à laquelle, on le devinait elle s'était condamnée pour toute sa vie. cheveux bionds, lissés. uuis, étal nt partagés en deux bandeaux plats encadrant tristeient le visage froid, pâle, sur lequel la donieur avait à jamais imprimé sa grifte. seuls les yeux. d’un outre-mer pro fond, animaient cette physiono- wie éteinte et disaient tout un monde il'énergies contenues et d'innnuables volontés. L'enfant, ui, charmant, grand, fort pour son âge, grus- soutiiet et nerieux, offrant de tontes parts, comme dit Île orand pocte, “sa jeune àme à la vie et sa bouche aux baisers.” 1] se nommait Raoul, comme son pere Pauvre femme ! pauvre mère !...... lle avait été frap- pée en pleine jeunesse, en plein cœur. Un mariage d'amour. après uuce lutte acharnée contre ne 1 DUS inême. Puis le chagrin, le départ du commandant Martray pour Ma- dagascar, et là, ‘queiques mois plus tard, la mort. I] avait été tué, tombaat daus une embus- cade, frappé d’une balle en piëin front. Jean Bouscat avait rapporté son Corps. Un soir, il était arrivé à Ver- sallles, où habitait la veuve. Il était entré et avait dit siinplement ; —Je suis Jean Bouscat, l'or- donnance du commandant, je lui ai promis de venir veiller sur sa femme et sur son fils... me voilà Depuis, Jean Bouscat, n'avait plus quitté la maison, Tout de go, le petit Raoul l'avait pris en grande affection, —Toi,—avait-il demandé, comment je t'appellerai ?...... —Appelie-moi : vieux mar- souin, La mère avait un peu gron- dé, elle ne trouvait pas “vieux marsouin ‘convenable, Mais comme |la cenversation de Jean etait châtiée entre toutes, comme au prix d'efforts |” ; ! | . l (siront tout, et encore, après que diable, fit la voix railleuse surhumains, ils est vrai, jamais (un gros ilot OÙ uh juron ne s'échappait de ses lèvres de- | rable, C'est la faillite, la ban- des yeux, etsurtout des oreilles. vant le cher héhé elle avait queronte, c'est, le déshonneur ë} iobrtss —En acceptant, fit simple- ment la Veuve... J'ajouterai que vons ne, me devez aucune C'est qu'il disait faux, qu'il reconnaissance, Ce que j'en fais, pensait de même et que ia pu-|t’est pour lhonneur du nom rcté du cœur de ja jeune fem-|que nous portons tous les deux.. me se révoltait instinctivement! Mon mari eût agi ainsi..dJe contre cette fansseté qu'elle de- dois agir à mon tour comme s'il vinait à coté d'elle, étili euc.r: Là. I était temps que le repas se! À cet Instant Félix Martray terminât, le docteur eut finilse souvint juste à point des par éclater. Et avec cette gêne, recommandations expresses de les allées et vennes de Jaen!s00 cousin Jules Dréan. Bonseat, du singe, comme il l'avait déja baptisé, qui mar- chait Sans bruit autour de la table, aupres de son jenne mai- mg +6 tre et n'accordant même pas! dont j'ai besoin ….ce um est aux autres un simpie regard nécessaire surtout cest un d'attention. Dans le cœur de | appui moral....Votre présence à Jules Drean cominencçait à ée-! La Flache auralt...jen Suis clore une haine f‘rece dans la-|Couvaincu...un résultat... queile il englobait ces deux —Bier, bien, répondit-elle, êtres, Ppe ' ‘ —Ce que je les ferai seuffrir, cité, je n'ai pus parlé de mon ces deux-là, dit-il, une fois sor- | départ..…Je resterai à La Flache ti de table.....Ce sera un Jusqu'à ce que la verrerie ai rève……..Je veux leur faire ver- | repris son acienne activité.…Je |resterai et elle accompagna es Au dessert le Le béb s’endor- | derniers mots d'une ineffable mit. sourire, jusqu’à ce que vous Jean Bouscat le prit dans n'ayez pius besoin de moi... ses bras, l’enleva sans mot dire, —Oh'ma chère sœur! que et s’en fut ie concher dans la de bontés..Comment vous re- chambre de sa mère, ainsi que Mercier ?..Comment reconnai- l'eut fait la mieux stylée et La tre ?..….…. mieux dressé. des nourriées, |! —-Rien, fit-elle, secouant son Mme Martray avait accepté adorable tête..entre nous tons démonté. 1] aborda eent sujets de conversations, les uns après les autres, sans pouvoir animer la - conversation. balbutiant, car il avait peine cette 1ois à trouver ses paroles, west non seulement d'argent, ser au salon. Elle s’abstint de | Aimez Raoul, voilà tout ce que prendre du café, s’assit dans up ie vous demande, aimez-le bien. un fauteuil et parut attendre. | ll n’a plus de père nrersee Juies Dréan était trop fin! Félix, la tête en feu, ne pour pour ne point comprendre |vait croire à un si grand bou- toute l’éloquence de ce silence, heur. À grandes enjambées, 11 voulut iutter, résister. | par une nuit sans étoiles, il se Force lui fut de prendre son Promenait fiévreusement à tra- chapeau, de se retirer, se ser-| vers les allées du parc. vaut du prétexte du cigare, Eh quoi! il y avait de cela —Maintenant, mon frère, fit quelques heures à peine, il Mine Martray, après avoir en-|était encore désespéré, perdu, tendu le bruit des pas de Jules et voilà que tout à coup une Dréan se perdre dans l'allée du main bienfaisante lui était jardin, nous sommes seuls, | tendue, il était sorti de J'abime, uous pouvous causer, expli- 91 effaçait d'un coup son mal- quez-vous franchement... :hevr, sa ruine, on lui rendait à —J/explication ser2 courte, la fais la fortune et l'honneur. répliqua Félix en poussant un,1il s'arrêta brusquement au douloureux soupir, Jo n'ai milieu de sa promenade, lais- plus rien, ma sœur, rien ! La sant échapper une exclamation Flache est hypothéquée au-des- de surprise touchant de bien sus de sa valeur, demain, si je près à la fraveur. he paie point, les huissiers sai-! —Chut! pius bas...plus bas, avoir tout pris, me Jaisseront de Jules Dréan, ces arbres en face d'un délivit considé- même, seigneur, doivent avoir 1l se wit à lyhauteur de N° Re E aus 5 À petit sac en, —Mais, ma sœur, reprit-il en: toujours«avec la même simpli-| le bras de son frère pour pas-|les remerchments sont inutiles. | —C'est entendu...Toutes les femmes, on commence, quand on a ja tète perdue, par lies appeler “anges,” jusqu'an mo- ment où on les nomme “‘démens” .….C'est dans l’ordre. Tel que je te connais, tu ne peux pas Man- quer à la tradition, : —-Ne plaisante pas ainsi, ou je me fâche avec toi... | Jules Dréan haussa nerveuse: ment les épaules, . —Cela m'est parfaitement égal, parce que je ne me fâehe- ral pas, moi...,Mais je te prierai de ne pas faire l'enfant et d’être Pratique....Le résultat de l’en- trevue ?...Voilà ce que je te demande 2... —Ah ! bien au-dessus de ms espérances, Ma belle sœur, pour l'honneur de notre nom, ne veut pas qu'il y ait un fai li dans la famille, Elle vent qu le nom demeure sans tache, Le même rire aigre se fi entendre. —Ah! c'est pour l'honneu du nom, fit en sourdine le doc teur, mais alors tu ne lui dei rien, pas la plus petite recoi naissance... Kh! ch! eh! c'es très amusant, ——Tais-toi, Felix. —Tu m'ennnies avec tes colères.….Tu devisns d'un ton Mean trop fort, à la fin. Veuxtu ou ne veux-tu pas comprendre? Hein !...tu t'apyel s Félix Mar tray.…Bon...c'est 1à la ‘plus belle plume de ton aile..Tu t'appelerais Juies Dréan, cet vinère, grond{ Moniyon, ce petit manteau bleu... en veux-tu envore 2. ne toffrirait pas la modest Cet archange te lisserait dévos rer jusqu'au deruier orteil par les huissiers, sans leur jeter uk petit ovale, autrement dit un billet de cinquant: franes. ——Jules Dréan, je t'ordonn te chasse ! S'écria Félix comble de l’exaspération. + ES assomimant, je te répete, Je me trouve très bien) au toi, ingrat, autrement tu ne ferais que des sottises. Voyons Félix...“Felix qui potuit rerwm peu...N te laisse pas aller à une sensiblerie idiote...Je te le répète, si tu t'appelles Jule Dréan, comme ton serviteur, at lieu de te nommer Félix Mar tray, elle ne t'offe rien, là dame. Pas un zeste de citron! Alors, contiens toi. réfléchis, Tiens, je n'insiste pas pour l'in. stant, l’instant, tu es buté mais demain mes paroles té rèeviendront en mémoire... En- fin, le résultat précis 2... —Klle met à ma disposition tout ce dont ,j'ai besoin. Cen cmquante mille francs si 1 chose est nécessaire. Tout ce dont j'aurai besoin en un mot pour me renfloter, pour repar- partir à nouvea..…. ——(J'est très bien... Mais ces cent cinquante mille francs, elle ne les à pas sur elle? | —Elle m'ouvre un com chez son banquier, —Et elle ?..Que va-t el | faire... — Elle demeurera ici jusqd'à ce que la verrerie de La Flach soit en pleine activite. m'apprendre tout d'abord.….Eh bieu ! nous allons jouer uhe pétite partie un peux serrée... III UNE MERE. Nous avons dit commen Mme Aline Martray s'était installée à La Fiache, Quelques détails complèmen. taires sont indispensables pour nous faire Connaitre la distri- bution SON appartement à 5 er œË ange de bonté, ce terrenenvel en Jupon, ce candidat au prix soinme de cinquante centimes. À de partir. quitte Ia Fiavhe, js ici et j'y reste... J'y reste pour : cognosere cattsas.” Refléchis un . — C'est cela que tu devais /