he # _ vtt 6, 1 k ? 2 = ET nl s - tendre le lever du soleil ; PE JA LA CIE. DE FUB. DE Pr TRE PROPRIETAIRE. | Fondé eu 1893 par Giibert Buote et son fils François Joeoh | Æ J. BUOTE, NS U em Mns. FL /. BUOTE, A'ssialende ere danse pont émammmg -_— RE ee ete nent VOL. 4. NO. 42 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 29 DEC. 1904 | _12 ANNEE d nets | DES STSASRS de 5h ESA SALSA SE Ex LA VEILLE DE NOEL VÉSRSRIRIRIRIRIRIRIRIRIRIERIRS RIRSRS RSS | ‘Cependant, comme nous ne de- vons, de notre côté, rien. néglige: de ce qui pourrait nous aider à sor- tir de ce mauvais pas, écoutez, mes | enfants, voici ce que j'ai envie de faire ; demain matin je me rendrai | “à la ville et jeltâcherai de pénétrer jusqu’au prince pour lui exposer | La justice et le toute cette affaire. bon droit sont pour moi, et le priu- ce ne peut manquer d'écouter mes réclamatious ; car il est bonet juste comme son père, il ne souffrira pas qu’on laisse mourir de faim, avec sa femme, ses enfants'et ses petits- enfants, un vieux fonctioôunäire qui pendant quarante ans l’a servi avec probité, ‘zèle et dévouement. Chrétien m’accompagnera ; grâce à la malice du garde , général, n'avons plus besoin de ‘permissio 3 pour nous absenter. Pour ne “pas faire de dépense, nous emportefons % ans nos gibecières.des vivres avec| faites, et comme pour mettre le nos uniformes, et nous ferons la! route à pied. Arrangeons-nous donc de manière que tout soit prêt pour notre départ de bonne heure.” Le lendemain, le forestier et sou fils se levèrent de grand matin, bien avant le jour. ‘‘Partons, dit le père, je n'ai pas la patience ‘d’at- d’ailleurs il fait clair de luñe, et puis nous connaissons le chemin.” Lawieille mère enveloppa proprement dans une serviette le bel uniforme vert au collet brodé d'or, et le piaça avec soin dans une des gibécières, et Ca- therine acheva de les remplir avec du linge blanc et quelques provi- sions pour la route, La jeune femme et Louise servirent le déjeu- ner frugal qu'elles avaient apprêté. Les enfants dormaient encore. À- près avoir adressé au Ciel une fer- vente prière, Grunewald.et son fils déjeunèrent et se préparèrent à partir. “Et quand espères-tu être de re- tour ? demanda ‘Elisabeth avec an- xiété, __C'est ce que je uefsaurais dire ; mais je pense qu'il, meifaudra au moivs'huit jours. —Rappelle-toi quinsefjours la veille de Noël ; serait pour nous une fête bien triste si vous n’étiez pas encore TEVEnus. ki —Je peuse être ici dans'la hui- taine, quoi qu'il arrive ; Sistère bien que nous célébrerons cette bonne fête ensemble comme tous les que c'est dans ce ans. —Que Dieu nous accorde la!grâce de la célébrer dans la joie ! —Que sa volon'é soit faite ! il est le maître des événements. En attendants, priez-le bien afin qu'il ait pitié de nou, et ayons confiance “ten lui : tout ce qu'il nous enverra tournera À notre salut.! Après avoir embrassé toute leur famille, le père et le fils se mirent en route. C'était par une froide matinée de décembre ; il faisait en- core complètement nuit, et l’on n'apercevait pas le moindre indice de l’aurore ; cependant ils partirent avec courage. Depuis qne ces chers voyageurs avaient quitté la maison, tous ceux qui y étaient. restés comptaient les jours et les heures ; la première se- nous’ Ce d-G se ge get maine leur parut un siècle. Ce- pendant ils se consolaient et s’en- courageaient réciproquement ; mais les jours qui suivirent leur sem- blèrent de plus en plus pénibles. En outre, le temps devint désagré- | able et pluvieux, la terre se couvrit de neige, le vent mugissait avec violence, et ces accidents de la sai- son jetaient les plus vives alarmes au milieu de la famille attristée. ‘“Ah ! disaieut ces bonnes gens, à peine si Chrétien, tout jeuue et vi- goureux qu'il est, pourra supporter ur, temps pareil : mais notre vieux pèré, cowmemt y résistera-t-il ? À chaque iustaut les deux petits en- fants couraient vers la porte dans l'espoir de voir arriver leur père ou leur aïeul. C'est aiusi que huit autres jours s'écoulèreut encore au milieu de mortelles angoisses. Sur ces entre- comble à leurs alarmes, arriva un exprès apportant une lettre de l'ad- ministration. La ferarmme du fores- tier n’osait la décacheter, tant elle craiguait d'y trouver quelque mau- vaise uouvelle, et cette crainte etait d'autant plus vive, que le 1imessa- ger, qui était un domestique de M. Schilt, en remettant cet écrit avait G heur !”” Aussitôt chacuu se préci- pit: à leur rencoatre : les félicita-. tions et les questions sortaient en même temps de toutes les bouches. | Enfin le père répondit : ‘‘Laissez- moi d’abord respirer, mes enfants, | Le je vous raconterai tout cela en dé-! ss } tail ; j'espère encore que mes af- faires prendront une meilleure tou:- vure, Vous dèvez avoir été fort, inquiets de nous ; car notre — s’est prolongée,bien plus que nous u’avions pensé. Je ine suis trouvé | uu peu indisposé en route ; ensuite les rivières débordées en plusieurs eadroits nous out forcés à de fré- queuts détoûrs, et ont beaucoup re- tardé notre voyage. Mais, ts à! Dieu, nous voilà de retour.”” | lientra dans'la maison, changea! de vêtement, et s’assit dans son! grand fauteuil au coin du feu. Sa; femme apporta uue bouteille et; deux verres. ‘Prenez ceci, di=. elle, pour vous remettre un peu eu attendant le souper, qui ue 1radera pas à être prêt. —Bien, dit le forestier; en pro menant autour de lui un regard sa- tisfait. Ah ! qu’on est heureux d: se retrouver chez soi, au milieu des siens, de recevoir leurs petits soius, et de ne voir autour de soi que des ajouté d’un ton moqueur : Le vieux bonhomme a fait uue folie d'aller à la ville avec son | brouillon de ls M. le garde gé-| néral est bien sûr que leur destitu-| tion-est défiuitive ; ils u’obtien-| dront rien ni l’un ni l'autre,et re- view trot couverts de confusion. —Il arrivera ce que Dieu per- mettra ; les méchants ne triomphe- ront pas toujours, tôt ou tard ils seront confondus." Cependant la famille, de plus en plus inquiète, ne cessait de pleurer, priant Dieu tous les jours de proté- ger les deux voyageurs, defcouron- ner leurs démarches d’un heureux succès, et de les ramener sains et saufs. Quandifils exprimaient ces voeux, les petits enfants venaient d'eux-mêmes unir leurs voix inno- centes. aux prières ferventes de leurs parents. VII | Nouveaux malheurs. Ce fut-dans ces tristes conjonc- tures qu’arriva la veille de Noël. Ce jour-là, la nuit vint plus tôt qu'à l'ordinaire, car tout le ciel était couvert de nuages épais. Le vent du nord mugissait à travers les arbres de la forêt, la neige et la pluie tombaient abondamment, et les gouttières du toit resseimb'aient à un torrent qni se précipite du haut d’un rocher. ‘‘Ah! mon Dieu, 3 disait Elisabeth, qui depuis longtemps guettait à la feuêtre l'ar- rivée des voyageurs, je ne les vois pas encore. S'ils ne reviennent pas aujourd'hui pour la veille de Noël, nous pourrons être certains qu’il leur sera arrivé quelque mal- heur, Le temps est horrible ; les chemins doivent être impratica- bles.” Elisabeth était dans des transes mortelles ; elle ouvrit de nouveau la fenêtre, regarda dehors et tout à coupelle s'écria : ‘‘Ah ! Dieu visages riants et affectueux !"” Cependant Chrétien était sorti un instant avec sa femme ; il lui a- vait confié eu particulier que les af- faires allaient au plus mal, et que, selon toute apparence, ils per- | draient leur place. La jeune fem-; me, toute hors d’:lle-même, eut bientôt mis la famille entière dans cette tiiste confidence, et les vieil-| lard ne se vit bientôt entouré que, de figuresthagrines et inquiètes. ‘‘Je m'aperçois, dit-il, que Chré - tien a jasé ; aizsi donc il n’y a rien à vous cacher. , Vous allez tout ap- prendre ; mais c’est à une condi- tion : nous sommes réunis en ce moment pour célébrer la veille de Noël, et le bonheur que cette sainte nuit a procuré au monde doit nous faire oublier nos peines d’ici-bas ; au moins la religion doit-elle nous empêcher de les prendre trop à coeur. Ecoutez donc mon récit. “Dès le jour de notre arrivée à la ville, quoiqu'il fût un peu tard, j'allai voir M. Miller, conseiller au département des eaux et forêts. C'est un homme juste, me disais- je :il me connaît bien, ayant été ‘ongtemps mon supérieur immé- diat, et m'a toujours honoré de son amitié. Les autres conseillers que j'ai connus autrefois sont ou morts ou mis à la retraite. Ce digne homme me reçut avec la plus franche cordialité ; je lui exposai l’objet de mes soucis, le but de mes démarches, et lui demandai ses conseils. Après m'avoir écouté avec attention, il me prit la main et me dit : ‘‘Je vous ai toujours es- à | i geuuine. Un Docteur é la Maison! | STANTON’S IPAIN RELIEF! 4 Vous prouvera qu'il est un médecin de à fanillel-yalet honn£te, La maladiear- #4 rive à l'heure où l'on s’y atteud le moins : À A cu cas l'urgence, servez-vous du ‘Stanton’ k ct vous obtiendrez un soulagement im- & imédiat, (Interne et Externe). 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