os ni Û a b g dt : 72 s 4 e À PNR EPP MIE é ï \ PA were AT # be PR | ve Ps 0 k ns È 4 — ere ete à F _. OS L'IMFARTIALI,, J EUDI LE + AVRIL 1901. Encourageons Notre Presse. ns ——, Voulons-nous faire du bien ? tommeneçons chez nous. C'est une vérité incontestable “©harité bien ordonnée com- mence chez soi”. Cette charité Peut s'exercer de plusieurs ma- nière, dont l'nne des principales est l'appui que nous devons donner à notre presse locale française. Si nos gens de lan- gue frangaise, au lieu de s’abon- ner à des journaux étrangers et anglais qui ne disent jamais rien qui S> rapporte à notre pays ; qui prennent un malin plaisir à fous ignorer, ou s’il s'occupent de nous ce n’est que pour nous traiter d'inférieurs à d'antres auxquels nous sommes réelle. ment supérieurs sous bien des rapports, preuaient la résolution louable de patronner leur jour- nal français, ils se rendraient service, à enx-mêmes, en même temps qu’au journal qui travail. le pour eux. Maintenant, neus posons cette question que nous considérons pleine de bons sens: Dites- nous, n'avez-vous jamais éprou- vé un certain orgueil en vous même lorsque vous avez dit : Nous avons un journal français : je le reçois ; c'est un bon jour nal. Vous vous rendez alors le témoignage que vous faites vo- tre part pour le supporter, puis- que vous Île recevez. Ensuite nous demandons à ceux qui se croient trop fins, on plutôt trop peu soueieux de leurs propres intérêts pour s’a- bonner à leur joarnal français, n'avez.vous jamais dit : Oui, nous avons une feuille, je ne Ia recois pas, ça ne vaut pas la pei- ne. Si vous croyez que ce n’est pas un journal bien fait, donnez. lui la chance de s'améliorer par votre concours bienveillant et surtout pratique. Recevez-le : payez votre abonnement et ta chez de lui rallier les sympa- thies, et surtout de nouveaux abonnés. On ne s'aperçoit jamais tant du manque d’un journal que lorsqu'on a quelque nouvelle que l'on aimerait à faire pu- blier—une soirée, un mariage, un decès, etc.—Donc, voir aux autres nationalités que, malgré ce qu'ils pensent de nous, nous avons autant de sa. voir-vivre qu'eux. Encoura- geons notre journal frauçais qui, en toute occasion, sera là lorsque nous en aurons besoin, soit pour léfendre nos droits contre les autres nationalités, soit pour chanter nos louanges, si nous faisons quelque chose qui mérite la publicité. Bas. DES RECRUES : Londres, 22 mars—1l court des bruits qu'un très grand nombre d’'Allemands, de Hollan-. dais et autres qui se sont rendus dans le Sad-Africain comme émigrants, sont actuellement des recrues pour les Bœrs. L'ar- mée bœr se trouverait ainsi faisons | | mait, consternée : La Semaine Sainte . Cette époque de deuil et de mélancolie, pleine des plus trie. tes souvenirs, est cependant une de celles que j'aime le mieux dans l'année. Les cérémonies religieuses son‘ si belles dans la semaiae sainte ! Elles sanctifient et en- flamment l'âme chrétienne d'une manière spéoiale, et je trouve qu'à ce moment les chants et les prières de l'Eglise vont droit au cœur. O'est à Rome surtout que l'on éprouve ces sentiments. En effet, eprès Jérusalem, pourrait-il exister un endroit plus propice à la reproduction liturgique dv drame grandiose de la passion de Notra-Seigneur. Rome, qui fut l'arène glorieu se des martyrs, en conserve aujourd'hui les restes vénérés. Romo est le séjour des Papes, la métropole du monde catholi- que, le rendez vous du passé, du présent et de l'avenir. Dans oo cadre de la Ville éternelle, Ja oommémoration des s cènes inénarrables de la mort du Yauveur est on ne peut plus attendrissante et favorable à l'éclosion des plus nobles sen- timents de l’âme. Ls somptuosiié des églises, la maguifieence des pompes reli- gieuses ajoute à la beacté nati- ve des rites. Pendant la dernière semaine sainte, j'allais chaque matin au “Cesu”, qui est une des plus balles églises de Rome. Le chant des prêtres, grave, ma- jestueux, coulait jusqu’à mon âme, et l'imprégnait de piété et de respect: We Que dire des émotions saintes subies le dimanche des Ra- meaux à la messe et à la béné- diction des Palmes ? Et ce Jeudi-Saint, si impres- sionnant quand l'on transporte avec pompe le Très Saint Sacre- ment dans le sépulere maguifi- que qu’on lui a préparé. Quel- le »oésie répand sur l’assistanoe ce ohant solennel du Pange Lingua ! Le vendredi saint j'étais tout à la douleur. 1l y avait dans l'air comme une voix qui cla- Le Sauveur est mort | Et leciellui même, le eiel bleu d’italie, voilait sen azur et répandait, pluvieux, uns iusoli te mélancolie. Nous voici au samedi. La messe commence par une mé- lopée plaintive, le chant des prophéties. Puis, changement de tableau : on sent que la ré- surrection approche. Le soleii, qui s'était dérobé le jour précé- dent, à cette heure peroce les nuages, se joue à travers les vitraux et envoie des reflecs malticolores sur l'autel encore sans parure. Le Gloria joyeux renforcée d’un puissant effectif retentit et, pendant que les or- " “| inattendu. . inemeuts liturgiques dépouil- " td AR 2 |lent leurs voiles de deuil, l'or- |gue fait entendre ses notes 50- |nores et les cloches, silencienses | depuis deux jours, jettent leurs KITCHENER E3T-1L OAPTIF Bover, N. H, 21 mars—Le |°*1 " baron K. MH. L. Ginzhberg, de | voix en Carillons de fête et an- . , ° ? | Feu Mgr. Sweeney | MORT B'UN HOMME DE | BIEN — —— —— Le Nouveau Brunswick Ex DEUIL — js St Jean, N. B,26—Mgr John Sweeney, 3e évêque catholique de St Jean, est mort hier matin à Silver Falls, près de oette vil- le. Depuis plusieurs mois il était impotent, mais ila con- servé (toute sa connaissance jus- qu'à ses derniers moments. Mgr Sweeney naquit en 1821 dans Je eomté Olury, Irlande. Jeune encore il vint à St Jean aveo 898 parents. 1llfut ordon- né prêtre en 1844 arrès avoir suivi les cours de l'Université Laval. Mgr Dollard, premier évêque da Nouveau-Branswick, mou. rut le 29 août 1851. Le 2ème évèq'ie du diocèse fut Mgr Con- uolly, de Halifax: En 1862 il nommait l'abbé Sweeney, son vieaire général. En 1858, à la mort de l'archevêque d'Halifax le Nouveau-Branswick fat di- visé en deux diocèses. Le nord de la région fat oonfié à l'abbé Rogers pendant que Mgr Swee- ney était consacré évêque de la division du sud. Sa cathédrale était à St Jean et celle do Mgr Rogers à Ohatham. En 1885. Mgr Sweeney célé- brait ses noces d'argent d'épis- copat. Un gran nombre de distingués prélats assistaient aux fêtes qui eurent lieu à eette oecaslon. En 1889 Mgr Sweeney assis- tait au granl congrès de Balti- more. Sa Grandeur a fait qua- tre voyages à Rome, en 1865-66, en 1869-70 ;en 1881 et en 1885. Lors de la consécration de Mgr Sweeney il n'y avait que 19 prêtres dans le diocèse, main tenant on y compte 64 ministres da Christ. Les communautés religieuses s'y sout aussi 1m- plantées. Nous y remargnons l'Asile St Vincent de Paui, l’6- cole St Patrice, et l'hôpital le la Mieéricorde. Le collège de St Joseph de Memremcook aété construit sovs son règne et la plupart des sommités du Nou- veau Branswick sont sortis de cette maison d'éducation. Trois nouvelles églises ont été anssi construites. En 1893 les dames du Bon Pasteur ou- vraient un établissement à St Jean. Bref, Mgr Sweeney a beaucoup fait pour la capitale du Nouveau Branswick et ocha- cun le regrette aujourd'hui. LA POULE. La poule praduit plus en pro- portion de sa grosseur qu'aucun autre auimal de la ferme. Une poule bien soignée pond de 100 à 150 œufs paran. Chaque œuf pèse deux onc.s ou plus ; de sorte que la poule, dans le cours de douze mois, produit quatre fois sa pesanteur en matière solide. la vache, quant à la grosseur, ia vache&evrait produire deux tonnes de fromago et de beurre | dans le cours d'un an, ce qu'elle |ne fait pas : ce qui prouve clai- Johannesburg, Afrique, austra- | n0nCent que Jésus va ressusci- | sement la supériorité de la poule le, a donné hier soir, à l'Opéra, ter. une conférence au bénéfice des! Je n'’oublierai jamais ie fris- femmes et des enfants bœrs. |son de bonheur et de douce piété A la fin de sa conférence, il a qui cournt dans mon étre à cer. déclaré que le général Kitchener !te heure émouvante. Toute étais prisonnier des Bærs depuis saisie, hors de moi, pleurant des vendredi dernier. larmes joyeuses, je chantais moi Le baron de Ginzberg dit que | aussi : ‘Gloria in excelsis Deo cette nouvelle, dont l'exactitude! Et, maintenant encore, quan lui parait indiscutable, vient de j’y songe je suis heureuse, 72. la Ligue Sud Africaine dont ii | jouis de la joie du Paradis. fait partie. | E. on. "|an. sur la vache. De plus, outre la contribution en œufs, la pou- ile élève dix ou douze poulets qu'elle protège jusqu'à ce que ses poussins soient capables de se soigner eux-mêmes, tandis ique la vache n’a qu'un veau par Si la poule ne remplit pas tout ce que nous lui accordons, cen‘est pas elle qu’il faut blà mer, mais pletôt ceux qui de- | vraiant mieux la soigner. hi ÉTES-VOUS <SOURD Buérissent maintenant per n tion. Les Sourds-muets incurables. Les bourdonne diatement. Décrivez votre cas. gratis. OuS pouvez vous coût relativement bas. Dr. Dalton’s Aura! Institute” Re de Tous les cas de SURDITE ou d'ORFILLE DURE se otre souvelle inven- de naissance seuls sont ments d'oreille cessent immé- Examen et conseil œuèrir chez vous à un LE PASSE-TEMPS 27 est une superbe revue musicale, lit- téraire et sociale avec texte et musique qui paraît tous les quinze jours. Inté- ressante et utile pour professeurs et élèves. 8 pages de texte et 16 pages de musique choisie : musique de piano, d'orgue, de violon, de mans#ettne, duos ete, ete. Une magnifique prime est donnée aux abonnés d'un an. En ventepartout, 5c le numéro. Abonne- ment, $1.50 par année. S'’adresser au bureau de L'IMPARTIAL, Tignish ou a J. E. Belair, éditeur, 58 St-Gabriel, Montréal. 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