| À 1 } LE" 4 eme La Morte Vivante me Un cas de mort apparente, qu! vient d'être observé à Bos- ton, à remis sur le tapis les his- toire d'inhumations précipitées. L une des plus curieuses est ra- copiée tout au long dans les Causes célèbres.” M. d'Osmond, Président à Mortier, en France, avait une fiile d'une grande beauté qu’al- lait épouser le chevalier de Sé- Zanne, lorsque celui-ci dnt se rendre à Brest avec son régi- ment et s’'embarquer pour 1’A- mérique. Ce départ plongea M'le d'Osmond dans le déses- poir ; elle attendit en vain pen- dant deux ans le retour de son fiancé. Son père, vieux et craignant de la laisser sans protecteur, ré- ussit enfin à lui faire accepter pour époux Monsieur de Saint Alban, conseilier au Parlement de Paris. Mais la sauté de la jeune fem- me, qui ne réussissait pas à dominer sa mélancolie, déclina rapidement et une maladie de iangueur la conduisit au tom- beau. Cinq ans après cette mort, M. de St-Alban se trouvait au ci- metière, près de la tombe de sa femme, où ce malheureux é- poux venait souvent, lorsqu'il aperçut une jeune femme si parfaitement scinbiable à celle qu'il avait perdue qu’il demeu- ra frappé de stupeur. 11 la vit s'éloigner précipitamment en poussant un faibie cri et voulut la rejoindre I] n'atteignit l'en- trée du cimetière qu’au moment où l'incopnue mentait. en voi- ture et disparaissait. Ayant in- terrogé le gardien du cimetière, M. de Saint Alban apprit que cette dame s'appelait Madame de Sézrane et qu'elle n’habitait la France que depuis peu. M. de Saint Alban se rappela alors que M. de Sézanne avait été ie fiancé de sa femme. 11 ap- prit aussi que le gardien du ci- metière, le prédécesseur de ce- lui qu’il interrogeait, s'était dé- mis de ses fonctions cinq ans auparavant, après avoir fait, di- sait-on, un héritage cousidé rable. Cette circonstauce l’éton- na ;il voulnt rechercher cet homme, mais ne trouva que sa veuve qui lui révèla que la source de la fortune de son ma- ri lui était restée inconnue à elle-même. Ce mystère augmen ta l'anxiété du conseiller au parlement ; il se décida à récla- mer l'autorisation nécessaire pour faire précéder à une ou- verture du témbeau ; on ouvrit le caveau, on n'y trouva qu'un cercueil vide ! M. de Saint Alban se rappela lors que l’étrangère dont la res- semblance l'avait frappé était vraiment sa femme. 11 s’adressa au Parlement de Paris pour ob- tenir la réiutégration de l'é- pouse prétendue défunte au do- micile conjugal. L'affaire s'enga- gea et démontra que M. de Sé- anne revenait à Paris au mo: ment des funérailles de Mme de Saint Alban, s'était fait ouvrir Je tombeau pour la revoir. Or, celle qu'on croyait morte n'é- tait qu’en léthargie ; elle se ra- nima devant l’homme qu’elle aimait. Ayant chèrement complicité du gardien, M. de Sezanne emmena la morte-vi- vaute en italie. Il y rencontra une famille qui donra un nom à la pauvre femme et peu après l'épousa. Les jages, sans se laisser a*- tendrir, condamnérent Madame de Saint Alban à rentrer au do- sou premier mMmarïl. payé la micile de Mais elle ne put sy r soudre e obtint de terminer ses Jours au fond d'un cloitre nt E ENUN JOUR. t » 151010 Guinine.’’ Prix 23 he A ns hin et € -2 nis, rec si elles ne guérissent pas. 70-n cénis, T° He a É let l’autre au-dessous : L'IMPFARTIAT, JEUDI LE 26 MAI, 1898. _ Le Jardin Potager Comme c'est le temps de tra- Vailler le jardin potager, nous nous permettrons de raconter le fait suivant : Un jardinier cultivait un acre de terre ; comme ses jardinages ge, Ini demander souvent comment il s’y prenait pour réussir ainsi. 11 répondait à ceux qui le ques- tionnaient : “Je cultive mes deux acres de terre avec beau- coup de soin et vous voyez le résultat.” Mais, lui éndnditt À On, vous n'avez qu’un acre de terrain. “est ce qui vous trompe, reprenait-il, Je cultive connais qui ns bèchent et re- muent leur terrain qu’à 4 ou 5 pouces de profondeur, je ne cul: tiverais réellement que mon HAVE YOU A LEAKY Have you à roof that you have tried all kinds of Roofing on and cannot get étaient toujeurs magnifiques, on ti ht and waterproof ? 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Les plantes qui poussent sur un terrain a- meubli à quatre ou cinq pouces de profondeur souffrent beau- coup si l'été est sec et chaud, tandis que celles qui poussent dans un terrain profondément ameubli, ne souffrent nullement de la sécheresse. Sans compter que dans un terrain parfaite-| ment ameubli, les racines trou- vent facilement la nourriture pate. chu queiles ne ren SCHOOL vent faire dans un terrain com- pact qui n’est ameubli que su-! perficiellemen:. Bonnes Recoltes Ce n’est pas tout, pour le cul- tivateur, de tirer de bonnes ré- coltes de sa terre, il faut, avant tout, qu'il le fasse sans l’épui ser: À quoi serviront toutes ces belles recoltes, si, au bout de dix à vingt aus, la terre ne peut plus rien pousser. C’est tout simplement comme celui qui aurait un fort depôt dans une banque et qui croirait s'enrichir en retirant tous les ans de forts montants de la banque sans en déposer aucun. Celui-là verrait vite la fin de sa fortune. Le cul- tivateur qui prend récelte de sa terre sans l’engraisser jamais n’agit pas autrement. Cultivateurs, si vous réussis- sez à obtenii une bonne récoite d'herbe sur un arpent de terre, c'est un arpent conquis ; avec uu peu desoin, de précaution cet arpent vous donnera tou- jours un bon revenu. 11 ne faut jamais semer un grain sur un terrain qi ne peut pouser| You want the Best and the Cheapest. WOVEN WIRE FENCING | WIRE ROPE SELVAGE. l'herbe. Malheureusement, 10 BEST C beaucoup oublient cette sagel ire pratique ; ils sèment des champs entiers en ayoine et ces Champs nous, c’est travailler beaucoup pour avoir peu. Ne vandrait il pas mieux semer dix arpents de terre où l'herbe croit abondam- ment, que d'en semer cinquante qui ont servi de pate | Hog Fencings at Special, Low Prices. daut d?s années et où cepen- dant l'herbe n'a jamais poussé pour ainsi dire. CONSTIPATION CURED its important you should have natural ac lon of the bo- vioience to the system. 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Ces soldats racontaient que le cuisinier attaché au comman dant de l’île était malade et que cet officier le priait, par son in- termédiaire, de bien vonloir pour quelques heures prêter le cuisinier du navire. Le cuisinier Weinheber sé- journa plusieurs jours dans l'ile et vit le prisonnier. Voici les passages les plus cu- rieux de son récit ; Drevfus n’est pas maïtraité, il a la pleine liberté de ses mouve- ments et peut se promener dans l’île, sous l'œil vigilant de ses gardiens. Le matin, pendant la boune saison, il fait une courte prome- nade et prend un bain. Weinheber posa à ce sujet une question aux soldats. —Ne craignez-vous pas que pendant ce haïin il ne tente de s'évader ou de se suicider ? —1l n’y a aucune crainte à avoir ; pendant que Dreyfus prend sou bain, il a les poignets attachés à une corde que tient à l’autre extrémité un surveillant. A près avoir décrit l’existence du prisonnier de l'ile du Diable, le journal allemand raconte une entrevue que le cuisinier hol- landaïs a eue avec Dreyfus. Au moment où il sortait de la cabane de bois dans laquelle il travaillait, Weinheber aperçut Dreyfus qui s’avançait suivi de deux gardiens. —1! me sembla, dit-il, que Dreyfus n’ignorait pas ma pré- sence dans l'ile. fans prononcer une sy!labe, il me regarda fixe- ment dans les yeux. 1l est de taille moyenne, maigre, son teint est pâle, les yeux sont ex- traordinairement enfoncés sous l’'arcads sourcilière ; il marche courbé, vêtu d’un vêtement de coupe militaire, mais sans au cune passementerie. 1l me produisit l'effet d’un homme qui avait vieilli de dix aus en quelques mois. 1l mur- mura quelques mots à l'oreille du gardien qui se trouvait le plus rapproché de lui; cet hom- me fit de la tête un signe d'’as- lors vers moi, et m'étreignant la main avec force, me dit : —Saluez le monde de ma part quand vous y retournerez ! De nouveau il me serra Ja main et se dirigéa vers sa case ; arrivé à ja porte, il se retourna, et d’une voix émue il me répéta encore une fois : —$Saluez de ma part le monde quand vous y retournerez. Pois de la main il mefit un dernier geste et disparut. THE CYCLISTS FRIEND. No cyclist’s kit is complete without a bottle of Hagyard's Yellow Oil. Can be taken inter- nally or externally. l'or Cuts, Bites, Bruises, Sprains, Stift Joints, Coughs, Sore Throat, Pains in the Chest, etc., it is al- ways effectual. Has no equal as Diable Re sentiment. Dreyfus s’avança a-| an all round remedy. W. J. Crockett WATCHMAKER & OPTICIAN ALBERTON, P. EL Mr Crockett is !n a position io do watch repairing ju allits branches. Graduate ot the Montreal Optical School, Toronto. lasses, “NE Spectacles fi tte d PAPA without the lest inconvenience t © the patient, Eye EYES TESTED FREE Gold, Silver, Nickel, Aluminum and Silver spectacle rims at lowest price. 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