UE NOUVELLE SERIE Sn ———— —.— ———— — = me ee en, . L'IMPARTIAL, TIGNISH I. P. E., MARDI 9 AOUT 1910 et 7 - r8 ANNÉE UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C'EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. LÉON XII FONDÉ EN 1893 | PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT POUR LE CANADA Rihanna socicose 5581.00 Six scies ch Pour LES Erars-UNts Un Mio osccsusscseoéce 8.10 Six MO soc co oscocovee ce 075 Pour L'EUROPE Dr Monésocncosos cesse DL. Re. ee... 1.00 Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- val, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d’adresse devront nous donner l’ancienne aus- £i bien que la nouvelle. Adaméez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tiguish, Ile du Prince Edouard IL'IMPFARTIAIT, E Tiguish, Mardi, 9 Aout 1910 HONNEUR A LA MERE DE LA VIERGE-MARIE C'était hier la fête de Ste. Anne la grande thaumaturge canadienne. Hier on est accouru de partout à son sanctuaire de Ste. Anne de Beaupré, du Canada, comme des Etats-Unis. On évalue à plus de 6000 le nom- bre des pélerins qui se sont rendus hier à Ste. Anne de Beaupré, pour assister aux imposantes cérémonies religieuses qui ont eu lieu, en cette journée glorieuse et mémorable, Dars la journée d’hier, il s’y est opéré des miracles vraiment prodi- gieux. Le Revd Père Dufresne a bien voulu nous donner les détails sui- vants sur des miracles dont il a été témoin. Mme. Mager, de Peterboro, Ont venue à Ste. Anne, mercredi der- nier, avec le pèlerinage de Kins- ton, a été guérie d’une cataracte, Une fillette de St. Pierre de Broughton, qui ne parlait pas et ne marchait pas depuis six mois, à la suite des fièvres scarlatines, est re- tournée complètement guérie. Ce miracle a causé tout un émoi. Un autre jeune homme a été gué- ri d’une hernie. La journée de dimanche a été! remarquable par les miracles qu ont été opérés. Qu’on en juge. Cinq béquilles, trois cannes, deux paires de lunettes ont été laissées au pied de la statue de la Bonne Sainte Arne. La journée de lundi a été mar- quée par deux miracles dont l’un des plus remarquables. Un petit garçon de 11 ans était venu avec son père et priait pour obtenir sa guérison. L'enfant n’a- vait jamais marché et immédiate- ment après la communion, le pau- vre enfant s’est levé et s’est mis à marcher. On calcule à 300 le nombre des malades qui étaient autour de la statue de Ste. Anne hier. Il y avait deux pélerinages : St. Thomas de Montmagny, 600, et la Pointe-aux-Trembles, 1,100, sans compter les autres. Le Quotidien, 27 juin. ——_—_—__—_—_—__paZLELE | LA BONNE SAINTE-ANNE Un jeune homme du nom de Willie Mulier, demeurant 75e rue Est, a été guéri miraculeusement mardi, par l’intercession de la Bon- ne Sainte-Anne à l'église St-Jean Baptiste, rue 76ème Est. Muller était accompagné de aa mère et souffrait d’infirmité à une jambe au point qu'il lui fallait se servir de bandages. Il y avait neuvaine à l'église et le Père Arthur Letellier présidait à un office religieux, le matin, quand se présenta l'infirme, au moment où il faisait vénérer une | relique de la Thaumaturge. Le Père Letellier appliqua la re- lique sur le membre malade et l'instant d'après, Muller enlevait sou bandage et se déclarait guéri. L'église étant à ce moment bondée de personnes qui ont été témoins du miracle. C'est ditle Père Letellier, le troisième miracle qui s’est opéré au cours de cette neuvaine. RE CANONISATION POUR COLOMB\ Récemment, on le sait. se pro- duisit un mouvement en faveur de la canonisation de Christophe Co- lomb. On annonce que, le mois pro- chain, arrivera à Rome, venant d'Amérique, une députatiou de l'association très puissante dite les ‘* Chevaliers de Colomb”. La députation de cette société, qui compte trois [cent mille mem- bres, vient présenter au Saint-Pè- re, pour les lui faires approuver, les statuts de la société. Ceci constitue la mission officiel- le, mais la délégation a en outre un but secret et plus important : celui de persuader au pontife de sanctifier celui qui a découvert l’A- mérique. On ne peut dire quels seront les résultats de cette démarche, car on ignore ibien des phrases de la vie intime de Christophe Colomb. La fdéputation sera guidée par le présidunt de l'association elle- \mêème, Mgr Aichermanz. en Condition de la Recolte de l'Ile Dans son rapport annuel, présen- té à la Législature l'hiver dernier, l’hon. John Richards, Ministre de l'Agriculture, disait que deux rap- ports, des conditions des récoltes de l'île, seraient faits, le premier vers la fin de juillet, le second les der- niers jours d’août. Nous venons de recevoir le pre- mier rappoït et nous le livrons à nos lecteurs : Foin—La récolte de foin est ex- cellente, principalement le timothy. Ce sera l’une des meilleures récoltes dans l'histoire de l’île. Le trêfle a été un peu endommagé par les ge- lées de juin 4 et 5. Blé—L/apparence est belle, Le vers à joint a cependant causé quelques dommages. Avoine—La récolte est excep- tionnellement bonne surtout dans les terres légères et sèches. Pas si bonne dans les terres basses. En général la récolte n’a jamais eu si belle apparence. Orge—Récoïte excellente. Pois— Beaucoup au dessus de la moyenne. Blé d’Inde—A présent le blé d'inde semble être au dessous de la la moyenne mais pousse rapidement. Patates—Moindie, surtout dans l’ouest du comté Prince. La cau- se n’est pas donnée. Les mouches à patates sont en grand nombre et causent plus de dégats que jamais, par conséquent la récolte sera ré- duite. Racines —Les excellentes. Fruits —-Les pommes sont endom- magées par les gelées de juin. Les mr — apparences sont prunes sont rares. Les cerises presque pas. Les fraises environs 60 pour cent de la moyenne. Pâturage n’a jamais été meilleur, par conséquent les animaux en pro- fitent. C'était Réellement la Dyspepsie Cependant ils pensaient qu’elle avait une maladie de Coeur ou de Poumons. ) Le cas de Mde. James Russell, de Armstrong Brook, N.B., est le cas d’un grand nombre qui souffrent réellement de dérangements de l'estomac, et qui pensent que c’est le cœur, ou quelqu’autre organe qui est malade. Elle écrivait :— “Il y a environ cinq ans, je souffrais de douleurs au cœur, qui me rendaient si faible, que j'avais à peine à marcher ; la nuit j'étais obligée de m'asseoir dans mon lit, pour m'empêcher d’'étoufier. Je me fis traiter par les médecins pour la maladie de cœur. Alors la douleur se transporta dans l'épaule et mon bras gauche devenait inerte quelquefois. Voyant cela, le médecin me traita pour une maladie de poumons. Mais la douleur allait toujours grandissante, En dernier lieu, une amie me conseilla d'écrire à Father Morriscy, je le fis et la réponse fut que je souffrais de dys- pepsie. Je me procurai une médecine qui consistait dans une boîte de tablettes, Je pris deux fois de ces tablettes et je me sentis complètement guérie, et, depni — deux ans maintenant — je n'a eu aucun dérangement.”’ En nettoyant l’estomac, elles remettent tout le système en parfait ordre, et il n’y a pas de moyen plus prompt de guérir l’Indigestion, la Dyspepsie, les Brûlements, et tous les genres de dérangements de l'estomac, u’en prenant les tablettes “No. 11” e Father Morrisey. 5octs. chez votre Le Francais dans nos Ecoles —— 0 — Une dame acadienne, demeurant à Charlottetown depuis quelques années, nous disait, il n’y a pas bien longtemps, que ses jeunes enfants étaient forcés d'apprendre lenr ca- théchisme en anglais, parce que, disait-elle, ‘‘ceux des nÔ- tres qui récitent leurs leçons en français, sont des sujets de moqueries des autres élèves des classes, qui ne comprennent pas le français”. Et les autorités qui ont charge de ces classes permettent cet état de chose ? Est ce juste de forcer des jeunes enfants d'apprendre des leçons de cathéchisme dans une langue étrangère à la leur, langue que ces pauvres petits ne peuvent pas comprendre ni apprendre facilement, tandis que la langue maternelle, langue qu’ils ont apprise sur les genoux de leur mère ,: est complètement ignorée ? Assurément les personnes qui surveillent aux leçons de ca- téchisme de ces petits acadiens, ne possèdent pas un carac- tère digne de leur position. Cependant il est bien difficile pour nous de faire la criti- que, quand nous voyons nos acadiens les plus en vue ; des personnes qui ont été élevées aux plus hautes positions so- ciales, parce qu'ils étaient acadieus, renier leur langue ; leurs enfants ne parlent pas le français, et eux (les parents) par- lant que três imparfaitement l'anglais, il est difficile disons- nous de blâmer ceux de nationalités étrangères qui insistent de faire respecter et propager leur langue parmi nous. Ce ne sont pas ces personnes là qui sont coupables mais bien ces acadiens comme nous venons de mentionner. : Chaque personne qui renie sa langue, reniesa patrie. Le devoir de tous est de voir à seignés dans la langue maternelle. pes, dans nos écoles, dansmos ce que nos enfants soient en- Si cela ne se pratique couvents et aux instructions du catéchisme il faut une révolte ouverte contre cette in- justice et de suite en appeler au plus haut tribunal. Dans un autre numéro nous allons parler sir l'enseigne- ment du français dans plusieurs de nos couvents et écoles supérieures. Nous avons bien des intéressantes choses à faire connaître à nos lecteurs, sur ce sujet. Qui sera Archeveque d'Ottawa 0 Les journaux annonçaient, hier ouailles, un évêque doit les com- soir, l'accession de Monseigneur l'Archevêque de Kingston au siège d'Ottawa. Nous croyons la nouvelle préma- turée et—à moins de changement récent à Rome,—]Iinprobable. Nous osons ajouter respectueuse- ment que cette nomination serait regrettable. Monsieur Gauthier, archevêque de Kingston, est un saint prélat, un homme distingué dontla per- sonne et le caractère feraient hon- neur à tout diocèse canadien. Mais en dépit de son nom fran- çais, il est irlando- écossais de et anglais d'éducation. Il prend et parle difficilement le çais. ; En deux mots, il n’a ni la for- mation ni la mentalité qui lui per- mettent de prendre un contact in- time avec les fidèles d’un diocèse aux quatre-cinquièmes français, comme Ottawa ; et par conséquent, il ne pourrait y faire tout le bien qu’un pasteur doit accomplir, et que l'Eglise toute entière, aussi bien que les fidèles sommis à sa charge, ont le droit d'attendre du ministère apostolique. Un pasteur doit connaître ses sang com- fran- brebis, afin que la brebis le connais- sent. Pour bien connaître prendre, et pour les comprendre, il doit ressentir, d’instinct, ce qu'il éprouvent. Or, le point de contact, la corde sympathique la plus forte et 1a plus intime, c’est, après la foi dans un même Dieu et une même Eglise, la communauté d’instincts, de senti- ments et d’aspirations, née du sang, de a langue maternelle, des tradi- tions ancestrales, en un mot, de tout ce qui constitue la race. Ii faut reconnaître que chez beau- coup de gens, mêmes prêtres où é- vêques, la voix du sang parle par- fois pius haut que le sentiment re- ligieux. Tels des nôtres sont plus fran- çais qne catholiques. Certains Ir- landais catholiques, clercs ou laï- ques, semblent plus Irlandais que catholiques et, ce qui est moins ex- cusables, plus anglicissants que les Anglais, protestants ou catholiques. Il en est résulté dans plusieurs des régions ou canadiens-français et catholiques de langue anglaise vivent en communauté paroissiale ou diocésaine, un malaise, une irri- tation sourde, parfois même des couflits scandaleux, dont les enne- mis de l'Eglise tirent seuls jouissan- | ses ce et profit. —Henri Bourassa dans le ‘Devoir ? Salut aux ——j— — Avec les Chevaliers de Colomb, | nous airive, aujourd’hui, de la | Louisiane, un groupe assez consi-| dérable de descendants des fiers ex: ilés de 1755. Des Caillouet, des Bourgeois, des Landry, des Mou- ton, des Hébert, entre autres nors qui nous sont chers,--tous fils de cette rae immortelle qui donna au morde, ily a cent cinyuarte-cinq ans, l'exemple d’une fidélité ad:mi-\ rable à son Dieu et à sa langue ma- ternelle,—seront les hôtes de Qué | bec, pendant quelques jours que durera la convention des Cheya- liers de Colomb. On connaît par coeur, dans tout le Canada français, les péripéties de | cette lamentable odyssée de tout un. peuple à travers le Continent amé- | ricain. Pas un élève de nos coilè. | ges qui ne soit capable de raconter, en détails, l’histoire émouvante de! l'expulsion des Acadiens par l'in-| fâme Lawrence. Ce que l’on sait peut-être saisi bien, c’est l’histoire, très belle aus- si, de l’établissement en Louisiane, de 1764 à 1785, d’un groupe consi- dérable de ces mêmes exilés, venus de la Nouvelle-Angleterre, du Ma- ryland et de St-Domingue. Le 28 février, le commissaire de France en Louisiane, M. Foucault, écrivait à son ministre : ‘‘J’ail'hon- fournisseur, ou de la Father Morriscy Medicine Co., Ltd., Chatham, N.B,48F ématite neur de vous informer'qu'il est ar- | oO (DE L'ACTION SOCIALE) | La paroisse St-Jean Baptiste, sur le Acadiens ! rivé ici, il y æ peu de jours, plu- sieurs familles acadiennes, faisant nombre de cent-quatre-vingt-treize personnes. Elles ont passé de l’A- cadie à St Domingue où elles se sont embarquées snr un bâtiment marchand pour se rendre ici.’’ Dix années durant, des groupes d'immigrés acadiens se suscédèrent ainsi sur les places pubiiques de la Nouvelle-Orléans. Leur pauvreté | et leur afiction émurent nos frères français de la Louisiane, et les se- COurS ne manquèrent pas aux mal- heureux enfants d'Acadie. Il en tats-Unis où se fusionnent presque toutes les races dela terre, c'est leur group:ment autour du clocher paroissial, comme aussi leur atta- chement à la terre. Fiaèles à la foi des ancètres, ter- riens dans l'âme, les Acadiens de la Louisiane forment aujoird'hui, la majorité dars vu bon nombre de paroisses de l’ancienne colonie fran- çaise. Ils ont même gardé, non seulemerit la langue maternelie, qu’ils parlent encore à la campagne surtout, maïs même le pittoresque parler du terroit acadien. lI's di- sent couramment encore, —nous l'avons eutendu de nos oteilles, — ‘naviguer’ pour voyage, ‘‘par- tance’” pour ‘‘départ’’, ‘‘chandel- les’”” pour ‘‘cierges’””, ‘‘dres” pour ‘‘aès que'”, ‘‘amarre:’””’ pour ‘‘atta- cher’’, un chemin ‘‘méchant’’, pour un chemin ‘‘mauvais’””, ‘‘être dans les fardoches’” pour être dans l’em- barras, ‘‘frette”’ pour ‘‘froid’’, etc. L'émotion nous gagnait, malgré nous, lorsque nous entendions sor- tir de la bouche de ces braves cam- pagnards louisiana.s, ce vieux par- ler des ancêtres, qui est aussi beau- coup le nôtre et qui nous rattache si fortement, Acadiens et Cana- diens-Français, à ce prssé chargé de gloire qui est notre patrimoine commun. La race acaïienne a l'honneur d’avoir fourni à la Louisiane des hommes d'Etat comme les gouver- neurs Thibodaux, Mouton et Hé- bert, et des magistrats distingués comme MM. A. A. Breaux, juge en chef actuel de la Cour Suprême de l'Etat, Aucoin, de la Nouvelle- Orléans, et Caillouet, de Thibo- daux. Novws ne croyons pas commettre une indiscrétion en disant qu’au- jourd’hui même, nous avous l’hon- neur d’avoir pour hôtes, à Québer, -| MM. les juges Caillouet, Mouton et Laîche, trois des plus distingués Acadiens de la Louisiane. A tous ces vaillants enfants des fiers exilés de 1755, ‘‘L’ Action So- ciale’’ est heureuse d'offrir, au uem des Canadiens Français, une sympathique et fraternelle bienve nue. Qu'ils sachent bien qu’ils sont chez eux, dans notre vieux Québec. Plusieurs d'entre eux, qui n’a- vaient jamais foulé encore le sol français de notre chère province, font, en ce moment, avec leur fa- mille, un véritable pélerinage na- tional. Depuis longtemps, aux foyers acadiens de la Louisiane, on parlait de la future Convention de Québec en 1910, comme d’une oc- casion extrêmement propice pour aller revoir le ‘‘vieux pays’. Nul doute que plusieurs d’entre ces nobles héritiers de Ja légendai- re fidélité des enfants d’Acadie se rendront au Bassin des Mines, pour jeter un regard attendri sur la ter- re consacrée par le sang et les lar- mes des ancêtres. A eux, encore une fois, ainsi qu’à tous les fils de la Louisiare française qui les accompagnent, nous sommes fiers d'adresser un fraternel salut. Small oxydized watches, 5,00 6.00, 8,00. Small silver watches 8,00, 10,co 15,0€. Gold hlled watches 7.50, 10.00, 12.50, 15.00 up. vint jusqu'à près de 4,060. Deux, colonies acadiennes se fondèrent, à ‘ ts de ‘eur arrivée, en Louisiane : l’une à Mississipi, à peu de distance av nord de la Nouvelle-Orléans ; l’au- tre, au poste des Attakapas, au- jourd’hui Saint-Martinville, à cent- cinquante milles environ à l’est de la Nouvelle-Orléans. M. Edouard Richard, dans son b:1 ouvrage ‘‘Acadia”’, donne le chiffre de 40,000 comme étant ce- lui des Acadiens de la Louisiane, aujourd'hni. Ce groupe acadien se tient bien encore, malgré la ter- rible poussée américaine et l'absen- ce d’écoles françaises en Louisiane. Ce qui fait, surtout, qu’ils aient pu subsister comme Acadiens, dans cette fournaise gigantesque des E: A servicable watch for men in Nickel Case for 4.50. ‘Our stock of Gem and other Rings Îs extensive, prices 1.50, 1.75, 2.00, 2.50, 3 00, 5.00, 10,00 up to 50.00. A special card for taking size required will be sent on request. E, W, Taylor SOUTH SIDE QUEEN’S SQUARE Charlottetown la Gazette du Travail, par M. FE. J. Nash, corrspondant, Charlotte town, I. P. KE. : ché du travail durant le mois de juin a très pu différé de celle de bien équilibrées. Dans toutes les parties de la province, un certaiu uombre de contrats du gouverne- ment tels que la construction de l’embranchement d'Elmira, y com- pris les stations et autres édifices, et la construction de plusieurs quais, a donné de l'emploi à un grand nombre d'hommes. A Char- lottetown on a travaillé à plusieurs maisons. Le mois a été favorable pour les travaux d'extérieur et on y à fait un progrés considérable. Les marchands de gros et de détail rapportent que les affaires ont été bonnes, Les relations entre les employeurs et employés ont été harmonieuses. Agriculture—La fin du mois a Revue Generale du marche du fravail Le rapport suivant est soumis à lvue les semences terminées, et la | pression de l'ouvrage 3’est quelque [2u ralentie. Les immigrants qui sont venus d'Angleterre ont facile- | ‘‘La situation générale du mar-| ment trouvé de l'emploi dans les | fermes et ont donné satisfaction. | Un certain nombre de personnes mai, l'offre et la demande étant} terres attendent encore l’occasion [d'acquérir des propriétés à leur | goût. ceptionnellement fraîche, mais fa- qui sont venues pour acheter des La température a été ex- vorable à une bonne récolte de foin. La saison de la fabrication du fro- mage s’est ouverte dans de bonnes conditions, le nombre de boîtes of- fertes à la première réunion du Cheese Board ayant été le plus grand qui ait jamais été reçu au commencement d’une saison. Pêche—La pêche au homard, qui avait été assez heureuse au com- mencement et au milieu du mois, s’est améliorée vers la fin. Dans les autres lignes, la prise a été bon- ne, et l’industrie, en somme, promet d'être au moins égale à la moyenne. L'Eolise e des ‘Les Juifs, écrivait le célèbre ju- risconsulte français, Portalis, for- ment partout une nation dans la nation. Ils ne sont ni Français, ni Allemands, ni Anglais, ni Pruc- siens. Ils sont juifs.” (‘‘Mémoire sur la question juive’’, 1806.) “Je mot ‘‘Juif”, disait Maury, !à l’Assemblée Constituante, le 23 décembre 1789, n’est pas le nom d’une secte, mais d’une nation qui a des lois, qui les a toujours suivies et qui veut encore les suivre. Ap- peler les Juifs des citoyens, ce serait comme si l’on disait que sans cesser d'être Anglais et Danois, les An- glais et les Danois peuvent devenir citoyens français sans se mêler aux autres peuples’. On peut en dire autant aujour- d’hui. L'année dernière, aux E- tats-Unis, plusieurs rabbins s’éle- vaient avec force, dans leurs chaires et dans toute la grande presse amé- ricaine, contre le mariage entre juifs et chrétiens. Personne de ceux qui veulent traiter la question juive n’a droit d'ignorer ce fait significatif. Il n’est permis non plus, à personne d'ignorer la protestation des juifs de New-York contre le chant des hymnes de Noël par les enfants des écoles publiques,-protestation qui souleva une vraie tempête d’indig- tion chez tous les Américains, pro- testants comme catholiques. Les ignorants nous disent sou- vent ‘Pourquoi luttez-vous contre les Juifs? C’est mancuer à la cha- rité chrétienne que d'agir ainsi en- vers ce peuple”’. Nous n’avons aucune leçon de charité à recevoir de ces messieurs, et c'est à l'Eglise seule que nous demanderons cette leçon. Comment donc l'église a-t-elle traité les Juifs ? Voyons d’abord la législation ec-lésiastique tou- chant la vie individuelle des prê- tres, L'Eglise réglementa la vie indi- viduelle des Juif par les lois du ‘‘Ghetto’’ et par la rouelle jaune. C'est une erreur de croire que le quartier juif fut créé par les Papes. Dans la Rome Païenne, les Juifs comme ils le font encore en plein XXe siècle, à Montréal, à Québ2c et partout, se groupaient toujours dans un même quartier. La Satire Ille de Juvénal, parle en termes très clairs, d’un endroit spécial ha- bité par les Juifs : + “Nunc sacri fontis nemus et de- lubra locantur Judaeis’’.... Les Papes ne firent donc que légiférer sur l'administration du. quartier juif. Pourquoi cette spéciale ? Parce que ‘‘la nationalité juive est l’ennemie de la nation chrétien- ne ;;°” parce que les Juifs exècrent Jésus Christ et tous les mystères de la Rédemption ; parceque le peu- ple juif refuse de s’assimiler avec les nations qui lui donnent l’hos. pitalité ; parce que aucune fibre de patriotisme ne rattachant le Juif à la terre qui le reçoit, sa soif de l'or peut en faire facilement un traitre; parce que, enfin, les Juifs vivent réglementation des preceptes du Talmüd, livre contenant les traditions juives con- t les Juiis La legislation de l'Eglise touchant la vie mdividuelle Juifs ee À ——— çues en dehors de la Sainte KEcri- ture et souvent contre elle, livre dont le Pape Innocent IX,—et ce témoignage nous suffira pour au- jourd’hui, —a dit : “Dans ces traditions, en effet (qui dans la langue hébraïque s’ap- pellent Talmud, et qui constituent uu livre très considéré chez eux, livre dépassant immensément le texte de la Bible et où se : trouvent des blasphèmes contre Dieu, contre son Christ et contre la Bienheureu- se Vierge, des sables incompréhen- sibles, des erreurs abusives et des insanités inouiïes) ils élèvent et nourissent leurs enfants.’ (Let- tre du Pape Innocent IV à Louis IX, roi de Franca, 7 des ides de Mai 1234. Voilà donc des ennemis du nom [chrétien à surveiller. Le Dominicain Ferraris résume, en quatre lignes, la législation de surveillance décréte par l'Eglise pour tenir en respect le peuple Juif: ‘Tous les Juifs doivent résider dans un seul et même lieu : et si le dit lieu est insuffisant, dans deux ou trois qui se touchent et se communiquent ; qui n’aient qu’ une entrée ni d'autre porte de sor- tie que celle d’entrée,”’ (Const, “Cum nimis absurdum’’ de Paul IV et de celle de Saint Pie V ‘‘Ro- manus Pontifex'’.) Conséquences de cette législa- tion : lg Juif ne pouvait établir êa résidence en dehors du quartier déterminé par la loi et, donc, ne pouvait jamais habiter parmi les chrétiens- De plus l'Eglise interdit aux Juifs la possessions du sol. ‘La situation plus précaire qui en ré- sultait pour le Juif, tenait en éveil ses instincts de conservation et constituait une sorte d’avertisse- ment à l'état continu, qui le rap- pelait à l’ordre ; sa rapacité et ses autres passions en étaient mieux coutenues ; un frein se trouvait posé à cette insolence native, qu'il a tant de peine à retouler, et à la- quelle le trop de sécurité eut offert des facilités dangereuses”. Les villes à ghetto des Etats pou- tiicaux étaient Rome, Ancône et Lerrare. ia Toujours pour !a surveillance de ces êtres dangereux, l’ Eglise, pour les rendre facilement discernables dans la foule aux regards de la po- lice, les contraignit à porter un in- signe particulier la rouelle ou ban- de jaune, En egissant ainsi, l’E- glise avait un double but : rendre le Juif pius visible pour que la pu- uition fut plus sûre et plus rapide en cas de désordre de sa part, et le désigner plus particulièrement à la protection de la police en cas de soulevement populaire contre lui. Où l’on voit clairement que si l'Eglise, comme ses ennemis eux- mêmes se plaisent à le reconnaître, se fit toujours la protectrice des Juifs contre la tyrannie elle u'ou- blia jamais, non plus de défendre ses p‘opres enfants contre l’exploi- tation juive par des mesures tou- jours justes et quelquesfois sévères, Antovio Huot, ptre, cd Fr HN os Célrig ].. ht puit bp En Ed r Lé / VTT,