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Mortellement frappé, le sauvage fit trois ou quatre culbutes avant de totmber mort, Walter avait profité de cet incident pour recharger son fusil, tandis que Da- niel lui saisissuit la main et la pres- sait suf ses lèvres. ‘Un Dieu miséricordieux nous a sauvés, mon jeune maître ! Bénis- sons-le ! Rendons-lui grâce ! Et tremblant de joie, il baisait. encore la main de son ami. Une fois de plus. je vous dois la vie : merci ! Les Peaux-Rouges ne m'auraient pas manqué. Jeme croyais déjà latteint d'une balle Mais vous lavez mieux visé que ce mécréant. —N'as-tu pas sauvé ma vie en exposant la tienne, Daniel ! Sans ton signal je ne me serais pas dou- té de la présence des Indiens. Leurs balles m'eussent infaillible- ment atteint. Tu-as donc fait au- } 1e ordinary styles that everyone tm 1902 has. All the natty touches which will appeal to your taste are comprised in our Waists and their fit is un-! questioned. 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Grand Dièr | vous serietvoos OUT CF FINE a pe battus avec des Indiens ? demanda | Spectacles an ye Glasses. mistriss Taylor frappée de terreur. —Eh bien, oui ! nous nous som-| |}, just imported one of the mes battus, et fameusement, en- finest assortment of Spectacles and core, Madame, répliqua le nègre en| ne Glasses ever brought to the suspendant les fusils aux clous]! th fixés dans la muraille, et en dépo-| A sant ailleurs le reste du butin. Suitable for all Nous en avions cinq contre nous, et nous en avons expédié trois dans l’autre monde ! Les deux autres ACS sont restés en vie, sans doute pour | rapporter cette nouvelle sous forme | de salutaire avertissement à leurs | EVERY STYLE braqués sur ma personne. camarades !”’ | Gold, Gold filled, Nickel, Silver, | — N'importe, nous nous sommes ! !mons me semblent bien morts. À et les plus perfides d’entre toutes iles tribus indiennes. Emportons | leurs armes et leurs vêtements bro- F se : | dés comme des trophées de notre Î Î ! tourner au fortin ; on doit déjà s'inquiéter là-bas à notre sujet,” [ajouta Daniel en rechargeant sa carabine. Les deux compagnons s’appro- | chèrent d’abord de l’Indien tué en: | dernier lieu, efle trouvèrent sans ivie, couché la face contre terre. Une balle lui avait traversé la tête ! I] fit ensuite le récit des événe- Steel, rubber etc. | parfaitement battus, ces trois dé- | ments, auxquels Walter ajouta ses THE LATEST AND Ce | aventures, interrompues par les ex-| sont des Waccas, les plus terribles clamations de terreur de mistriss | ESS. Taylor et de sa fille. Price always right | ‘Le Tout-Puissant vous a proté- | gés,”? remarqua M. Taylor lorsque; ile récit fut terminé, et tandis que | sa femine essuyait en silence les lar- | mes qui coulaient de ses yeux. La! conversation, après avoir longtemps | encore roulé sur cette aventure, | finit par revenir au sujet de l’inon- | dation. | | TIGNISH Eyes tested free of charge Baden Powell’s ‘‘J'espère que l’eau n'aura pas] M. | ‘laylor. | l — Au contraire, cette irrigation le! Mounted Police endommagé notre maïs? fit LA PANTHÈRE NOIRE (suite de la 1re page) voureuses de l’herbage. Tout à coup plusieurs d’entre eux tressaillirent ; ils relevèrent la tête et dressèrent l'oreille. Da: niel chercha des yeux aussi loin qu’il put voir, mais il ne remarqua rien qui pût leur donner l'éveil. Tout en se disant que ce pouvait bien être quelque oiseau de proie qui alarmaïit ces timides animaux, il abaissa de nouveau les veux dans la direction de l’eau, et aper- çut alors un mouvement dans la rivière ; puis, à peu de distance, un point noir parut à la surface, se dirigeant avec agilité vers la rive. C'était un castor, qui, tout en nageant, sortait son museau hors de l’eau, et laissait derrière lui deux sillons se terminant en angle aigu, et qui ridaient seuls la sur- face unie du lac. Il abaïissa alors son fusil avec précaution, et le mit en joue, at- tendant pour tirer que l'animal ne fût qu’à quelques mètres du bord. Enfin il pressa la détente. Le castor roula sur lui-même au milieu de ïi’eau, entouré d’écla- boussures. arme contre l'arbre, se jeta aussitôt dans la rivière, et atteignit la bête en une ou deux brassées. Il saisit aussitôt par la queue sa proie expi- rante, et nagea vers le rivage. Une fois 1à, Daniel secoua l’eau Le nègre, laissant son | Il regarda si sa hache tenait bien à son ceinturen, et songea À atta- quer l’Indien sur-le-champ, avant que celui-ci eût le temps de rechar- ger son arme ; car il savait que les Indiens ne se servaient pas de fu- sils à deux coups. Cependant, avant d'exécuter son projet, il avança sa tête au-dessus du tronc du cyprès. Deux coups de feu partirent au même instant, et une balle vint trouer son chapeau. Le nègre ve- nait d'apercevoir deux sauvages au lieu d’un qui le visaient. Quel parti prendre se demanda Daniel avec indécision : tomber sur les assaillants et commencer la lutte à découvert en essayant de rejoin- dre Walter ? Mais si un plus grand nombre d’Indiens était caché dans le voisinage, il les conduirait droit à son compagnon en se dirigeant vers lui. | L'arbre derrière lequel il était | masqué avait été déraciné par un ouragan ; le trou dans lequel cet arbre était autrefois planté se trou- _vait vide ; les racines s'élevaient à |six pieds de hauteur et retombaient | daus l’excavation. | Daniel résolut dese blottir en | cet et:droit, afin d'être câché aux Indiens par les racines, lesquelles, lui, il les verrait dis- |tinétement, Sa tête seule dépas- | sait la cavité, et lui permettait de tout observer autour de lui. | Il guettait sans cesse les arbres “ près de la rive. celui-ci faisait ces bonds avec une telle rapidité qu'il rendait la chose impossible, Pour comble de malheur, deux autres Indiens, qu'il n'avait pas encore aperçus, le guettaient, lui, derrière d'autres arbres. D'un autre côté, deux autres sau- vages se montrèrent soudain plus près de 1 eau. Ils étaient donc cinq, et leur in- tention était de cerner Daniel. Le nègre vit, par-dessus un é- paulement du terrain, celui des In- ment du côte d’où Walter devait venir. le monticule le chapeau, puis le buste de son ami. ‘‘Les Peaux-Rouges ! lui cria le noir de toute la force deses pou- mons. Arrière ! fuyez !’ pour agiter son chapeau en signe d'alarme. Pendant ce temps-là, les deux Indiens les plus proches firent feu. Daniel ne fut pas atteint, et, se te- tête avant qu’il eût eu le temps de regagner son embuscade. Le nègre s'élança aussitôt, en poussant u:1 cri de guerre terrible, Sur le Peau-Rouge qui se trouvait Daniel ne put viser le sauvage, car diens qui avait le premier changé. de position s'embusquer précisé- En ce moment, apparut derrière Et il bondit hors de sa cachette, | de part en part. | “Le coup était à longue portée, j'ai donc visé hant ; c'est égal, j'ai | gardé la ligne droite.” Le nègre, tout en s'adressant cet éloge, dépouillait le cadavre de son sac, de son tomawack et de ses or- nements, composés de bracelets de boucles d'oreilles en cuivre jaune, et d’un collier appelé vam-poum. "Voyez donc, ce gredin avait son fusil chargé et il n'a pas tiré, fit-il en s'emparant de l’arme du sau- vage. —Expliquez-moi. Daniel, quoi vous lui avez crié qu'il devait avoir entendu parler de la Pan- thère Noire, demanda Walter en regardant le Wacca étendu terre. —Oh ! c'est une manière de par- ler entre jes Indiens, répondit le nègre visiblement embarrassé et en 's'éloignant de Walter. II se dirigea en même temps vers l’Indien qui avait été tué le pre-| |mier, et qui gisait par terre le front percé d’une balle, et lui prit égale- ment ses armes et les ornements | qu'il portait. Le troisième Peau-Rouge avait eu l'épine dorsale traversée par la balle de Walter. Le jeune chasseur se chargea des armes des Indiens ; Daniel emporta les ornements, et tous les deux ù à À à 'e nant debout sur le tronc, il visa et retournèrent près du castor, au-| : FES à travers atteignit un de ses ennemis à la quel on coupa les glandes mus- quées. | Comme il était trop tard pour dépouiller l'animal, on le pendit | par la queue à un atbie, ct on re- | jeta ensuite l'animal et ia branche pour- | par | fira nrieux pousser, répondit Da- . | niel. | den Powell's Mounted Police have — A propos d'eau, continua-t-il, 1l faudra que je rentre le canot de- main soir, dès que le fortin sera fermé ; je l’amènerai près du ro- cher, derrière la colline, et je re-|! monterai ici par l'échelle. J'ai pensé que les Indiens pourraient facilement s’en emparer pour le dé- truire. Il faut, du reste, que nous l'avons sous la main, dans le cas où nous serions obligés de fuir ; ce dont Dieu nous préserve !”? | Le lendemain, lorsque mistriss Taylor appela la famille pour dé- 'jeuner, Daniel avait déjà rapporté le castor tué la veille. | Après l'avoir dépouillé de sa ma- ignifique fourrure, il dépeça la} chair, qu'il remit à la maîtresse de! maison, comme un mets très dé- | licat, en lui recommandant sur- |tout la queue, qu’il disait être vrai- ment exquise. Mistriss Taylor hésitait à la faire | cuire, parce que l'animal ressem-| iblait à un gros rat, disait-elle ; mais elle finit par céder aux in- |stances de Daniel et de son neveu | Walter. ( à suivre ) | | es Trade Mark Registered | | | Design Copyrighted, The Oxien ‘Tabiets and Oxien South Africa. We, the undersigned, of the Ba- great pleasure testifying to the fact cured us of Rheuimatism and Sore l’Throat. 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Il sauta au bas du tertre, et se jeta à plat ventre derrière un cyprès colossal. abattu à vingt mètres de là. L'œil perçant du nègre avait re- connu du premier coup, dans le tireur, un Indien. Cet ennemi, qui avait failli l’atteindre, le guettait, caché par un chêne, et s'était dé- robé à sa vue aussitôt après avoir tiré. Ce chêne était situé en aval de la rivière, à une distance de cent mè- très environ du bord, et la première pensée de Daniel se porta sur Wal- ter, qui devait bientôt le rejoindre de ce côté-là, |enfin prêt à tout événement, ayant à la main son fusil à deux coups convenablement chargé. | Les derniers rayons du soleil a- | vaient fait place à la brume du soir: |toute la forêt était déjà plongée | dans l'obscurité du crépuscule. | _L’inquiétude de Daniel pour son jeune maître augmentait de seconde en seconde ; il éprouvait un sup- plice mortel. Walter va bientôt gravir la ber- ge, pensait-il ; les sauvages l'aper- cevront de loin, s’avançant plein d’insouciance, eti gnorant le danger qui le menace, et alors..alors il sera perdu...... Affolé de terreur, le nègre quitta son refuse dans l'intention d’avertir Walter du danger en faisant quel- ques détonations répétées. Au même instant, il vit un Peau- Rouge surgir de derrière son chêne, pour se porter vers un autre plus Mais l’Indien braquait déjà son fusil sur lui;c'en était fait de ami Daniel, si Walter, prompt comme la pensée, n’eût abattu l’In- dien d’un second coup de feu. Le second Peau-Rouge tomba en poussant un cri rauque. ‘’Hourrah !”” s'écria Waïter si haut, que l’écho des bois en retentit au loin. Et il accourut vers son ami. ‘‘Hourrah 1 répéta Daniel en se retournant vers les trois autres In- diens, qui s'enfüyaient déjà comime des cerfs en se glissant entre les arbres. Quant à vous, leur cria-t- il, vous n’irez pas plus loin. Vous êtes des Waccas, des serpents ; vous devez avoir déjà entendu parler de la Panthère Noire, n’est- ce pas ?’’ Un des Indiens, interpellé de june agilité surprenante pour se dé- |rober à son adversaire | 1e lendemain. | La nuit était venue ‘coureurs d'aventures a teignirent la prairie. Du haut des , |croissant de la lune éclairait lorsque les cieux, le leur course nocturne de sa pâle clarté. | Las et exténués, Walter et Da- | niel s’approchèrent du fortin, où leur arrivée était déjà annoncée depuis longteinps par les aboie- ‘ments des chiens. Vous voilà, Dieu merci ! s'écria : M. Taylor, qui les attendait sur le | seuil de la porte ouverte. Pour- quoi donc êtes-vous restés si Jong- temps absents ? Nous étions séri- ‘eusement inquiets. L'eau s'est re- tiré du champ, mais nous ignorons à quelle cause il faut attribuer l'i- nondation. — À une ‘‘colonie” de castors qui est venue construire un barrage } . CE « | dans ia rivière des Pruniers : nous cette sorte, faisait des zigzags avec l'avons détruit, répondit Daniel.’ Mistriss Taylor parut à ce mo- ; mais la} ment sur le seuil du blockhotse, | | Pills are recognized to day as the leading nerve builders on the mar- | ket. No medecine has been placed be- fore the public which has done so much good as the OXIEN TABLETS and PILLS Send 30 cents for Oxien Pills NFIL McKINNON, Sumtnerside. and be convinced that Oxien Pills and Tablets are the Best medecine éver sold on the Island. MeQuarrie & Arsenanit AvocarTs, NOTAIRES, &C. Summerside, P. KE. I. (Bureau au dessus du Royal Bank of Canada) ARGENT A PRETER Neil McQuarrie, K. C. Aubin E, Arsenault. ; ’ and 40 cents for Oxien Tablets to! 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