à en RQ ar eh a PT ME ARE eu | mg ee re D SMS La Jeune Fille Pauvre ne s'apercevait ni du temps qui s'écounlait, ni des paysages qui se EN la longu- wi ; à : (Suite de la 1èr) eur de la route’ ni de la fatigue hâte, avait grondé le malade de! "°'tuTe ces portières, mails, | son imprudence etenjoint un |'"1##P#énsnt ss marche, elle repos absolu Poree fat au duel'etombait dans sa méditation de se soumettre. Quand il rl Pre u et ses ; plus calme, il fit part à safille: uoun incident sur sa route de ses déceptions. Celle-ci lui| 42€ l'apostrophe grossière, de déclara que, s'il l'avait préve-| trois Jeunes gens qai s'étaient oue, elle les lui aurait évitées. installés cavalièrement auprès da voyage, ui dela solitude morale. tirée, un moment, de sa torpeur, À sen accent, le duc devina qu’ elle parlait par expérience, et qu'elle avait pareouru l’humi- liant calvaire, où il n'avait ren. vontré que douleurs. Ainsi done, tu veux me quit- ter ? jui dit il, sans préambule, en faisant. pour la première foi, allusion aux propositions du docteur Alfaut. —Je le dois, mon père, répon: dit-elle simplement. Je vous l'avoue aujourd'hui, j'ai cherché du travail et n’en ai point trou- vé. J'aurais veillé nuit et-jour, s'il l'avait fallu, avant de me separer de vous. Aucune de mes démarches n’a abouti. —Æ£t tn me Jaisserais, Fer- nande ! Alers que, grâce à toi, je commence une mouvelle vie, que je sens mon étre se dilater en ta présence ! Jusqu'ici, j'étais comme frappé de som- nanbulisme. Je t'aimais, j'ai- mais ta mère, sans doute, ce n'était pas ce que je sens av cœur. Tu m'astransformé. Si c'était pour te perdre aussitôt, mieux valait... Taisez vous ! taisez-vous, mon père, et que la volonté de Diea soit faite ! —Tu es donc résolue ? — C'est mon devoir etje n'ai pas de choix. —Coursgeuse fille ! Et tu ne maudis pas l'auteur de ta ruine ? —Dieu a voulu cette ruine, mon pèra. Qui oserait maudire Dieu ? XVII EX WAGON 1] n'y avait pas quinze jours que la question du départ avait été agitée par le docteur et la supérieure, que Fernande se trouvait à la gare, accompagnée de monsieur et madame Alfaut et du fidèle François. On n’a- vait pas permis au duc de se déplacer. Après les dernières caresses, les dernières poignées de mains, les recommandations, il fallut se séparer ; Fernande, le cœur gonflé, défaillante et pâle, s'installa dans uu compar timent réservé aux dames Les wagons s'ébranlèrent, la locomotive lança en sifflant, son panache de noire vapeur; Ja jeune fille était partie ; elle était seule désormais. Comment décrire l'infini de la tristesse qui l'envahit peu à pen Jusque là, soutenue par une énergie factice, bouleyersée par les adieux, shurie par le mou- vement qui se faisait autour d'elle, atteudrie par les soins, les prévenances de ces amis, les paroles de sa chère supérieure qu’elle avait été embrasser, elle n'avait pu faire un retour sur elle-même. Songeant trop aux autres, elle n'avait pas en le | loisir de songer àelle; mais, d'elle et malgré ses protestations au moment où le train B'ébran lait, at dont elle dut subir la présence et les propos jusqu’au prochain arrêt. LA, seulement elle put descendre, et résolut de terminer son voyage dans les compartiments. mêlés. Où ailait-elle ? Batra Loches et Chinon. C'est tout ee qu'eile savait. Vainement les voyageurs qui l'entouraient, et, parmi eux, se trouvaient des femmes, lui firent quelques avances de poli- tesse ; elle leur répondit à peine. On respecta son silence, deri. naut à la couleur de ses vête- ments,—elle n'avait pas voulu quitter le deuil de sa mère, —à sa morne attitude, que la douleur l'étreignait dans ses bras puis } Aux stations, elle était par :es oris des employés et l'ou- uu peu gâtes, v'est vral, mais si gentils 15 On ne m'avait parlé que d'une petite fille, dit elle. 1lyaun garçon, ma chère demoiselle, répliqua Je prêtre ; uu vrai lutin. Dame! 1ljone plus d’un tour à son précepteur | Bon garçon an fond. Le por. | trait de M. Philippe. Qu'est ce que M. Philippe ? Le frère de madame : uu ori ginal nu peu ours; le m+ilkur des homms. Et je crois bien votre préféré, ajouta la jeuve fille. C'est possible. Nous ne s0m- mes pas toujours d'accord, pour: tant. 1la ses idées, moi, les miennes, et nous nous disputons parfois. Le plus souvent }y perds mon Jatin ; je ne me dé. courage pas ; et je reviens à la reseousse Comme disaient nos preux. Vous verriz ! \ La oaaserie se prolongea ainsi pendant deux heures et jusque dans la conr du ehâteau ; de sorte que Fernande, en arrivant, | sants. Elle regardait, sans la voir, cette ruche humains qui bour- donnait autour d'elle, et il fallut qu’on l'invität à deseendre par deux fois pour comprendre connaissait le personnel de Ja maison. Le curé parlait avec une sim. plicité primitive. 1létait plu- tôt prolixe que précis, mais son langage avait une telle expres- qu'elle était arrivée. | Perdue au milieu de la fouie, elle fut transportée plâtôt qu'elle ne mareha, dans la salle | des bagages, et là, elle aurait. été fort embar-rassée, n'ayant ture arrêtée, jamais voyagé, si un vieil ecolé-| siastique, qui l'avait remarquée pendant la route, ne lui eut fait ses offres de service —-Vous êtes étrangère, mon enfant lui dit il doucement, me permettez-vous de veus venir en aide. si reconnaissant que Je ben prêtre ajouta : — Je n'ai pas de bagages, al. lons chercher les vôtres. Veuil- lez me donver votre bulletin. Quel nom portent les colis ? Ferpande répondit, non sans hésiter : — Mademoiselle Verneuil. —Je m'en dontais, poursuivit ie prêtre, vous êtes l’institutrice attendue chez madamë Lobeau de Fineste ? Je bénis le hasard qui m'a fait vous rencontrer le premier. Je suis le curé de Ja paroisse. Venez. Je suis heu. reux de pounvair vous présenter moi-même. Une voiture doit vous attendre pour vous con duire au château ; nous parti. rons ensemble. Cela vous con. vient-il ? | — Plus que Je ne saurais l'ex primer, monsieur, répondit Fer- nande., Un domestique, en livrée € clatante, vint en ce moment au. deyant du curé qui s’empressa | de lvi dire : Jacques, voici mademoiselle Verneuil, faites prendre ces ba | gages. | Jacques s’inclina cérémotien- | sement, fit re qui lui était com | | mandé,et bientôt nos voyageurs, | installés dans dans l’année. A peine Ja voi-| Fernande le regarda d'un air | de voyage, et précédée de la |isune Hermine qui la regardait sion de franche bonté, qu'on l'é: coutait Sans peine. 1l venait d’une retraite ecclésiastique, de là son déplacement et la seule absence de son village qu'il fit | | | l'abhé Saturnin jouvrit la portière, fit descendre Fernaude, et, la prenant par la L'IMPARTIAL JEUDI LE ITOCT, [901 SOMETHING OF INTEREST TO 4, ——…* We have just finished stock-taking and find that we have too many goods in eeveral- lines Notwithstanding this fact we are receiving more goods every week direct f ia ordered last fall. Oar bright and well hghted stores enable customers to that notice timers’ are offered for sale even at 50 percent below cost. 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Gas. tou, son fils ; madame Ja ba. |ronne Bmerie de Lacaute : ma- dame Sureil de Blanchemin ; M; Anatole, précepteur de M. | Gaston Ris | Le curé chercha des yeux ; ii in yavait plus personue. Fer inande, intimidée et émne, apres | [quelques paroles échangées a- | vec la maîtresse de la maison, l'autorisation d'aller se débarrasser de son costume j | } demanda a la dérobée, elle se retira dans la chambre qui lui étail desti- née XVI111 UN JUGYMENT SUSPENDU. —Que pensez-vous de votre institutrice, ma bonne amie, re prit doucement madame la ba- ronae Emerie à la mère d’Her- mine après le départ de Fer-| nande. --Je serais téméraire de me pendant cette route solitaire et |calèche. partirent au golop d'un peine entrevue. silencieuse, elle envrisagea sal position et ne put retenir ses | larmes. | Seule ! seule ! soupirait-elle. | O ma mère, qui m'’aimera désor. mais | | Et la pauvre enfant sanglotait | une prière, pour ne pas voir s'en-|que le curé avait nom Saturnin: l'abbé | fair cette terre où elle avait veou. qu'il desservait sa paroisse de. | Mieux. | Fernande craignait, nen sans rai- | pais trente ans ; qu'il avait bap | Os n'est pas étonnant, mou | son, cet insonnu qui s'ouvraittisé M. de Kineste, le frère de |Sieur le curé, soupira mielleuse- } ,RDWABRKE ste: |madame Lobeau de Fineste ; | ment M. Anatole, vous êtes si Que serait-él pour elle ? Redou- | qu'il était souvent le commensal |°Ptimiste devant elle. superbe attelage. Fernande plus rassurée, sen- tant déjà un protecteur dans con | compagnon, refouia au loin | tristesse et ses larmes, et appela! à elle sa résignation et son cou- rage passés. | | { Elle sut bientèt | Eile n'est pas jolie, exclama! la baronne. | C'est une qualité, ma bonne ami, reprit doucement madame | Lobean. Une institutrice jo | lie! Quelle perte ! | -—Je la crois banne, articula | Satarnin, table question qu'elle n'osaif ap- dé château ; que Fernande ailait! 1iest préférable de voir en profondir. trouver là une excellente fa-/!beau qu'en laid, maitre Anato'e, Absorbée dans sa douleur, elle, mille, des enfants charmants, |répliquà le prêtre. Ce que je puis! sam cela vaut|can : à } |cheap a price as eisewh-re: --Euthonsiaste ! madame Lobeau. murmura madame ; ais s1 je suis séduit, vous le serez bientôt tous, j'en suis sûr. --Je j'espère bien. —-('est possible, mousieur le curé, et c’est parce je l'espère, que je vais lui confier ma fille. Vous connaissez mes principes ; il faut que les renseignements fournis sur mademoiselle Ver. neuil soient excellente, fé GOOD ADVICE The Old Favorites The following dialogue was heard few days ago in one of our neighboriag settlements. Read it '— | Pat—Hello, Peter !” | Peter —‘Hel-oh oh-0oh-ho, Pat.” | Pat, ‘Why’ Peter, that's a terrible congh you have.” } Peter. “I know. It's killing me Pat,‘‘| Pat. ‘Why don't you get something | to cure you ? Peter Sure I have tried all the cough medicine on the market but they did me no good. Pat. Why don't you go to the doctcr ? Peter, Well, IL intei.dedeto go, but Barney called over to see me last uight and told me not to bother; with any of| them ? Pat, Why was that, Peter ? | Peter, * Well, he says last spring when | Margaret was sick she had all the doc- | tors in the place to see her, and the de‘il | the bit she was the better of them. | pour! ue je lui aieouveit ma maison. | q —-Ouùu atelle été élevée 2? interrogea madame de Blanche- min — Avx “Oiseaux.” —Aux “Oiseaux”! répéta la baronne. — Eh ! oui, chère. Les parents jouissaient, narait il, de quelque aisance ; des maiheurs impré- vus, les ont ruinés, et Made- moiselle Verneuilest orpheline. Jes coups successifs ont boule- versé la pauvre petite ; aussi, la supérieure de ‘‘Oiseaux” me me prie de ne j:mais lui parler de son passé. Je m'y suis en- gagée On la dit très instruite, et les éloges ne tarissent pas sur ses qualités. [à contisuer] Better than ever Fall is setting in. New goods arriving une immerse | P'OnOn8er si vite, chère, je l'ai à weekly. Cou ntry pro- duce taken in exch- ange for goods at highest market value. 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