mr ; _ ï —— — — IMPARTIAL FONDE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. HEBDOL TIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : 5 ce 08 tin vis cuves Les abonnements sont paya- bles d'avar=e Annonces 10 cents la ligne 1re insertion, 2 cents la ligne les incertioss s«.bséquentes. To.tes communications «doi vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. L P.E. L'IMFARTIAI, Traxisem 16 Jan 1902 La Ligue Gaelique ENCORE Lorsqu'on demande une faveur on est toujours plus certain d'at- teindre le but restant dans les limites de désiré en l qu'en s’érigeant en dictateur. Il y a quelque temps, nous repro- intitulé : ‘‘La Cet article disait que le comité exécutif de la Ligue Gaélique de Massachusetts venait de lancer une lettre oirculaire, demandant :’établissement d'écoles irlandaises dans la république. La Ligue eoustate, selon la proclamation, que le plus grand mal de l’Irlamde est l’anglicisation, et elle annonce qu’elle est prête à fournir des pro- fesseurs de gaélique partout où l'on voudra, en vue cet état de choses. préciant le mouvement, es d bienséance duisions un article »)? langue irlandaise. à ses succursales de remédier à Tout en ap- nous a- vions, de ces faits, tiré une consé- quence que la Ligue elle-même ad- met et que tous les gens sensés ne sauraient mécounaître, savoir :— que les Irlandais et les Ecossais, en ayant abandonné leur langue ma- ternelle pour ne parler qu’une lan- gue étrangère, se voient aujourd’- hui perdus comme peuples distinc- tifs ; et nous ajioutions que, ce rapport, sous les Acadiens ayant men noue mans ne L'IMPARTIAL JEUDI LE 16 JAN, 1902 — ter, que les Ecossais sont les plus | vigilants protecteurs des Acadiens, quoique l'expérience démontre le contraire. Cependant nous les laissons bien libres d’avoir cette opinion d'eux-mêmes. Les Ecos-| sais sont comine les autres mor- C'est la nature humaine. ‘‘Blood is thicker than water.” Mais en toutes choses on doit tou-, jours se rappeler ces paroles de Boileau : ‘‘Rien n’est beau que le vrai, le vrai seul est aimable. ”? Il nous paraît assez étrange que quand nous disons quoique ce soit en faveur de nos Acadiens, il y en a toujours uel- ques uns de la trempe de Celtique qui se lancent à l’étourdie pour tels. à nous abattre. Pourtant nous pour- rions signaler plusieurs circons- tances où les Acadiens se montrent biens supérieurs aux autres nationa- lités qui les entourent. Correspondance M. Le Rédacteur : — Acadlen dans l’IMPARTIAL du 2 courant m'ac- ouse d’écorcher la belle langue de Molière de la manière la plus cru- elle. Peut-être a-t-il raison. Toute- fois voyons ensemble. J'ai dit qu’A- cadien était descendu dans la car- rière pour défendre son Petit Fran- çois et alors Acadien de s'échauf- fer voire même s’emporter et s'en- ferrer sur le précieux emploi de carrière, Si l'usage que j'ai fait de ce mot s'appelle écorcher la belle langue de Molière, cette écorchure n’a certainement pas dû faire fré- mir les mânes de l’incomparable Chateaubriand, puisque ce grand maître de :a langue française écri- vait jadis dans son Génie du Chris- tianisme le passage suivant qui 1 Nous n’avons jamais eu la pré- somption de nous croire assis sur le piédestal de la perfection. Nous avons conscience que nous traînons notre part des infirmités qui se rattachent aux choses maines ; mais chose certaine, et que M. Celtique le goûte bien ici, nous avons la force de nos convic- tions et nous émettrons nos ilées sans prétention, laissant à Celtique et autres comme lui de se chatouil- ler avec la vérité, malgré toutes les démarches qu’ils font pour nous Ôter la vie. Celtique était bien simple s’il s’imaginait que nous lui donnerions publicité dans nos colonnes pour lui procurer ie malin plaisir de sa- tisfaire sa petite rancune, sans compter les ennuis que nous aurions éprouvés pour rendre sa correspon- dance présentable au public. Non, merci. Plus tard, sile temps neus permet, nous reviendrons à l’eu- droit des Acadiens que Celtique voudrait métamorphoser en ‘‘Picts [and Scots.’”’ Nous lui prouverons que son raisonnement à ce sujet est marqué au coin de la plus grosse ignorance imaginable. le Echos de Miscouche Samedi le 2r décembre, M. l'ins- pecteur Blanchard visitait l’école graduée de Miscouche. Il examina les élèves dans la lecture française conservé “eur maternelle ‘ nr : 2 t AUS it sont supérieurs aux Irlandais e Pour avoir dit celà qui est pourtant la pure correspondant qui signe aux Ecossais. | classes. ‘“Celti- intempestive ») fait une sortie contre nous et nous que, envoie pour publication une correspondance re- marquable par soni méchant fran- çais et les insultes cées à notre adresse. Entre autresichoses cet aimable correspondant dit qi Acadiens ont perdu la mémoire de gratuites lan- nous que les leur langue maternelle et qu’ils de- vraient aller à l’école des Ecossais pour apprendre à parler. En vérité il faut avoir du toupet pour forger de telles platitudes. Ailleurs, dit : ‘‘Mettez de la laine votre Nous avouons il nous dans bouche.” franchement que cetse expression, nous est tout-à- C’est as- surément un coup d'étiquette cel- tique qui n’est pas encore passée dans le vocabulaire français. fait incompréhensible. Mais ce qui nousa paru le plus drôle et qui mérite d'être placé dans le genre de la comédie, c’est quand Celtique cite l’histoire des premiers siècles pour essayer à dé- montrer que les Acadiens sont les descendants des Ecossais. Fou- gueux Celtique ! Pourquoi ne pas remonter jusqu'à Adam? Pour- quoi ue pas dire quéle premier hommede} la création est notre père commun ? On pourrait peut- être s'entendre alors. | Que nos Chers Acadiens vont rire | quand ils vontwapprendre qu’on veut absolumetiélésn faire passer | pour des Ecossais® ; Celtique voudra bien nous par-| donner si nous lui disons qu'il ny | J | et anglaise, l'écriture, l’arithmé:- tique, l’histoire, etc., et se prouon- ça très satisfait de la condition des Parmi ceux qui étaient présents on remarquait les Messieurs Sta- uislaus Aucoin, Bruno Martin, Nazaire Poirier, Bénoit Poirier et un bon nombre des contribuables. Des discours sur l’éducation furent prononcés par M. l'inspecteur et les instituteurs qui démontrèrent très clairement la nécessité d'ac- quérir de l'éducation, et tous £sem- blaient être d'accord aveo M. Blan- chard en témoignant que l'ouvrage dans cette école était très satis- faisant. Nous sommes heureux d’appren- dre que M. Wilfred Gaudet, récem- ment arrivé au sein de sa famille, et qui eut une attaque très sévère des fièvres typhoides et de pneu- monie, est maintenant hors de dan- ger. Il prend des forces de jour en sans auoun doute, au dire d’Aca- dien, doit être une insulte gratuite à la belle langue de Molière. Voici ce que le lecteur trouve au 1er cha- pitre page 3, du Génie du Christi- anisme. ‘‘Les Sophistes dont Julien était environné se déchainèrent contre le Christianisme ; Julien même ne dédaigna pas de se mesu- rer avec les Galiléens.....quand le schisme d'Occident se forma, avec les nouveaux ennemis parurent de nouveaux défenseurs..…..mais quand Bossuet descendit dans la aarrière, la victoire ne demecura pas long- temps indécise ; l'hydre de l’héré- sie fut de nouveau terrassé.” Quelle vilaine écorchure ! Si Aca- iien eût vécu du temps de Chateau- briand lorsque ce dernier écorchait la langue de Molière d’une manière si oruelle quelles formidables barri- ères ne Jui eût-il pas fait sauter à son tour ? Et ce pauvre Chateaubriand, ahuri, et cavalier désarçonné, livré à la piquante raillerie de tout Pa- ris, n'eût peut-être jamais produit ces merveilleux écrits qui font pré- sentement Fhonneur Ge la France à si juste titre et qui forment-au- jourd'huï l’un des plus beaux jo- yaux de sa couronne littéraire. Je constate axec plaisir que les ampoules d’Acadien commencent à guérir. Tant mieux. Prenez cou- rage, mon cher, continuez à soigner et à bien châtier votre style et vos lecteurs n'auront qu'à y gagner. Dans sa dtinière correspondance | Acadien avec beaucoup de bien- | veillance a bien voulu substituer au latin du petit ‘dictionnaire de Larousse le nom de P. C. Gauthier et ce nom il ne le répète que douze fois. Cela vaut bien quelques phrases latines. Qu’en pensez-vous, M. le Rédacteur ?° Vous dites, M. Acadien, que vous entendiez un de nos Acadiens, dans un discours récemment pro- { noncé à la Capitale, s'écrier etc. Une fois de plus vous affirmez ce qui est absolument faux, car vous ne sauriez l'avoir entendu puisque vous n'étiez pas présent. Cet Aca- die, pour qui j'ai le plus grand respect dans le discours qu'il pro- nonça alors se garda bien de faire aucune comparaison entre Edouard VII et Louis le Grand. Auss, quand il affirma que tout cœur a- cadien français répétait la prière. ‘“Domine salvum fac regem,’’ pen- sait-il que ses frères les Acadiens étaient encore aujourd’hui ce qu‘ils jour, et nous espérons de le voir totalement rétabli en peu de temps. _ ‘ PT . . ! M. Nazaire Poirier, instituteur, est venu passer ses vacances de Noël au milieu de ses parents. Il s'en est retourné au Cap Egmont lunai. Com. Agents de L'Impartial M. SE. GALLANT pour Abram's Vil- lage, Urbainville, St. Gilbert et Wel lington. M. PACIFIQUE GALLANT pour St. Chrysostome, Higgins Road et Mec- Isaac Road. M. ANTOINB GALLANT pour Cape Egmont, Mont-Carmel et St. ‘Timo- thée. se piquaient et se faisaient gloire et honneur G'être jadis du temps de Louis XIV, o-à-d, de bons et fidèles catholiques, aimant leur mère l'Eglise et dévoués à leur roi. En vérité si l'Eglise nous fait un), devoir sacré de prier pour nos su- périeurs et surtout pour notre sou- verain et qu’Elle-même répète et chante cette belle vieilleet pieuse prière ‘‘Domine Salvum etc. n’a- vait-il pas raison de croire et certes d'affirmer que tous les Acadiens, le jour de la fête de leur Souverain, demandaient au Ciel avec ferveur de répaudre sur lui ses bénédic- tions? Evidemment il s'était trom- pé, puisque Acadien du moins, é- tait alors occupé à maudire et à exécrer cette race avec laquelle nos propres intérêts, notre patrio- tisme, notre religion même nous laisse ce pécheur tout endurci qu'il’ soit entre les mains de son curé et j'espère toutefois que celui-ci saura bien le ramener avant Pâques à des sentiments moins violents et sur- tout plus chrétiens. Je me permet- trai de lui dire cepeudant que la race dont nous descendons a, elle- même, produit maints gaillards qui ue sont pas à la veille d'être cano- nisés. Cela n'empêche pas toutefois nos frères d'origine étrangère de chanter quand l'occasiodh s’en pré- sente, dans nos fêtes hationales, par exemple, les jouanges et les grandeurs de la vieille France, berceau et pays de nos pères. Quant aux autres points de votre correspondance puisque vous ne pouvez fournir aucunes preuves qui puissent démontrer que vos as- sertions ne soient pas fausses, je m'en tiens à ce que j'ai dit dejà dans ma dernière lettre. De plus je refuse, à l'avenir, de m'occuper de vous tant que vous vous tiendrez prudemment caché à l'abri d’un nom de plume. Soyez plus brave. Descendez dans la carrière sans masque et je romperai très volon- tiers une lance avec vous. Vous remerciant d'avance de votre bienveillance, M. le Rédac- teur, j'ai l'honneur d’être votre tout dévoué. P. C. GAUTHIER AUX MEMBRES DÉ L'ASSOCIATION DES INSTITU- TEURS ACADIENS DE L'ILE DU PRINCE FDOUARD. ee Messieurs. Je me présente à vous pour vous prier d aucep- te1 mes cxcuses eu vous deman- dant la permission de me dé- mettre de la position honorable à laquelle vois m'avez élevé en me nommaut une seconde fois Président de l'Association. Je me suis trouvé dans la nécessité absolue de renomcer à ‘enseignement, cette belle œu- vre à quoi j'ai consacré les plus belles années de ma vie et que je n'ai quitté qu à regret. Ayant été ubligé de chereh:r de l'emploi à l'étranger, je ne puis donc me vouserver | bon- neur de présider à vos conven. tions. Je veux, donc, que cette présente lettre suflise à vous faire comprendre quejje ne peux vous servir comme je l'aurais désiré. 11 sera douc dun devoir de M. J. GC. Blancharli, l'inspecteur des évoies acadiennis, de pré- sider à la prochaine convention. Et, il m’a tocjours semb!é mieux que ce fût l'inspecteur qui eôt à diriger nos conventions, Con- naissant micux que nul autre les besoins, les défauts, et les avantages de chaque écoie, son Jugement doit être plus juste et beaucoup assuré à cause de ses connaie-sances persounellee. Quant à moi, fatigué par les rudes jabeurs que m'imposait l'œuvre que j aimais, je me suis aperçu que je pe pouvais plus y mettre l'attention et la bonne voionté qu'il faut déployer en enseignant. Le corps enseignaut a vu s’é- lever durant les dernières an- nées assez de braves j:unes honme-s pour remplacer les ins. titateurs de quatre et cinq aus passés. L'Association est entre bonnes mains et si chacun fait son devoir aussi leïgtemps que ses iutérêts le Iui permettront, l'éducation avadienne ne souffri- a pas. Je regrette que je n'ai zu voir l'IMPARTIAL régulièrement. On m'assure que M. le Secrétaire a été pris à tâche pour avoir ou- blié certains noms. Bien, cela arrive fort souvent, et si toat é- talt écrit, et correet à la lettre, a pas plus de bon sens dans ce qu’ill Ces agents sont autorisés de rece | font un devoir de vivre en paix et}ce serait un ouvrage parfait que dit lä-dessus, qu'il y en a dans ce) voir l'argent et de donner des Reçus |en harmonie. Mais allez donc pré-| personne n'ose atiendre de ja yu'onwient quelquefois nous chan- | } un nom de L’IMPARTIAL. i |cher aux sourds ! Pour ma part je main dun être humain. Ce- d'améliorer les choses. S'il ré- sulte de ces critiqués, que le'se- orétaire fût plus exact l’année prochaine, ses sentiments n'au- raient pas été, pour un moment, froissés en vain Je lui exprime ma plus vive sympathie car si mes fautes, comme président, avaient été soumises aux creu- set de la sritique j'aurais eu à rougir bien plus que lui. J'avais ecrit il y a de cela un an quelques notes sur le pro- grès du Canada et preparé un petit discours sur son avenir. Je les envoie à l’IMPARTIAL avec prière de lies publier pour les éleves des évoles acadiennes. Oe n'est pas un ouvrage savant et les chiffres surtout seraient loin d'être exacts aujourd'hui sur le même sujet, il me fau- drait ajouter cousidérablement aax chiffres, car le progrès d'un an seulement est considérable dans notre beau Canada Mais les motes pourraient servir de base aux élèves des écoles qui aiment à se former des idées des res-ources du pays. Les insti- tuteurs n’en profiterent guère, car {is lisent, comme moi, les statistiques que les journaux nous donnent parfois. Ce n'est qu'avec le plus res- pectueux attachement à Ja cause dont vous êtes les coura- geux athlètes que je vous prie, Mesdames et Messieurs les membres de l’Association, d'ac- cepter ma résignation. Je dé- sire, cependant, rester au nom- bres de l'Assosiatisn et sur n'importe qu'elles plages le destin me jetera, je veux tou- jours me souvenir que Je suis membre d'une des plus bel É aesociatious de l'Ile d&Pi Edouard. Avec le plus pro respect, Mesdames et Messieurs je suis. Votre hamble serviteur ANDRE C. DorRoN CE 8 JANVIER 1902. Hotel Bernard This house is thoroughiy fitted up ; within 2 minutes walk from depot, It is condneted on first class prino:pler, every attention being given to the comfort ot guests. Terms are reasonable Theo. Bernard Pror Oct 12—6m. GOOD ADVICE Tignish The following dialogue was heard few days ago in one of our neighboriag settlements. Read it :— Pat—"‘Hello, Peter !? Peter—‘"Hel-oh oh-0h-ho, Pat.” Pat, Why’ Peter, that's a terrible congh you have.” Peter. “1 know. It's killing me Pat,: Pat. ‘Why don't you get something to cure you ? Peter Sure I have tried all the congh medicine on the market but they did me no good. Pat. Why dou‘t you go to the doctcr ? Peter, Well, I intei.ded to go, but Barney called over to see me last night and told me not to bother] with any of then ? Pat, Why was that, Peter ? Peter, ‘Well, he says last spring when Margaret was sick she had all the doc- tors in the place to see her, and the de:il the bit she was the better of them. Pat And will you teli me what cured her ? Peter, Well, he says he heard great talk about this MacDONALD'S DKUG STORE keeping very fine medicine for man or beast, and he started at once to see Mr. McDonalds, himself. He gave him two bottles of MacDONALD S AN ODYNE PINE EXPECTORAN', which only cost him 25 cents apiece, This cured her completely. Pat, Well ! Well ! that was cheap Peter, Yes aad he says if he had gone to McDorald‘s Drug Store and got this medicine in the fir-v start he woule have saved over 850 that he had paid out fer doctors’ bills and medicines. Pat, Dear, oh dear ! My, oh my ! Peter, 1 would advise you to go to Sum- merside and see that man at once! Peter. Well, Pat, 1 will go to see him this day with the he'p ofthe Lord and the old horse. Good bye, Pat. Pat, Good bye, Peter. . P.8. Pat—uoy! Hi! Before you go take this 25 cents with you and bring me a bottle of that McDonald s Anodyne Pine Expeetorant for Ann, Peter—I will that, sure. Abonnez-vous a L’Impartial. pendaut, il y 8 toujours moyeu GA RTES D'AFFAIRES Dr. Murphy PaysaiOrAN AND SURGEON Firet Priæ Graduate New York Uriversity TIONISE, ..... .. PEL GRADUÉ DE LAVAL DE MONTREAL. Tignish..:...i..s..1 P. 3 J. E WYATT, Svocessaur pe Honcson & Wvyarr AVOCAT, NOTAIRE, rTo Solliciteur pour les Nova Suetia et Sammerside Banks — ARGENT À PRETER — Bureau : Au dessous de CHfton House. SUMMERSIDE P. E. I. Arsenault & McKenzie AVOCATS, &c. (Récemment chez Charles Russell et Cie., Londres) de BUREAUX : Summerside et Charlottetown Aubir E. Arsenault, S’Side, H. R. Macreuzie, Ch‘Town. ARGENT À PRETER lis Hemorroides Gueries Enviro e personne sur quatre souffrent : Hémorroides déman- geantes, saigii nmtes ou snillantes. On ne pourrait rapporter un seul cas, ou l'onguent du Dr Chase n'a donné un prompt soulagement et ou il n’a opé- ré une guérison parfaite, quand on en a fait usage regulièrement. Infor- mez-vous eu à vos voisins. Cet On- guent est recommandé par tous ceux ui sen sont servis. 60cts la boîte dus les marchands, ou Edmanson & Cie, Toronto. INUAL MEETING OF L'IMPARTIAI, PUBLISHING & PRINTING CO. (Limited) a v The annual general meeting of the Share holders of the Z’/m»par- tal Publishing and Printing Co., Limited, will be held at its office, Tignish, on Wednesday, the 22nd of January, À. D., 1902, at the hour of 1 o'clock, p. m. Proxies must be left with the manager at least one day previous to the meeting. F. J. BUOTE. Tignish, Jan'y 1st 2902 Manager { The Oxieu Tabluts and Oxien Pills are recogaized to day at the leadiag nerve builders on he market Design Copyrighted. No medecine has been placed before the pubiie which has done so much good as the OX1EN TABLETS and PILLS Send 30 cents for Oxien Pills and 40 cents for Oxien Tabiets to NEIL MCKINNON, Su mmerside and be convinced that Oxien Pills and Tablets are the Best medecine the island ever sold on TA PR TA M, CATALO GUE Sur demande nous enrkr:ors GRATI U . noire nouveau Catalogue “de .… LIVRES POUR TOUS: Ouvrages popu- lai es. Luu:x Le 700 voiurmes pour tus les guûus. Prix fc à $t 25 le volume. Ecrivez : LIBRAIRIE BEAUCHEMIN RUE ST-PAUL, MONTREAL, Quez. (5) nn 12 a, J. DOIRON MD. ; —