L'IMPARTIAL, JEUDI LE 30 AVRIL 1903 Anecdote sur St.-Vincent de Paul PE | * x LE PETIT VINCENT X—0X0-—X seul vers le hameau de Buglose où un célèbre sanctuaire de Marie atti- rait les religieuses populations du L'hiver fut rude en 1500 dans le Béarn, l’Aïbret, l’' Armagnac, dans les landes de Gascogne et de Guy- | rains entourant le palais de Post- | d abord annoncé. Tempete de Neivé Cr Le À) Berlin, 20—Ia tempête de neige, tion, de sorte que les hommages accompagnée d’un vent violent, a causés aux récoltes de fruits ne se- causé tant de ravages dans les ter- | ront pas aussi sérieux qu’on l’avait La neige fond dam qu’un rapport complet en a rapidement et les cours d’eau sont été télégraphie à l’empereur Guil- déjà débordés. Le gouvernement laume, enne, provinces de France. Les dunes humides, durcies par le gel devinrent immobiles, semblables à des monticules de marbre cendré : l'Adour traîna des glaçons énor- mes : toutes les terres étaient cou- vertes d’une épaisse couche de neï- ge percée çà et là par quelques ar- bres dont les rameaux blancs com- me le nacre, brillaient comme le cristal. Les malheureux colons, connus dans le pays sous le nom de Maren- sins et de Couziots, grelottaient de froid dans leurs méchantes cahuies, dont les oloïsons, faites en torchis mal joint, donnaient passage à tous les vents. Quand leurs provisions de pain et de farine de maïs étaient épuisées, ils allaient demander l’au- mône dans les villes voisines, où leur maigreur, leur teint hâve et dé- coloré, leur air triste, quoique rési- gné, manquaient rarement d’exciter la compassion. Un jour, à quelques pas du mou- lin de Pony,—un petit village peu éloigré de Dax et remarquable par ses belies ruines d’un château féo- dal,—-un de ces mendiants des Lan- des fut rencontré par Jean de Paul qui revenait de faire moudre son grain, accompagné du troisième de ses fils, enfant de douze ans, dont l'œil vif, le visage sérieux mais ou- vert annonçaient que déjà la pensée était éclose dans sa jeune tête. D'une main, le petit Vincent te- nait en équilibre, sur le dos d’une Ânesse que son père tirait par la bride, un gros sac de farine qu’ils rapportaient du moulin, et de l’au- tre il aiguillonnaient l’indolent a- nimal avec une longue hranche d’aubépine. A la prière du Couziot qui lui de- manda l’aumône, Jean, pauvre lui-|s même et chargé de famille, répon- dit qu’il n'avait ni un morceau de ni denier| pain dans son havre sac, dans sa poche, et il invita le men- diant à prendre la route de Dax, où il trouverait bon accueil et prompte assistance. Mais Vincent à qui sa | mère repétait tous les jours que les pauvres sont amis du bon Dieu, ne voulut pas laisser partir ce malheu-| reux sans le soulager, et il en trou- | ve le royen. ‘‘Père, si vous voulez | nous pouvons contenter ce pauvre, homme, Laissez-moi lui donner un peu de notre farine. Il ira en faire | une galette, au feu que nous voyons | Midi de la France. En partant pour ce pèlérinage, qu'il fit souvent depuis, l'enfant n'avait pas oublié son petit pécule, son sachet de peau blanche qui contenait trente sous parisis, somme énorme à ses yeux, trésor lentement amassé en accumu- lant depuis deux ans &u moins, toutes les épargnes, toutes les é: trennes de l'oncle, de M. le Prieur x'and nombre d'arbres du a lancé des avis annonçant que les temps de Frédéric-le-Grand ont été communications télégraphiques a- déracinés. Le parc impérial a été vec la Russie sont interrompues et sérieusement endommagé. que les lignes télégraphiques de la tempête de neige qui a duré! Poméranie, de la Silésie et à l’est 36 heures a cessé ce matin au point | de Berlin, sont rompues. du jour. La neige a deux po'ces. Les trains sont bloqués par la d'épaisseur à Berlin et une verge neige en Silésie et dans la province dans les montagnes du Hartz. Le | de Posen. Des équipes d'ouvriers Prusse orientale et la Pologne sont | ont été organisées pour transporter et de la mère Bertrande. Il vou- lait, au sortir de l'église s'arrêter devant les étalages de ces mar- chands nomades qui, alors comme aujourd'hui, exploitaient la bourse des pèlerins. Ne pouvait-il pas, a- vec ses trente sous, acheter un joli béret béarnais, un justecorrs en peau d'agneau, ou mieux encore de belles ébangues (échasses) dont il se servirait bientôt pour traverser les landes de Mégesc ? Pendant qu'il combinait en lui- même ces intéressants calculs, il a- perçut un vieillard qui marchait lentement, appuyé sur un bâton, et il l’atteignit grâce à ses jambes de douze ans. Il vit le malheureux à peine vêtu au milieu de l'hiver, lui tendre en fremblant de froid, une main ger Il s'approche pitié infirme, sans Pt cée et engourdie. aussitôt de lui avec un air de et de sympathie empressée et lui a- dresse diverses questions pour sa- voir le détail de ses infirmités et de ses souffrances. Quand il eut appris tous les se- crets de sa longue infortune, quand il sut depuis combien de temps cet homme manquait de pain et ne vi- vait que de racines, quand :ïl vit de près ces yeux caves, ces joues |nus dans la boue, ce corps maigre couvert d’ulcères, enveloppé d’une | simple mantille de serge toute dé- | chirée, le pauvre enfant n’y tint plus ; il sentit son cœur se briser, sa poitrine se gonfler, ses yeux se | remplir de larmes ; il poussa un soupir et laissa échapper ce cri : | ‘‘Oh ! que ne puis-je vous guérir et vous rendre heureux !” En | même temps, ayant tiré sa bourse | il la vida entièrement dans le cha- peau du pauvre, qui resta stupé- fait, confondu de cette générosité. ‘C'est trop, mon ami, lui-criait-1l : reprenez une partie de cet argent.” | Mais déjà Vincent, qui avait toute la modestie de la charité, s'était soustrait, en courant, aux témoi- là-bas, dans cette cabane au fond | gnages de sa reconnaissance, et é- du ravin.’’ Jean sourit et consentit sans pei- | ne au petit sacrifice qu'exigeait de, lui la charité précoce de son enfant. Celui-ci ouvrit le sac et fit couler dans la besace une si grande quan- tité de farine, qu’il fallut soutenir | le sac sur le point de chavirer de, l’autre côté de l’ânesse et le remet- tre en équilibre sur la monture. Peu de temps après, le petit Vin- | cent en habit de fête, s’acheminait | |tait allé s’agenouiller sur le seuil de Notre-Dame de Buglose, où :l | pria avec ferveur pour son père, | pour sa mère, pour ses frères et ses soeurs ; touchante prière, parée de |simplicité, d’innocence et de can- | deur, agréable encens offert avec |des mains vides, mais pures et sanc- | tifié par l’aumône ! Cet enfant fut Vincent de Paul dont l'Eglise célèbre la fête le 19 | juillet. —Z: Enseignement Primaire La Guerison du Cancer Om Le () Le capitaine Rost, médecin-ma- | jor de l’armée anglaise, qui a fait | des études bactériologiques spé- ciales depuis trois ans à l'hôpital de | Rangoon sur les cancers, annonce | qu'ii a fait une découverte qu'il! croit être importante. Ila trouvé, que les tumeurs cancéreuses ne peu- vent se développer que quand la quantité de chlore continue dans| les tissus tornbe au-dessous du ni- veau normal. Partant de ce fait, { le capitaine | | lioré. Rost a établi un traitement permet- tant d'augmenter la quantité de| | chlore continue dans les tissu, par un régime qui consiste à faire ab-| sorber au malade de grandes quan- | tités de sel commun, qui contient du chlore. Ila fait des expérien | ces sur huit malades. L'un d'eux | | amé- | a été complètement guéri et l’état | | des autres s’est sensiblement Le capitaine Rost va conti- nuer ses expériences. Le meilleur Journal de Famille a — L'Album Universel’ est le jonr- nal de famille le mieux fait, le ni intéressant, le plus instructif, Je plus répandu. 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TOUSSAINT & Cie eu une explosion, à midi aujour- Sous le Patronage de d'hui, aux usines de la Northern MONSEIGNEUR L'ARCHEVE- {Star Oil Co., dans le quartier des QUE DE QUEBEC moulins, et les iuines sont e feu. . S Ée u RE te Et la plupart de 1, ctaDiissement est complièteme 1 « pos Re NINOS SEIGNEURS LES ARCHE- acmoll et on croit que plusieurs F A | VEQUES ET EVEQUES personnes y ont perdu la vie. Deux Q Q | à l'hôpital. |sion. J idey. Les blessés sont : recouvertes d'une couche épaisse de | des vivres aux voyageurs bloqués neige. Les fils télégraphiques sonit rompus et tous les trains sont en retard. La ‘température dans la plus! grande partie de l’ Allemagne n’est |sonnes biessées ont été transportées et déblayer les voies. Un grand nombre de cheminées se sont é- croulées à Berlin et vingt-une per- pas descendue au point de congéla- dans les hôpitaux. , — — Maroc: voir d’ huile. et les petits réservoirs qui l’entouraient, ainsi que la bâ- tisse de brique où étaient le bureau. | Plusieurs ouvriers ont échappé sans ‘blessures. Les maisons voisines et autres édifices jusqu’à une d'stance de plusieurs rues ont eu des vitres brisées et ont éprouvé d’autres Les Evenements du Londres, 23—D'après le corres- pondant du 7èmes à Tanger, le gou- vernement espagnol a ordonné aux fonctionnaires des douanes du sul-! ar de quitter Melilla où il ya un bureau de douane marocain pour la. dommages. perception des droits sur les mar- | RE chandises entrant au Maroc par | En Autriche voie de Melilla Cet ordre est la: conscquence des menaces du pré-| Poe tendant d'arrêter le transpoit par! —On signale des tempêtes de voie de terre des approvisionne-| ments si les Espagnols n’interdisent | provinces du midi de l’Autriche, ce pas au sultan de percevoir les droits | qui est sans précédent à cette sai- Les Espagnols ayant | S0n de l’année. A Vienne, on a Je | été obligé de suspendre le service rganiser un bu- | | des tramways et les communications dehors des li- | téléphoniques et télégraphiques ont percevoir les! :subi des interruptions. Les tem- | pêtes et le froid ont causé des dom- considérables aux arbres de douane. ordonné au sultan de se retirer, prétendant pourr:0o reau de douane en gnes espagnoles et droits. | Les Marocains, à Tanger, ont im- | Mases ploré les Espagnols de ne pas pren- fruitiers. dre cette mesure qui, en réalité, re- ee ne em connait la souveraineté du préten- En Espagne dant dans la région du Rif. Mais] risquer ure| l'Espagne ne pouvait rupture avec les tribus sur lesquel-| Madrid, 19—L'état de siège a les les Espagnois rar pour les été proclamé à Cordoue, à la suite la vie et| | des désordres provoqués par les ou- autre-| vriers agricoles qui se sont mis en choses indispensables à qu'ils ne est obtenir ment, sauf en les faisant venir d’EÆs- | grève. Les grévistes ont obligé pagne. |les boutiquiers à fermer leurs ma- | gasins. Plusieurs collisions se Le | sont produites entre les grévistes et Madrid, 2: (la police et, les troupes. Celles-ci e de Ceuta, Maroc, à | Ont réussi à TTne rénêch. Une dépêch réprimer les désordres. l’Zmparcial dit que le commandant | neige et de grands froids dans les | des forces du gouvernement à TÉ-' xHE SOUTHERN STATES touan a cédé aux’ demandes des | | Kabyles qui assiègent ce ports afin |Is the coming section of Ts de gagner du temps. and if you want to locate in the! Les Kabyles ont récemment en- | Most prosperous state of the Union; | the one in which there are the most cotton factories, furniture factories and diversified factories of all kind, | write J. T. PATRICK, Pinebluff, i North Carolina. voyé un ultimatum au commandant des forces du sultan à Tétouan, de- percepteurs du sultan et disant que, si cela n’é- tait fait, il nt Tétouan. mandant le renvoi des s attaqueraie Explosion Meurtriere SPECIALEMENT RECOMMANDEE LES Vins de Messe 1 : re du Canada hommes blessés ont été transportés On peuse que onze per- été tuées par l’explo- Les ruines sont NORTH CAROLINA. If you want to locate in the state where there is better noeud than in any other section of the U- nion ; the state that has supe rior climate, excellent water, spleudid | sonnes ont trop chaudes pour qu’on puisse faire des recher- ches. I semble que tous les em- Les Davis, | ployés du bureau ont été tués. manquants sont : W. H. | président de la compagnie ; C. H.|facilities for manufacturing and | Downs, gérant géncral ; W. S./fine locations for poultry raising, | Kitchell, Jacobs Down, le colonel | fruits and vegetable farming, you | Hurold Colborn,; David Dacey, | should go to North Carolina. Itis |Jolin Spetonsky, Joseph Lawflur|only ten hours ride fror: New York | (Lafleur) ? J. E. Jacobson, Mile, |City. The freight advantages are Carrie Record, Mile. Ella M. Ron-|such that the fruit and vegetables James Li- Edward Fink, William , Walter Scott, Joseph Mc- Kinty et Joseph Dronick. ont de gathered in the afternoon reaches Washiagton City early next mor- ning. The fruit and vegetable growers of North (Carolina, espe- cially those around Pinebluff, have finer marketing facilities than gro- wers in auy other territory in the vingston, Lawson Les blessés graves brüû- rétabliront, On ne connaît pas encore ja &e lures : mais il ce cause l'explosion et les blessés ne peuvent | South, For information write £: l'expliquer. L'explosion a com-|T. Parrick, Pinebluff, Moore plètement démoli le grand réser- | County, North Carolina. | Maux de Gorge # ES ; eye Ê S Fall is setting in. < St-} 1\/1 s ne New goods arriving ES: i weekly. Country pro- + dde duce taken in exch- DA tage ange for goods at pend highest market value. — caus Not necessary 10 go out of the dise village for Bargains. troph Right at the ol 1 stand you Car Ent get GROCERIE", DRY GOODS, ant À BOOTS and SHOES, HARD els WARE etc.,etc., at as cheap à “Tr price as elsewherc. de S, E . G A LE A N Fi _— Abrahamw’s Village. ne —e Jan 7007 Rive … +: SEE 3 / , . mn tion ne J. H. Myrick & Co sr des € RCE fe V2 Importers ad Mealers in se. UE Were 7/12) Le vés > MX) L DR Y GA )O DS qu’il n’en . Qu Y HAR)I WARE tête € ne ris! 1 cu “tra 6 . k 7 4 ? E È \ 1 BOOTS & SHOE* jade 4 n 7 Re À on ces E IN E | k À Arthur re %Æ e nes el Citer "48 ; | 5 loges Dire rar GROCESIES |. Sa LE no à + 20. (And KT: sang | "+ di | | + | | F Don | _ ‘. | acha | É | “upplies | © A | | e | | 4 et les | PP MICQNiIC . ï qui 4 D'EDr 4 a __ ALBERTON pue 2 Stallions, 2 Draft Horse, | : | ska i Gentleman’s Driver. |] | PSS | vol | We bave just | est d AND THE SPEEDY TROTTING SON OF PARKSIDE + l’ars COCK O' THE NORTH + € opened à tull ano £ al The well-known draft stallion Prince. Victor; the. handsome and | + pa) well-bred stallion, Patren. Both the above stallions are too well known % Fe. us d any flattery. N > two horses in this provi ve bee ort} à qu’ to need any flattery. N) two horses in this province h been ps 1 complete stock Gt À as much money to the farmers of this county as Prince Victor and Pa- | & d tron. ‘The gentleman’s driver is a bay, 16% hands high and weighs à à pr 1250 lbs. Cock o' the North, the speedy son of Parkside, is capable of | 5 © ‘à E showing a 2.20 clip.’ Haruess seldoin 21as been piaced on a better or | A Fa à “Je more promising horse. + U l 4 James McDonald, D. 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