pe me 7. AB ds Le frere et la soeur (suite de la première page) grâce à vous. Vous a-t-on bien donmé tout ce qu’il vous fallait ? —Tout, lui répondit-cile avec joie, tout, jusqu'à une porte pour fermer ma maison, use paillasse pourle lit de men enfant, deux chaises pour nous asseeir, les che- mises et les robes que vous voyez sur neus, puis deux livres de beu- ne viande par semaiue, un peu de vin et du sucre pour sucrer ma ti- saue, car, à préseut, ce n’est plus de l'eau crue que je boi:, c’est de la fleur de violettes, j'en ai acheté pour quatre sous depuis um mois. .” 11 fallait voir la joie qui brillait dans les yeux de la pauvresse, à l’'énumération qu'elle faisait des objets qu’on lui avait donnés ; plus la memdiante semblait satisfaite, plus la comtesse Anne se sentait at- tristée. ‘Eh quoi, disait-elle, une porte pour fermer sa maises, une pail- lasse peur/coucher son eufant, un peu de viasde et quelques fleurs, voilà ce qu’il faut peur verser la joie daus le coeur d'un pauvre ! Que sommes-nous domc, nous, ri- ches, pour regarder avec imdifféren- ce nes portières de précieux tissus, nos fauteuils de duvet, uos lits d'é- dredon !...’’ Et, par un releur sur elle-même, elle se crut la véritasle pauvresse, car elle ne sentait pas, malgré tout le luxe qui l'entourait, une parcelle du beuheur que va- laieut à cette femme sa porte de bois brut, sa paillasse et sa robe de bure. Voulant réchauffer son coeur par ume émotion nouvelle, elletira de sa pochensa jolie bourse de perles d'acier brillant. Aussitôt ‘vingt pauvres l'entourèrent, elle donna uue pièce d'or au plus âgé, pour être partagée entre tous, et ume autre pièce à sa maiade ; après quoi, elle remouta en voitiire et on la conduisit jusqu'à la démolition. “(C'est ici,” dit-elle à l’architec- te. Celui-ci cherchait du regard domaine de la jeune comtesse, sans souger qu'il l'avait à ses pieds. Eu homme de l’art peurtant, il me fit attention qu'à l'emplacement. “La vue est superbe, ditil c'est bien, il y a là au mions trente perches de terrrain : qu'est-ce que mademoiselle désire qu'en bâtisse sur cette terre ? —Ah ! il faut donc secret ? _—]l le faut bien, si mademoiselle veut que l’on en vienue à l’exécu- tion. Cher monsieur, dit Anne, trou- vez-vous l'air bon ici ? —Parfait, répoud l'architecte : des plaiues à perte dr vue, point de marécages, point d'eaux dor- mautes, une terre excelllente, le village bâti sur la hauteur, et ce terrain plus élevé que le village ; en voudrait faire ici une maison de samié qu'on réussirait parfaite. meut, j'en suis sûr. —Vous me charmez, car c'est positivement! veux faire.”? L'architecte accout:mé à cons- truire des boudoirs, de: salons, cabimet antiques et gothiques, colifichets en pierre, d- iout genre, ne comprit pas bien ont de suite ce que disait celte jeune personne, qui devait avoir les goûts de son vou; dire dit Anne, ce que je des des âge et de sa fortune ; 1l la fit répé- ter. “Oui, dit-elle, c'est bien ume maisuna de sauté, uu hopiial, en uu mot, que je veux élever ici : oui, mon che mousienr, je veux, à la p'ace de ceite chanimière démo'ie, construire un asile ceuire la misère des nabitants de ce hameau ; jà, sur ce terrain où le pauvre a eu froid et faim, ue maison pour ré chauffer le pauvre et lui donner du pain ; là, où peut-être des malheu- reux sout mots parce qu'ils n'a- vaient que de l'eau froide à boire je veux que le pauvre troive des aliments pour le souienir et le sau- ver ; ceusiruisez-WOI AOUC Une maison carrée, ayant des fenêtres au midi et au levani ; évitez le nord, c’est le froid qui fait mourir ! Au rez-de-chanssée, mous y jece- vrous les eutauts, en salle ea peur donner à leurs parenis le! temps de travailler. Nous leur ap- prendrons à lire, à (ravailler et aus- si à aimer Dieu ; puis, au premier, des lits, six ou douze selon l'em- | placemest, pour les malades ; :ei médecin du château de ma tante voudra bien me seconder daus mon oeuvre ; bâtissez-mei ceit: maison, solidement et vivement, Pendant, que vons allez lever vos plans, je| me rends chez-M. le curé." Efie quitta l’architecie, qui cette fois, se sentait un grand zèle pour bien faire. Le curé était de retour daus sa modeste maisou, devant un bon feu de sarment qui petillait dans l’âtre, lorsque la comtesse Auue ouvrit la porte de son petit salon. ‘‘Je vieus, dit-ellle, monsieur le curé, vous remercier de la bénéc:c- tion œue vous m'avez donnée ce malin, et vous offrir eu retour (car c’est la seule chose digne de vous,) je viens, dis-je, vous offrir de m'ai- der à faire un peu de bien à votre commune ."” Le cu'é lui répondit de la maniè- re la plus encourageante. Ce curé était un jeune ecciésias- tique qui savait uuir à ses devoir religieux la bonne humeur qui naît d’ux caractère doux et d'une cons- tience pure. Heureux de sa position, il ne rêvait aucune diguité ; il nerécitait pas seulement l'Evangile à ses pa- roissiens, il pratiquait les senti- ments d'hurmilité et de cha’ité ex- primés dans ces sublimss pages. Il demandait à Dieu du courage contre le mal, et le bénissait pour le bien ; heureux de contempler le soleil levant à l'horizen, il se repo- sait tranquiilemeut à sou coucher ; l'espérance de le revoir lui fermait les yenx, et !àa reconnaissance le trouvai: à son réveil heureux du beau jour qui renaissait peur lui. La comtesse Auue lui fit part de ses projets sireux de la seconder dans ses bon- nes oeuvres et très digue de les di- riger ; la reconnaissance de ce saint prêtre la dédommageait assez de tous les ingrats qu'elle pourrait te | faire à l'aveuir ! L'architecte ayant fini son tra- vail préparatoire, on païtit. Il ne fut quesiion durant le voyage que de la distribution de la maison d'’a- -|sile, cr Auue était trop modeste pour donner le titre somptueux d'hôpital à quelques lits disposés pour recevoir les malades, Tout étant bien arrêté, elle demanda le secret à sen architecte, même e”- vers madame la marquise de Mal- val, à qui elle voulait ménager une surprise Jlersque ce serait termixé, Un au plus tard, ou pouvait voir uue jeune fille, vêtue de blanc et voilée à la mauière des soeurs ne- vices, assise à la poïte de la maison neuve ; ume vivglaine de petits en- fants l'entouraient disait : ‘‘Alions, répetez votre cautique eu l’houmeur de votre bienfaitrice : » c'est demain qu'elle vient vous vi- : la novice leur siter, il faut la réjouir par vos jo- lies voix ; aïlous, chantez.'? Et elle eutonnait avec une voix angélique les n:emières musicales du cantique que £l'on de- vait chauter le lendemain ; les en- fants répoudaient, mélaient leu: doux ramage au son de ces voix eufautines. Tout à coup, . mA + . se présentent trois jeune , tous trois ayant m'se distinguée ; l'un d'eux élait bles-e ; autres. li S appiyail Ce jeune homme était| d'ume pâleur eflrayante ; le qu'il perdait l’affaiblissait au point qu'il n'avait plus la fo:ce d'avan- cer. À la vue de la maison d asile, le groupe s'arrêta qui avait int errompu les chauts des eufants, offrit du secours aux in connus, et, pondu, avaut qu'ils eussent ré- une soeur de charité était desceudue et aidait à monter le blessé dans la salle d'hôpital. En! atteudant qui faisait | soir, la soeur! pansa la blessu:e et fit respirer au malade quelques spiri médecin (OujJours sa visite le le (UeNLX >; cts! Premiers soins donmés avec intelli- gence le rappeièrent en peu d’ius-| tants à la vie. | Anxe à- | Ou sait que la comtesse Re ne +. à 22 . ns Vault qu jrere ; mas, Ncigs | Ce frère | : la jeune vierge, | phrases | : elle le trouva très dé- | } ee LE un Lies - ga ae Fe L'IMPARTIAI Lo VS 19068 tient Î VOUS vous cer (suivez les MAN 1: &. CL Comme le Suni et estbasolment pur, les 2 SUNLIGHT . UNE RÉCO"- PENSE DE $5000 sera paiée à quicun- ue prouvera que le unlight:Savon con- aucun ingré« dicnt injurieux ou aucune autre forme d auultérariva. n dans l’eau durs ou douce. 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Tandis que la comtesse Ax- ne se faisait honmeur de sa fortune, Cowmenc:ag Monday, Apil, 16th, 1906, the trains of this :ailway will run/ par une benme administration de as follows : : : k _ te ses b'eu: eorges, son Trains Outward Tra:2s Juward ré] b sur le rome Georges, . eau Dow. Reau Up. frère, la 'dissipait daus les plaisirs Ne. 9 No.7 No.5 No. 1. No. 2. No. 6. No.8 No. I0!|fti'es et daugereux. Une passion l'.M A.M P.M A.M P.M P.M P.M A M “À : : » 9% : à - rges, la terti- 5.05 5.35 S8.20....Chaïlottetown....9.55 12.15 +0,00 | C'uelle dowiuait Georges, I: : 5.30 3.52 8.85..Royal “ Jnacto2..9.10 12.00 9.41|ble passion du jeu. Mais il avait 6.13 4.29 9.04...Nerth 1/7 :kKkshire...s8.40 11.24 9.04 toujours caché à sa soeur les tour- 6.28 4.42 9.14....Hanter C:ver.....8.30 11.12 8.48 : : sf à : : L à m > ssion lui causait 7.15 {8.00 5.20 9-44Emerak ounction.8.01 10.58 2.25 8.00 |7°"1S que celle pass L 8.36 5.03 10.08....Kensinguov......37 10. 1.49 jamais il m'avaiteu le courage @e 9.10 6.25 10.50... Summeis de....r.i0 9.35 1.15 Ini avouer le désordre de sa fortune P.M AM P.M A.M PMOOOAM PM AM causé par ses pertes continuelles : Ne.13 N RIT ESS de seiie que Mile de Laiour cro- Ne. No. 8. lo. 4. No. 14. | : j : É A.M P.M A.M P.M yait Georges plus riche qu elle ; 11.00 7.20 1v ...Summerside.. ar 9.00 5.30 car, eu hériiant de lewr père, ne aie SE De 1. Georges avait eu un quait de plus 2:25 8.18 oït Hi: OL £. ds . 1.40 9.07 O’Leary 7.12 9 50 en partage. ce qui élevait sa fortu- 2,50 9.45 A'ber:ou 6.34 1.49 ne à cent mille livres de reuie. 5.43 10.20 ar T'ignish 1v 6.00 12.55 Et d'aiileu:s, comment sa soeur PM P A.M P.M ce ee aurait-elle deviné la posities de lo 15 ves ? il menait un si graud No.17 No 15 No. 16. No. 18 Re D. A.M P.M A.M P.M {alu ; Sa maison, ses équipages, sa 7.10 3.20 ]1v Char'ot‘etown ar 5.50 5.50 toilette etaient d'un luxe princier. A ) » à a ra" n d 4 ’ . ° 5 1: — 6 Ba _ ie 4 ge Georges était préseut à sous les « 14 “ 1 . D. ÿ . # . 0 9.48 5.07 St. °eters 6.59 5.09 paris où il s'agissait de faire {lutter 11.15 6.10 ar Souris lv 6.00 1.50 des chevaux à la course. Toutes À 1 . L2 . , . pue 4e ro" — les partis de plaisir l'avaient pour No.21 No. 19. No. 20. Xe. 22 ” boute-en-traim. A.M P.M A.M P.M Hélas ! l'infortuné passait sa vie 4 À d . . ® . 1 "7 » ° . . 8.45 4.20 Iv. Mi. Stewart Jine ar 7.40 4.05 avec de faux amis qui le ruiuaieut, 9.55 5.09 Cardigaun 6.52 2.56 10.15 5.5 1v. Georgetown ar 6.35 2.35 tandis qu’il négligeait la secicié de A.M PM. A.M P-M sa charmante soeur. La comtesse se eontentait d’aveir une bonme No. 23, No. 24. maison bien organisée, bien coufor- 9.0 1v. Charloitecown ar 10.10 La tn fui à des : P.M AM able, l'on faisait de la musique, ou 6.45 ar Murray Harbor lv 6.35 l'on disait de jolis vers, où jamais P.M À. l'on ne voyait ume carte, excepté le jour où madame la marquise de y — Malval faisait à sa nièce l'honneur 8.05 I. Emera?€ Jurc 7.55 de venir dîner chez elle. Ce jour- 8.5 ar Cape ‘'raverse 7.05 là, on dressait uue table de whist Fr au où s'asseyaieut la marquise, la e ï | comtesse Aune, uu vieil ami de la Trains r r Ailnatie Stavude 4 Ti L à J ape adear ge med Tu ; famile et mademoiselle © Leblanc, tNos 7 aud 8 ‘ans -"n Moiday, Veunesd-y ard Friday Rs *Nos 9 au 10 trains : ‘a ‘: uesduy, T'acrsday aad Saturday dame de compagnie de la Allothe “ains run vaily excepu Suuday marquise. Alors on s'amusait en . A. SHARP ; nu. en silence à perdre ou à gaguer deux on trois f-aucs, desix heures à neu’ heures heures du soir. Lorsque l'on obtemait de Georges qu'il viat dîner, ce jour-là, cnez sa soeur, ilavait toujours de grandes LS NO STROPPING- NO HONING Ÿ Triple silver $10.00. Extra blades, per dozen, Ÿ $1.00, # Nothing to Adjust, Nothing to Learn. Simply Lather Well and Shave. 12 Blades, 24 Sharp Edges. EVERY BLADE as THIN as paper, as HARD as flint, as TOUGH and FLEXI- BLE as whalebone, WILL GIVE FROM 290 to 40 VELVET SHAVES. The ‘‘GILLETTE ”? 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