UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS- SION PERPETUELLE, LÉON X111 FOND: EN 1893 PUBLIÉ LE J}UDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Un an.......ss..ss.e$1.00 Six MOIS. ......sssserese ee 50 Les abonnements sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonaement et payer tous les arré rages. Cxux qui changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle, Aïressez toutes lettres, corres pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouad L'IMFARTIAL Tignish, Jeudi 18 octobre, 1906. nn me me Le chapeau de cardinal au Canada. Une dépêche de Rome asmonce que Mgr Bégin sera nommé cardi- nal au consistoire du mois de no: veme j rochain. La Conierence des Provinces avec Ottawa Au sujet de la réumion des pre- mieurs ministres qui doit deman- der l’augmentatien du subside fé- déral, le ‘‘Globe'’, organe en chef du partie libéral, publie un article qui mérite un moinest d'attention. Le ‘‘Globe’’ croit que cette réu uivn a du bon, mais il voit des ob jections au remaniement du subsi- de, dont voici la principale que nous citons textellement : ‘L'une de ces objections est que les obligations financières de la Puissance sont déjà considérables, qu'elles augmenteront encore sui- vant les besoins de développement de netre jenne pays. Le revenu « augmenté MAIS LA DETTE AUSSI et malgré les surplus an- uuels, celle-ci sera matériellement augmentée par la division est du chemin de fer transcou natimal, à laquelle le pays est engagée et qui est déjà commencée. D'autres tra- vaux publics seront nécessaires spécialement pour améliorer les fa- cilités de transport pour les pro- duits et pour l'extension du service post:l de la toute augmentation des obligations fixes grevant Île re- venu public doit être repoussée, et Puissan'e, Donc, inconsidérée il faut prendre le plus grand soin de discuter toute la question sous ses différents aspects avant de re- commander de changer la présente échelle de subventiou."’ Remarquons d'abord cet admis- sion que la dette augmente, qu'elle augmentera encore et que le reve- nu public est grevé d'obligations considérables. Mais est-ce une raison sufhisante pour refuser plus longtemps justice aux provinces. Encore uue fois, les obligations | des provinces augmentent d’une façon :lisproportionnée avec leurs reveuues. Presque toutes les sub- ventious qu'elles donnent, quelque- fois sans raison, mais assez souvent ga Une terrible conflagration a dé- vasté, dans la muit- de mercredi )dernier, la ville de Snmmersid:, causant des pertes cousidérables et détruisant de fond e comble, au dela de 160 bâtisses. Il était meuf heures environ, lorsque le feu éclata dans le grand hangar à frêt du chemin de fer, situé à l’extiême limite de ja ville. Sans pouvoir rien preciser enco- re, on attribue la cause de l'inceu- die à l'explosion d’une lampe. Comme le vent soufllait trés fort, les flammes se propagèrent rapide- ment, En un instant toute la po pulation fut sur pied. Les pom. piers se mirent à l'oeuvre de suite, mais avec leur appareils rudimen- taires, la lutte contre la conflagra- tion ne pouvait être très efficace et de grands ravages s'accomplirent ces en retour d’une subvemtion fé dérale proportionnée à la recette douanière de l’époque. Et si celle- ci a quadruplé depuis, grâce en bonne partie, aux efforts des pro- viuces pour développer le pays, u’est il pas juste, encore uve fois, qu'on remanie aujourd'hui use subvention devenue hors de pro portion avec les obligations et les besoins actuels. ce cm-mmn LA CONFERENCE INT ÉRPRO- VINCIALE. Depuis la confédération, la con- férence interprovinciale qui a eu lieu la semaine dernére, est la trois- iéme. La première eut lieu en 1887 Honoré Mercier et la seconde pas l'honorable M. Parent, en 1902. A la premiére, les résolutions adoptées pertaient sur un grand nombre de sujets, au lieu qu’en 1902 on se berna à la question du subside. Par-mi les résolutions adoptée en 1887 se trouvaient celles-ci : 1.—Qus le pouvoir fédéral de désaveu des statuts provinciaux soit aboli. 11.—Que le sénat, dont le but est de protéger les intérêts des pro- vinces, soit compo, de membres nommés pour un terme d'office limité et que les provinces reçoivent le drois de nommer la meitié des membres de la Chambre Haute. 111.—Que le lieutenant-gouver- neur en conceil recoive le pouvoir d'accorder la remise de leurs peines aux gens condamdés pour crimes commis contre les lois pro- vinciales, pouvoir détenu exclusive- ment, jusqu'ici, par le gouverneur- général en conseil. IV.—Que les conseils législatifs qui existent dans un certain nombre des provinces soient abeliset que leurs modes d’électio: et leurs pou- voirs deviennent uniformes. C'est a la suite et sur la recom- man lation de la conférence de 1887 qu'il fut décidé que leg listes élec- tarolales provinciales serviraient aussi aux élections fédérales. La seconde conférence ne s’oc- | cHpa point des sujets plus haut é- juumérés., Elle s’attacha surtout | à faire valoir le droit des provinces a un rajustement du subside fé- dérai. Les argument invoques à ce jet fut conroquée par l'honorable: des | L'IMPARTIAI 1908 SUMMERSIDE EN FEU o Les Pertes s'elevent à un quart de million. — —0O — pendant les huit heures que dura la pleine activité de l'incendie. Le matin il ne restait que des ruines, pour marquer les magnifi- ques résidences, églises et autr:s édifices publics, qui faissaient la gloire de la coq 1ette ville de Suni- merside. Il n'y a eu personves de blesser à part de M. Kenny, qui s’est fracturé un bras, mais les habi- tants, devant la rapidité des flam- mes, n’ont eu le temps de présque rien sauver. Les pompiers de Charlottetovn se rendirent au secours de ceux de la ville incendiée, vers les quatre heures du matin. Les pertes tetales sont estimées à $225.000 dont $90,000 seraient cou- vertes par asshirances. Le Malheureux Incident de Fall River (Le Courier de Montmagny) La ‘‘Tribune’’ de Woonsocket, R. I. l'‘‘Etoile’’, de Lewell, l‘‘O- pinion Publique’, de Worcester, Mass, et d’autres jouræaux de la Nouvelle-Angleterre font depuis quelque temps la guerre à l’‘‘In- dépendant’ de Fall-River, Mass. Ce dernier gni passait autrefois pour un des plus vaillants défen- seurs de la langue française et des droits des catholiques franco-améri- cains, ne cueille pas de palmes daus | ce mémorable tournoi. Voici de quoi il s'agit : I1 y a quelques semaines eut lieu à Fall-River la dédicace d’ume superbe église bâtie en grande par- tie avec l'argent généreusement fourni par les catholiques de langue française. Or, les organisateurs de | | la cérémonie religieuse et du ban- |quet qui suivit paraisssent avoir fait tout ce qui était en leur pou- voir pour pouver au délégué apos- tolique, présent à la dédicace et au banquet, que les Canadiens ne comptent pas pour grand chose dans une contrée que leur doit jusqu’à un certain point sa prospérité et son développement... On a évité de parler leur langue au banquet ; tous les discours se sont faits en anglais. Ceci a été naturellement critiqué avec beaucoup d'énergie par tous ceux qui ont compris l’affront et ils forment la très grande majorité de l'autre côté de la frontière. Voilà bien du troubie qu'il eût été facile d'éviter. Pour plaire à une minorité de langue anglaise on traite avec mépris une majorité toujours prête à contribuer, avec uve générosité infatigable au succès de toutes les entreprises religeuses on charitables, Est ce donc chose si difficile de mettre les Canadiens sur le même piel que les Irlandais et de prouver aiusi au représentant du Pape que les catheliques de la Nou- velle Angleterre ue forment qu'une seule famille et qu’il y a parmi les Canadiens aussi bien que que par- mi les Irlandais des orateurs Ca- pables de dire de choses bonmes et justes et en un laugage correct. L'union fait la force, dit-on bien souvent ; mais bien souvent aussi fort à propos, ne teur rapportent sujet furent au reste à peu près on parait se faire un plaisir ce dé- que très peu de chose comme reve- pu. C'est le gouveruement fédé- ral qui retire tous le: avantages de ces débourses des provinces, N'est- il pas juste que le gouvernement fédéral, bénéficiant cle plus en plus du développement des pre- vinces dont les frais sont presque entièrement supportés par celle-ci, rendent aux provinces un peu de l'argent qu'elles fout affluer vers ses coffres. Car c'est de l'argent pour ainsi dire enlevé aux provin- ces dent se garnit le trésor fédéral. Les droits de douage constituent le plus clair de ces revenus. Or, ces stroits ont été cédés par les provin- les mêmes, au fond qu'en 1887. À c:tte dernlére conférence, plus- lieurs questions ont été discutées, | mais ce qui nous intéresse le plus pour présent, s'est le réajustement du subside pour chaque proqince, Voici le résultat : Ontario a une augmentation de $ 784,484 ; Quebec $ 560,865 ; Nouvelle Ecosse, $177,659 : Nou- veau Brunswick, Manitoba, Sas- katchewan et Alberta $130,000 chaque, Colombie Anglais $215,000 et l'Ile du P. K. $70,000. nn ) Sore Nipples and Chapped tiands Are quickly cured by appiying Chamberlair; Balve, Try it; itis a success Price 25ce0ts sunir les catholiques à ia grande joie des fanatiques ennemis de notie race et de notre langue. Douc, la guerre est declarée et le sang... pardon, l'encre coule a flots. ‘““L'Indépendant'’ se défend mal dans sa forteresse démantelée et les rangs de ses alliés s'éclai rcissent d'une façon pitoyable. La portée de ses canonsest trop faible et ses projectiles éclatent sans produire le moindre effet. Il nous fait peine de le voir renier un honorable passé, lui que ses confrères aimaient au-! trefois à suivre et à seconder dans ses vaillants combats peur la bonne } différents articles qui ont été pu- Jliés à propos de ce malheureux in-1 cause, Nous espérons qu'il reconnaîtra son erreur et qu'au moinure bon mouvement de sa part ses antago- nistes lui ouvriront les bras et lui! rendront l'estime qu'il a su mériter! à tant de titres. Il nous serait impossible de re- produire où même d'analyser les cident de Fall River... ‘‘L’'Etoile et ‘‘l’Opinion Publi- que’” tirent à botilet rouges sur ‘‘l'Indépendant'” et son rédacteur en chef et disent à ce dernier d'une façon un peu trop violente peut- être le dures vérités. Mais, à qui la faute? Il y a toujours un ‘‘bout- te’”’ de jeter à tout moment sa pièce blanche ou son bilet de banque dans le chapeau, d'être constam- ment au combat et jamais à l’hon- neur. Quant à la ‘‘Tribune’”’ de Won- socket, eile publie sous la signa- ture de son vaillant directeur M. J. L. K. Laflamme, des réquisi- tories qui séront considérés plus tard, à l'heure des justes rétribu- tions, comme des pages remarqu- ables de l'histoire religieuse de la Nouvelle-Angleterre. ‘‘Quand Rome saura !’’ dit M. Laflamme. Puisse Rome ‘‘savoir'’ bientôt! tout le monde connaît et admire la haute sagesse ct la benté toute pa- ternelle du Pape Pie X. S'il conu- uaissait tout,, et il faut qu’ con- naisse tout, il saurait accorder au xillien de catholiques frauco-ameri- cains de la Nouvelle- Angleterre non pas des faveurs iminéritées et des passe-droits, mais ce que leur accotderait saus hésiter le divin Fondateur de l'Eglise s’il revenait sur la terre : le bonheur dese voir traiter ‘‘chez eux’’, dans la maisen de leur Père céleste, sur le même pied quz les autres membres de la grande famille catholique. JEAN DES ERABLES Le Tunnel sous -la Manche Le ‘‘Standard'’de Londres publie un article sur le tunnelisous la Man- che et donne à ce sujet les renseigne- meut suivants: ‘“Il y a tout lieu de croire que le projet de tunnel sous la Manche se- ra soumis, sous une forme modifiée, au parlement, vers la fin de l’année en COlTS. ‘‘On dit que ies organisateurs du projet ont fait disparaître les désa- vantages que l’on attribuait au der- uier projet. Les ingémieurs, en An- gleterre, n’ont jamais pris au séri- eux les prétendus dangers d'inva- sion que le percement d’un tunnel entraînerait pour les deux pays. On s’est rendu compte qu'il serait acile de faire en sorte que le tunnel pût être inondé des deux bouts, d'un moment à l'autre. ‘On déclare que, dans le nou- veau projet qui sera déposé sur le bureau de la chambre, à la pre- chaine session, les promoteurs s’'ac- cordent pour piacer le point ter- minus etre les mains des troupes. Ainsi, toutes les objections faites au point de vue militaire disparais- sent. ‘“Le projet est saus doute un pro- jet gigantesque ; mais, après avoir conversé avec les ingénieurs civils, ceux-ci confirment que la construc- tion du tunnel n'offre aucune diff- culté insurmontable.” THEY MAKE YOU FEEL GOOD The pleasant purgative effect ex- perienced by all who use Chamber- lain’s Stomach and [iver Tablets, | and the hsalty condition of the ho- | iy and mind which they create makes orne feel joyful. 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Des nouvelles reçues de cette ville disent qu'il y a de huit à dix pouces de neige. À Cleveland la neige a été suivie d’une forte gelée qui a émpèché les barges chargées de minerai de débarquer chargement. ne mnt ne 2e rene nee Le salaire des Maitres de Poste, leur M. V. P. Bourque, maître de poste de Shediac, N. B. était à Chariottetown, la semaine dernière, pour organiser les maîtres de poste de cette province dans l'union, fon- dée l'hiver dernier. On s’en souvient, les maîtres de poste de toute Ja Puissance faisaient, l'hiver dernier, des représentations au ministre des postes, par l'entre- mise des associations de maîtres de poste, pour améliorer leur sort «1 obtenir use plus grande rétribution. Les représentations qui £ faites de tous côtés de tin - Lemieux paraissent l'avoir convain- cu que les facteurs, etc., point rémunérés cemme ils eut l'être. Le coût de la vie à quin- tuplé depuis quelques ‘années, et ue sont les salaires des emp'oyés sont à] peu près restés stationnaires. Ils vivre. C'est M. Martial Paquet, maître! de poste de Souris, qui est le prési- dent de l'association pour l'Ile du Prince Edouard. CCE La ‘‘Presse” devient ici, |kenzie et Mann, après avoir com- s'étendant jusqu’à | devrai-! tobre 1904 sont trop connus pour qu'il soit nécessaire de les rappeler Disons seulement, que Mac- | ploté avec David Fussell, M. Blair et quelques autres, la rnime du par- ti libéral; se trouvèrent dans une | position difficile, après les élections du 3 novembre. Dès 1902—on en tre de Fowler à Lefurgcy (Lefur gey est le député de Prince, I. P, Nord avaient intrigé avec les chefs conservateurs ; ils avaient es- compté un changement de régime et ils se retrouvaient en face du mêie gouvernement que la veille. Ils payèrent d’audace. Par la bouche de leur avocat et agent, M. Greenshields, ils avouèrent baser leurs préférences politiques sur le seul intérêt personnel, et offrirent (l'appui de la ‘‘Presse’””’ à M. Lau- | tie: si on voulait leur accorder tou- tes leurs demandes de subventions, M. Lanrie: accepta, et la ‘Presse’? resta ministérielle, Depuis, M. Laurier a fait voter à Mackenzie let Manu des subventions au mon- |taut de vingt-quatre millions, pour |des chemins de fer à. construire [dans toute la région du Nord- |Ouest. Les largesses sont deve- ee si scandaleuses que M. Gold- win Sith a pu faire observer avec jTaisos dans un articles .eproduit jeudi dernier par Je ‘‘Cana- Ida’, que le Canadien-Nerth- [etn, proportion gardée de la longueur des réseaux, a été traité | par le gouvernement fédéral enco- ire plus libéralement que ne le fut [ie C. P. R.. Mackeuzie et Maun, maintenant repas, m'ont plus besoim | de la ‘’Presse'’, ils en font donc Cadeau à M. Laurier, Celui-ci 4 | Pris pour fidéi-commisaire M. Ber- |thivaiue, qui redevient aussi pro- |Priétaire du journal pour une for- te part. Le marché a été corciu 1 . (a se 1 nià ù ° Ha dc dernière ;, On y mettait j'* CEERICIE lhain samedi... | | Ë . _. Le ee à | Chamberlains Cofic, Cholera & Diarrhea Remedy men Almost every farnil : of a reliable le LE hea at some lim : yeer. © during the This remedy à ecommerded by dealers who héve sold it for la Propriete de Laurier nn. | raconte ce “s « : La ‘‘Presse’’ vient de faire une k ; many yeër: d En D mi #3 sel D La à cf ; 4 “Les événements de la fin d'oc. Fe 2 ti RE 0 nu 2er ae à nome a aujourd’hui la preuve par la let- E.) les propriétaires du Canadien-”