nr” æ. “=, + tn MA cheb Le ne ans x à ait See \ 7 7/2 nion fait la LU RE For De on ré Dee ONE PSE Peine OT A à VAL RTS A UE Me LÉ CRE HT te ot w ke LA CIE. DE PUB. DE L'IMPAR1IAL, PROPRIETAIRE. VOL. 3. NO. 39 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 19 NOV. G: BUOTE, RÉDACTEUR. 1903. F. J. BUOTE, GÉRANT 11 ANNEE à SALSA SE SR SALRSASESASESAIRSAISESÈ Heart Palpitated. FEUILLETON DE L'IMPARTIAL & ANTHONY OU LE CRUCIFIX D'ARGENT. 20000000 RE LSARIRIRIRERERIERIRIERIRIRERIERINENRSE Ii UNE VISITE Le lendemain de l’arrivée de M. Weelford et d’ Anthony, un cavalier vêtu comme les grands seigneurs écossais se présentait à la porte de Green-Rood. Sur son chapeau de feutre se balançaient trois plumes de différentes couleurs; le. riche plaid jeté sur ses épaules s’entr”- ouvrait pour laisser voir le kilt na- tionAl, jupe courte serrée à la taille par uneceinture; un haut-de-chaus- ces, des bas en tartan à carreaux, des bottes à tiges peu élevées complé- taient son costume. _ Les cheveux de cet étaient noirs et coupés ras ; ses sourcils épais ombrageaient des veux noirs et ardents ; une barbe | courte encadrait son visage muscu- | leux, sombre et dur. Pour toute arme il portait une épée à lame fle- xible et large. A l'apparition de ce visiteur, deux domestiques 5 ’empressèrent d’ou- vrir la grille à deux battants. L'un prit le chevai par la bride, l’autre tint l'étrier, tandis qu'un troisiè- me serviteur courait annoncer à la inaîtresse de Green-Rood le très-no- ble lord John Hardy Drammore, un des premiers seigneurs du comté de homme Ross, Lady Ashley se hâta de sortir et d'aller à la rencontre de sou illustre visiteur. Lord Drummore la salua profon- dément, non toutefois sans quel- que contrainte, La marquise lui rendit sa politesse avec une certai- ne froideur. Le personnage quenous mettons en scène avait la voix sourde et brusque ; mais il S ’efforçait de l’a- doucir en adressant à lady Jane les compliments d'usage. Venez, Milord, lui dit la marqui- se d’Ashley, vous reposer au salon: —J'accepte, ’’répondit lord Drummore; et il suivit la maîtresse | du lieu , qui fit venir des rafraichi1s- serments. | L'entretien roula quelqne temps sur les affaires du comté. Ensuite | lord Drummore, qui avait cinquan- | te ans et qui avait consumé une | partie de sa vie dans les combinai- | sons de la politique, s'engagea peu | | à peu sur le terrain brûlant des dis- cussions civiles. | La marquise l’arrêta dès les pre- | miers mots, et lui dit du ton le plus | aimable : | “Yous oubliez, Milord, que, ne} voyant plus d’ étrangers, je suis | fort ignorante sur ce sujet. J’au- | rai le regret de ne pouv oir vous | donner la réplique en telle matière. | __Je n’y pensais plus, repartit le! lord. Revenons donc à nos affaires | de province. __Ces questions 1’Off riront plus d'intérêt. __Vous n'avez sans doute pas vindicte des lois. chapelain ? fit le comte de Drum-, — Vous savez que, depuis deux ans, je n'avais pu trouver un suc- cesseur à M. Hedgley ? — En effet. —La mort de cet excellent prêtre m'imposa une cruelle privation. —-Vous avez fait là une perte ré- elle ; car M. Heügley était un di- gne gentleman. —J'ai réussi à me procurer un autre chapelain. —Ah ! murmura lord Drum- more avec un geste qui témoi- grait du dépit”? La marquise avait saisi le mou- vement de son hôte. ‘‘Penseriez-vous, Milord, deman- da-t-eile avec intention, à dénoncer le prêtre que j'ai appelé dans ma maison ? — Vous ne parlez pas sérieuse- ment, Milady, répondit le lord avec un sourire équivoque. Entre voi- sins, entre amis, on ne commet point de ces actes. ——L/air de votre visage m'avait sans doute irduite en erreur, nié ta lady Jane en riant. —fÉividemment. Toutefois, je l’a- vouerai franchement, la présence d’un ministre de votre religion dans le pays me contriste. Je suis presbytérien, je ’aime pas les prê- tres de la foi romaine. Néanmoins, quand ils le méritent, je ne leur refuse point mon estime, et ce n’est pas moi qui voudrais les livrer à la —J'applaudis à de tels senti- ments. —Ainsi, vous avez un nouveau | more. —Un ami intime de M. Hedgley. dable. —Je suis charmée d’avoir votre répondit la marquise |: d’ Ashley, non sans quelque ironie.” En achevant ces paroles, elle franchit le seuil du pavillon avec approbation, son conipagnon. M. Weelford, en ce moment, ré- Il vint au bout et fixa ses yeux observateurs sur le comte de citait son office. de quelques minutes, Drummore, sans le reconnaître. ‘“Je vous présente, lui dit la mai- tresse de Green-Rood, lord Hardy Drummore, notre voisin’? M. Weelford s’inclina. ‘Il vous a connu autrefois, m’a- t-il raconté, ajouta lady Jane.” Et elle trouva moyen de glisser ces mots à l'oreille du prêtre : ‘C’est un presbytérien, (Suite à la 8ème page) Lunch AND Restaurant I have opened a lunch room anc restaurant at my old stand, Tig- nish, where lunches can be had at all hours. Ice cream, temperate coufectionary, fruits, cigars, etc. Ovysters in season We also do baking to order When coming to Tignish call anc have a good lunch. Mrs. M. McElroy Tignisb MAIN STREET @r RS le pro- Room drinks, FAINT AND DIZZY SPELLS. Feur Weax ann Nervous. [| COULD SCARCELY EAT. TWO BOXES OF MILBURN'S HEART and NERVE PILLS Cured Mrs. Edmond Brown, inwood, Ont., when she had almost given up hope of ever getting well again. She writes: “I was so run down that I was not able to do my work, was short and could scarcely eat. My heart paipi- tated, I had faint and dizzy spelis and felt weak and nervous all the time. My husband got me a box of Milburn's Heart and Nerve Pills but I told him it was no use, that I had given up hope of ever being cured. He however persuaded me to take them and before I had used hali the box I began to feel better. Two boxes made a new woman of me and I have beer | well and have been able to do my work ever since.” Milburn's Heart and Nerve Pills are 50 cts. box, or 3 for $1.25, all dealers or THE T. MILBURN CO. Lim ited, > TORONTO, ONT. New Piil Wonderful For centuries the peopie havt changed and progressed, but piis haven’t. A change has come #l last... A NEW PILL,. —Tant mieux ; ce doit être un honnête homme. Quel est son nom ? | —Thomas Weelford. —Weelford..., répéta le lord | devenu rêveur ‘ je connais ce per- sonnage ; c’est une bonne et géné- reuse nature. —J1 suffit de le voir pour se con- | vaincre que vous le jugez bien. — J'ai eu occasion de l’apprécier. | —Où l'avez-vous connu ? | Il y a longtemps de cela : j'a- | vais trente ans de moins sur la tête. | | Nous nous sommes rencontrés, | Weelford et moi, à l'université | | d'Oxford, sur les banss des écoles. | Nous étions en train de devenir | quand une discussion nous | brouilla. Quatre ans plus tard, | nous nous revimes à Londres, où | |'Jhomas me rendit un service im- | portant. Deux à trois ans après nous efimes ensemble quelques rap- ports à Edimbourg. À dater de ce Éosies nous ne nous sommes amis, | pas retrouvés. Vous sera-t-il agréable d’entre- tenir M. Weelford ? reprit la mar- quise d’Ashley. Certainement. Je vous prierai même, Milady, de me présenter à appris encore que } ai changé de | jui. chapelain ? fit Drummore. —Non, vraiment. C'est décidément M. Wakeman, va parent du révérend Sexby, qui remplace M. Cuthbert. __Vous avez renvoyé ce der- nier ? Ses doctrines me déplaisaient. | —J'admire la coïncidence. Comment cela ? —De grand cœur. M. Weel- ford occupe le pavillon où FOPRSE son ami, M. Hedgley ; venez.” Lord Drummore suivit lady Jane d’un air satisfait. “Je vous pardonne maintenant, Un Docteur 4 la Maison! STANTON'S PAIN RELIEF Vous prouvera qu'il est un médecin de famille loyal et honnête. La maladie ar- rive à l’heur= où l’on s’y attend le moins ; en cas d'urgence, servez-vous du “Stanton” et vous obtiendrez un soulagement im- médiat. (Interne et Externe). ! Pour Coliques, Diarrhée, Frissons, Rhumatisme, Entorses, Neévralgie, Mai de Dents, Crampes, Maux de Gorge, etc., etc., il ne faillit jamais. E EN VENTE PARTOUT, 25C LA BOUTEILLE. 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