SO PR + HE TON Mes apr au-mnpeex 0e Anton € 07 Le 2 0 SARA RSR LR RU APN STUNT PAS CHARS TGS DAT ns “il vu LE” RME SS PEU TAN LM = IMPARTIAL JEUDI LE 30 JAN, ad RFA EE MAX 1902 LE ge Vo RE + ner ve La Jeune Fille Pauvre! son éducation j'avait rendue quelque peu personnelle. 1dole tonjours ensencée, il lai coûtait de descendre du yiédestal où l’amonr maternel l'avait placée ; ii lui coûtait surtout de regar der les sombres profondeurs d’un avenir qui promettait d'être si brillant, de boire à ja coupe de la tristesse. Eh quoi! déjà des larmes ! que ferait-elle dé sormais sans sa mère ? Serait- elle forcée d'ensevelir sa jeu nesse et ses 1i:lusions dans uve chambre de maïade ? Qui l’accompagnerait âans le monde? £ Si Son oncle! 11 n'y fallait pas songer, pas plus qu'à son DR Hermine se préoccupait plas des souffrances de madame Lo beau pour ce qu'elies Ini enie Vaient d’espérances, que souffrances elles-mêmes : la, sans s'en tant ou l'avait peu 1 de ces et ce- renûre habituée à s'intéresser aux autres avant de penser à elle. Dans ses heures de regret, elles se rappelait la soumission respectueuse d'Ana- tole, la délicatesse de ses préve nances, l’affectien profonde qu'il lui avait constamment te moiguée, son désir lui plaire ; si les propos qu'il lui tenait par fois et dont elle riait alors qu'eile ne songeait qu'à rire, et elle savait que le pré- cepteur serait le plus couvenable pour elle, qu’a compte, évident elle se rappelait aus voiontiers protecteur le de | libre, pouvoir commander. Je ’'avertis, tu te trompes étrange: ment. Te souviens-tu que, pe- tite fille, tu forçais toujours ton frère à jouer au cheval, et que tu réservais pour toi seule les rênes et la cravache ? C'est ainsi ou à peu près que tn crois pouvoir air avec un mari. Erreur, fillette, grave erreur ! Tu mépriserais bientôt un mari de cette trempe. | Ne-pourraistu aussi te four- voyer, et rencontrer un maitre la où tu comptes trouver un esclave ? Non, nen, mon onole, je suis sûre de lui; il fera ce que je voudrai, et rien autre. Oui-da ! ma chérie! 1lte l’à fait accroire. Je l'ai wis à l'épreuve. L'aimes tu au moins ? Je n'en sais rien. 1l me va c'est ce que je puis dire. Evi- demment je dois l'aimer. Et ii s'appelle ? :e marquis de *, le compto de ? Ni compte ri marqui*. M. Anatole. M. de Fiueste n'eut plus en- vie de plaisanter. Il avait eru d'abord à un oaprice de jeune fille, le nom du précepteur lui avait mis un nuage au front et l'‘inquietudeau coeur. 1l de- vina de suite les machinations de cet homme, et le but des intrigues infâmes dont Fer- nande avait été la victime. Ce n'était pas à l'humble or- pheline qu'aspirait son ambi tion. 1l avait voulu en faire l'instrament de sa fortune en C'est ves lui, elle serait toujours mai tresse, que, lui devant ton‘, 1i se trouverait flatté d obeir. Mademoiselle Herminé cher- chait un esclave docile : la sou- plesse d’Aanatoie convenait à ses | vues. Lui, développait ces dis-| positions, et se disait avec joie qu’il devenait indispensable. 1! savait bien que ce n’était pas là de l’amour. Que lui importait! Il se courbait plas bas encore, s'occupait activement des affai- res de la maison, soumettait les comptes à Hermine qui ne vou- lait rien voir, rien entendre, fai sant l'important et le courtisan, et s'arrangeait si bien, qu'il vait déoidé la jeune fille à révé- ier leurs projets à monsieur de Fineste. Inutile de consuiter madame Lobeau, avait-il insirccé. Sou mal est de ceux qui annihilent la volonté. Pour la première fois, peut- être, Hermine se troubla en a | bordant son oncle pour la coù- fidenve. Qu'as-tu, filetie ? da-t-il doucement. Elle baibuatia, rougit, pro- nouça le nom d Anatoe, s'ex- pliqua mal ou pas du tout, si bien que Philippe, a tyaitant toujours en enfant gâtse, lui répondit : Je vois ce que c'est : tu as as. seZ de monsieur Anatole. Ce n’est pas cela, mon ongle. Quoi donc ? Je voidrais me marier. Te marier ! Eh ! oui ! ma mère ne guérira jamais, et... je suis si seul... C’est un peu vrai, fillette... Nous avons pourtant le temps de réfléchir, de faire un choix... J'ai choisi. Vraiment ! quand et qui, pe- tite étourdie ? Ne vous moquez pas mon on- lui deman cle ; n’ai-je pas seize ans ? Oh ! la vieille jeunesse ! Le nom du chevalier ? — Monsieur... e —Monsieur ? —Je n'ose pas. _—Tu deviens timide ? —C'est que vous me traites... —En enfant que ta es. (Cau- song raison, si C'est possible. Tu veux te mazier ? C'est bien? a-| |flattant les idées de sa sœur, et |avait fatalement entraîné cette dernière sur la pente où elle avait faillise perdre en voulant | perdre Fernandé. Quelle as- tucieuse persévéranee il avait dù aussi déployer pour amener |sa nièce à une démanche sem- | blable ! Hermine, étonné du silence | de son oncle lui en demanda le | motif. J'est très sérieux, mon en- fant, ce que tu viens d'avancer, (lui répondit-il; en astu in- | strult ta mère ? | À quoi bon, mon onole ? Sita mère ne parle plus, |elle comprend. En comprenez-Voms, Vous ? | Veux iu en faire l’ép:euve ? | Allons la tionver. Ménagevns- Elle sourit tristement et s-|Hyndman & Co coua négativement la tête. Me promettez vous d'être raisonuable ! Elle fit signe qu'elle le se-) ra t. Consentirez vous à accepter an gendre ? No......no.....fit elle avec in- quiétude. Oui ou nou ? Elle haussa iégèremeut les épaules comme pour dire qu'elle n’en savait rien. Cela dépendrait, n'est ee pas ? et puis Hermine est bien jenne Sou mouvremeut fat affirma- tif. Savez vous qui se présente ? Monsieur l2 curé ! Hermine tandis que Lobeau disuit encore oui. Vons le sar-z ? Oni, toujours. O'est maitre Anatole, Même signe. Et vous l’accepteriez ? No...uo...no...no...rrpéta-elle vivement en attirant des yeux sa fille sur sou sein. Et si Hermine Île interrogea Plilippe. No...no...fit-elle en regardant sa fille âvec anxisté ei montrant le secrétaire On fut une minnte à deviver qu'elle voulait qu'on ouvrit le meuble. Quelie dût êt-e alors terrible et poignante l'angoisse où INSURANCE AGENTS CHARLOTTETOW N. 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PEPPER, Publisher, s Eighth & Locust Sts., Philadelphia, Pa, ploigeait son impuissance Eile avait voulu frapp:r, et elle était frappée à tour ! elle avait voulu briser celle qui semblait s'opposer à ses ambi- tions, à son tonr elle était bri sée,et sa louche ne jouvait prononcer un son pour exhaler ‘sa plainte, révéler sa pensée it | défendre son menacé ! Torture morale au-dessus de toutes les tortures ! devra:t elle assister comme un vivant cada- vre à l’abomiuable fortait qui lui prend son enfant ! Elle sera là,et ne pourra crier : arrière ! à celui qui s'est fait son bour- reau ! Et sa fiils jurera derant Dieu. d:vant elle, amour, fdéli bé à ce moustre, sans qu’une pro testation éclate sur Ses lèvres ! Mais elis parlera ! dût 5a pui triuese déchirer sous l'effort; dût son cœar prendre toat le sang de ses artères pour se rompre en un cri sauveur ; elle parlera! son trésor College St. Dunstan (Afiilié a l'Un-versits Laval) GonrRs CLASSIQUES, COMMÉER- CIAUX ET PHIL£SSOPHIQUES L'ouvertnre des classes an collège St. Danstan aura lieu le 5 septembre. Les présenter le jour de l'ouverture. élèves sont priés de se Pour plus amples informa- tions, s'adresser au Supérivur. Ce ler Ceptembre 1991 la, elleen a grand besoin. 1] |la prit par la main et l’entraîna ivers la chambre de madame Lobeau. | Celle-ci était à demi couchée dans un vaste fauteuil : ses | yeux était rougis par des Jlar- | mes récentes, elle courbait pé-- niblement la tête, et l'abbé Sa- |turnin uppelait sur elle la paix et le pardon du ciel. Phiiippe et Hermine s'arrêtèrent un ins- tant interdits. Vous pouvez entrer, dit l'ex cellent prêtre, mais qu'avez- vous l’au et l’autre ? ils paraissaient ea effet fort Monsieur de Fineste fit signe à Hermine de s'asseoir près de sa mère, et, entraînant |le curé a part, en quelques mots, |agités. il le mit au courant de la — tion. Je tiens la clef de l'énigme, murmura le prêtre: Voilà le :mobile ; agissons, je n'ai que trop tardé ! Vous vous doutiez de ce qui arrive ? Pas précisément, mais mon- sieur Anatole ne me convenait plus. Je ne pensais pas, pour- tant, qu'il pouseât l’anuace jus que là. Jene sais ce qu'il a fait à votre sœur, elle ne peut souffrir qu'on luien parle. Il faudra bien qu’elle sache... Tovi, mon aæi. Etse tournant vers madame Lobean, il ajouta : Ne vous ai-je pas trop fati- le ciel ne voudrait pas lui infli ger un supplice semblable, et sa vengeance dépasserait la faute ! Business Men's Backs. 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