5 Os Ee oe 2 stabi ae oS = is & es * pa > demanda-t-elle avee anxiété. L*°IMPARTIAL, JEUDI LE 26 AVRIL, 1900. LA *MBRE JOB Fi (Suite de la lére page) chose, Rosina. Saistu ew est Gabriel 2 —A Bruxelles, pour ume at- faire urgente. —Tnu te trompes —Sa mére elleméme me J's dit. ; —Sa mére n’en sait vien, et son pére non plus. Rosine se prit A trembler ; ear le sonvenirdu eri entendu dans i'allés du ehatean, lai re- vint en mémaoire. —QOnu serait done Gabriel 2 —Personne ne le sait, répon- dit son amie ; persenne, exesp- té toi, peut étre, Resine. —MMoi ? je ne sais rien ! Mom Dieu, que va-til mons ar- river ? Mais, chére Philoméne, me me dis denc pas de pareilles cheses ; tu te trempes. Som pdre l'a envoyé A Bruxelles. —Eeoute, je vais te dire ce que je sais. Lundi matin, la mére de Gabrie) menta pour l’appeler, parce que le dejeuner était sur la table et que, coxtre son habitude, il n’était pas en- core desoendu. Elle trenva le lit de Gabriel qui m’était pas dé- fait, et sur la table, une lettre, par laquelle il dit adiew a bes parents... Un cris’éehappa du seim de Rosine ; elle se mit a trembler affreasement, et parut sur le point de défaillir; cependant elle ne pouvait ereire a ee quelle entendait, et ee fut dans sen dente qu'elle puisa la force de dire, tent en versant un terrent de jarmes : —Oh ! ee n’est pas vrai, eela me se peut pas! @abri) a’est pas devenu fou ! Quelle raison avait- il pour s’enfuir ainsi ? —Jen’en sais ries Rosine. Pent étre la servante du netaire a-t-elle mal eompris ; ee qu'elle dit s'aceorde si mal. Je voudrais biew que cela fit, Rosine; ear oe serait bien malheureux pour toi que tom mariage fit rompu d’une facom si imattendu... Bt puis quand on aime tant quel. qu'un, n’est-ce pas? @abriel, teut bom gargon qu'il est, a ton- jourseude singuliéres idées; il est trop en dedans, et ala téte pleine de réves. Mais quand méme il s’em serait allé, il re viemdrait de luiméme danse quelques jours. —Mais pourquoi seratt-il par- ti ? pourquoi ? s’éoria Resine. Sais-tu ce que pense la ser- vante? Depuis quelques se- maines, Gabriel était teujours distrait ; es quand son pere lui dennait une chese on l'antre 4 écrire, ii restait, pendant des heures, la téte dans les mains, a songer, et souvent, il gatait Youvrage le plus importast. Samedi, ily a eu a ce sujet @raud train chez le netaire; et laservante assure que Gabriel s'est sauvé de chagrin ct de dé- sespoir. Ses parents s’en sent tus par honte; et ils ont dit daus le village que Gabriel s'est était allé ehez son onele. Son pére est bien vite parti a sa poursuite par le chemin de fer ; il a echarché pendant tewte une journee 4 Bruxelles, ehez teus ses amis et cennaissances. 11 vient de revewir tout 4 l’heure. Impessible de trouver Gabrie); et la servante dit que le netaire et sa femme pleurent, que o’est Atendre lame, et s’arrachent les chevreux de désespoir... Rosine s était caché le visage dans ses denx mains et laissait sem amie poursuivre son expli eation sans y denner le moindre signe d’attention. Mille images lugubres et menagantes pas-( saient, comme des spectres, de- vant les yeux de linfortumée jeune fille: le ori de détresse entendu dans les témébres ré- sonnaié horriblement a sone reille. —A ta place, Rosine, je ne} serais pas si triste de Vaffaire, dit l'autre. Gabriel n'est pas mert, et il reviendra bien sar aujourd’hnui on demain. Mais ilme faut rien en dire a personne, sais-tu, pas méme A ta mére ; sans eela, la servante qui m’en a parlé 4 demi-mot, serait chassée...... Lina, la vachére, cria de lein dans le sentier : —Mademoiselle Rosine! ma- demoiseile Rosine! vetre mére vous appelle ! Bt Resine restant immobile, comme si elle a’edt pas emtendu la voix de ia fille, eella-ei s’ap- proeha, prit par le bras sa mai- tresse affigee, et la forea de se lever, endisant d’un ten jo- yeux : —Mademoiselle Rosine, le decteur a dit qu’Engelbert gué- rirait. Allems, les larmes ne fe- rent riem a l'affaire. Ayez ben espoir ; le doeteur doit savoir ce qwil dit. Et quand Engelbert sera guéri meus retronverens la joie et la bonae hameur. Allons, allons, ee a’est pas aussi ter. rible que news le pensions. A ces mots, elle entraina dans dans le sentier, ia jeume fille muéette et incensolable. Dans la coeur, Phileméne se sépara de son amie. —A demain matin, Rosine, dit-elle. Bon courage et ue dis rien ; et si j’apprends du nonu- veau sur l'affaire en question, je viendrai te je dire. Rosine, sans prendre garde a ees paroles, suivit aveo résigna- tion la servante dans ia maison, et, toujours insensible en appa: | rence, elle entra dans ja eham- bre de sa mére, ou elle se laissa tember comme anéantie sur ane chaise. La mére Job, qui était assise an peu plus loin, auprés du lit de son emfant malade, s’appro- cha de la jeune fille. Persuadée que Resine se désolait 4 propos de }a maladie de sen petit frére, elle lui prit la main, etdit avee douveur : —Rosine, ne pleure done pas comme eela; notre eher petit ange guérira. Lascarlatine, vois- tu, est une bien mauvaise mala. die pour les pauyres enfants qui mangaent de soins; mais nous veillerons si bien sur metre Engelbert, que l’air ne le ton- ehera point. Prends dono con- | | ba jeune fille ue repondit pas ; le sen] résultat des paroles con- selatrices de sa mére fut un re- deublement de sanglots. — Pense donc 2 la miséricorde de Dieu, Resine, reprit la mére Job. 11 faut avoir eonfiauce en sa bonté...... Et puis ie docteur dit que l’éruption se fait bien, et qu'il n'y arien a craindre... —Ah! ah! ma gerge! A boire! 4 boire! cria l'enfant d’une voix rauque et gémis- sante. ua femme s’élanca vers le lit, présenta a i’enfant une boissou rafraichissante, et reyint en- suite auprés de sa fille...... —Quand tu me vois si tran- quille, Resine, dit-elle, moi qui suis sa mére pourtant, povr- quoi te désespérer et te lamen- ter, comme si un affreux mal- heur nous était arrivé ? Allens, censole-toi ; cela ne tardera pas d’aller mieux, Dans quelques jours Engelbert jevera dans la ¢our comme auparavant; alors nos chagrins seront oubliés...... Parle donc, Rosine ; tu trem- bles, je creis. As-tu vu sortir le desteur ? Le jeune fille jeta les bras au eou de 8a mére en poussant ne eri déehirant, et en sangletant plus fort que jamais : (a eontinuer) for acceptable ideas. State if patented. 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Un grand nombre de da- mes ont pris les Pilules Rouges du Dr Coderre et ont été com- plétement guéries de leurs maux. nombre souffrant de complications ou de maladies chroniques qui durent depuis longtemps, ont pris les & Pilules Rouges du Dr Coderre et n’ont peut-étre pas retiré tout le bien qu’elles pouvaient en attendre. Nous conseillons a ces dames de consulter ces Méde- | Mais aussi un grand ment gratuits, des conseils et des avis d’une valeur | inappréciable. | fraient depuis longtemps, qui n’avaient pu trouver de soulagement de personne et qui étaient sans espoir. Ils guérissent les maladies propres aux femmes | et de plus ils guérissent ces maladies sans l’usage du | couteau et sans opération. Le témoignage de Madame Mercier, qui demeu-_ re au No 327 rue Roy, Montréal, blions aujourd’hui, est une preuve éclatante de l'effi- cacité des Pilules Rouges du Dr Coderre, et aussi de I’habileté et des bons soins donnés par les Médecins | Spécialistes de la Cie Chimique Franco-Américaine. Madame Mercier qui souffrait depuis longtemps, avait essayé un grand nombre de médecins et de mé- decines, sans résultat. veuse causée chez elle par les troubles du retour de henna DU PAQUET Le papier est blanc ean en encre rouge, KXOOROOE RACERS FOOIICKOOK ACR FORK ORO IIIT I HAE ‘Madame MER No 327° RUE ROY, MONTREAL, Guérie des troubles du Retour de l’Age, au Bureau de Consultations “Gratuites”’ de la Compagnie Chimique Franco-Américaine. cins Spécialistes, et elles recevront d’eux, parfaite- | . Ils ont guéri un grand nombre de jeunes filles, | « de jeunes femmes et aussi de femmes agées qui souf- | “ IER iPation jad ie. a Ff z= ——_ l’'Age qui, vous savez, font souffrir_un grand nombre y | « ? M4 de femmes et sont toujours trés difficiles 4 guérir. re 4 | Elle est aujourd’hui parfaitement bien et nous # ye prie de publier son témoignage, afin de faire connaitre aux dames qui souffrent comme elle souffrait,le moyen a prendre pour se faire guérir. Oe et ce “ Depuis le mois de mars 1898, je “ souffrais beaucoup, surtout de maux “de téte, bourdonnements dans le “ oreilles, étourdissements et douleurs “de rhumatisme et de névralgie dans “ tous les membressJ’étais toujours fa- “ tiguée et sans appétit. Je ne pouvais “ dormir la nuit et jétais dune telle y RIAN RR ROR HS “* faiblesse que bientOt je devins nev- 4 ; ‘veuse et trés triste. La vie était pour ““s “ moi un fardeau. *, s “ Ayant vu plusieurs de mes amies ; prendre les Pilules Rouges du Dr Co- % , verre et @tre guéries par leur usage, » _ ‘‘ je me suis décidée 4 suivre leurexem- ‘* ple. Je commengai a prendre les Pilu- tv, “Jes Rougesdu Dr Coderre, et aussi yy “ jallai consulter les Médecins Spécia- * hn “ listes de la Cie Chimique Franco-Am*- © a “‘ricaine, qui me donnérent beaicoud “de bons conseils, m’encouragerent eb Y- “me donnérent un traitement spécia’. yy x sens ible se fit sentir dés les premiers jours de mon tra “Un mic HOW ABOUT THAT BICYCLE of yours ? Is it all ready fo: the first dry roads ? 1s it lookimg as well as you would like to have it 1f there is an _— you want done to it, now's th> have it attende Be ready to art advantage of the first wheeling. Enamelling (Baking process) and all repairing dene at reason | able prives. All work guaranteed. Send in your wheel now. Rogers and Rogers PRINCE COUNTY BICYCLE DEPOT Summerside, March 28rd 18988 Hickey & Nicholson TOBACCO MANUFACTURERS ‘tement ei apl a tetas semaines je devins plus forte, mon “appétit e’am ‘a, mes nerfs se calmérent et je commen “ mieux dol fair ea nuits. Au bout de deux ou trois mois, Petes ** parfaitement bien. ¢ * Aujourd’h; ai, je con a acta ma guérison comme radicals et = ye | “suis heureuse de pouvoir certifier que ce sont les Pilules Rox “ “ du Dr Coderre et ios be bons traitements des Médecins Spéciali: istes A qui m’ ont rendue & la santé. ry" | ‘Je me fais un devoir de vous denner ce certificat, afin d’ea- ™ ‘" gager les femmes nerveuses et faibles, qui souffrent comme j'ai ‘+. souffert, 4 prendre les Pilules Rouges du Dr Coderre, et aussi a As a consulier les Médecins Spécialistes de Ja Compagnie Chimigua -»: Franco-Américaine. Votre toute dévouée, y “ MADAME MERCIER, No 327 rue Roy, Montréal.” | Les dames qui désirent consulter les Médecins ] | Spécialistes et qui demeurent trop loin de Montréal iv] | sour venir a leur bureau uven i ame oy ct que node ou | DOuE leur bureau, peuvent obtenir le m< eme Y fs résultat en leur écrivant. Dormez une descrij tion 43 1X4 > complete de votre maladie et vous recevrez ane le re- *() tour de la maile une foule de bons conseils et de bons 4 avis et aussi ce qu'il vous faut faire pour a une Ww re guerison. ms A : ; ° ° BA AC j = ; Ra x vi Elle souffrait de maladie ner- COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO AMERICAINE, Se te 274 rue St Denis, Montréal. c Les Pilules Rouges du Dr Coderre se vendent toujours en boite cont. * i nant 50 pilules chacune, et si votre marchand ne les tient Pas, nous pourrons “x ff vous les expédier sur réception du prix : 50c la boite ou six boites spours2. 09, & 9 Exigez toujours sur chaque boite le nom de la : co tg Compagnie Chimigue Franco- -Amér icaine- : a % - en nF Oe See OCROCK A RIOR HH LOOKER FOL IER, KHOR HOFMIALA GOK GORGE BOG BOS : A perfect imitation of linen. Large variety of Styles TRADE MAFK té ” mW} ‘Windsor WATERPROOF. ae — mosi perfect fitting goods ever 1¢@ Market. Soild through al te Catatewad Free. 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